La différence entre un réchauffement d'1,5°C et de 2°C "peut sembler minime", prévient-il, mais les études menées par le Giec montrent bien que ce demi-degré supplémentaire pourrait avoir des conséquences désastreuses et bien concrètes pour des centaines de millions de personnes, met en avant le secrétariat de la CCNUCC. Ce dernier prend pour exemple qu'en "limitant le réchauffement à 1,5°C plutôt qu'à 2°C, on pourrait réduire de 420 millions le nombre de personnes exposées à de fortes vagues de chaleur".

Une seule solution pour relever ce défi qui n'est pas "impossible": mettre en oeuvre "des transitions sans précédent dans tous les aspects de la société". Ce changement sera d'ailleurs l'occasion d'avancer significativement vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, car les secteurs concernés (accès à l'eau potable, santé, etc...) sont intimement liés également aux questions climatiques, souligne l'instance onusienne.

"Une issue positive à Katowice", lors de la COP en décembre prochain, "constituera la première et la plus cruciale des étapes" dans un processus transparent vers la réalisation des objectifs de l'Accord de Paris, conclut-elle.

Loin des objectifs de l'Accord de Paris

"C'est de l'urgence extrême", a réagi pour sa part, depuis Genève, le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas: "Nous nous dirigeons plutôt vers +3 à 5°C en ce moment", loin du +1,5° préconisé par l'Accord de Paris. "Il n'y a pas de temps à perdre", a prévenu le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres sur Twitter.

"Il n'est pas impossible de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, nous dit le rapport du Giec. Mais il faudra une action urgente, collective, et sans précédent dans tous les secteurs". Pour la climatologue française Valérie Masson-Delmotte, le texte du Giec est "un constat lucide et difficile: la politique des petits pas, ça ne suffit pas", peut-on en conclure en substance.

Ce rapport avait été commandé par l'ONU en vue du processus de révision des engagements nationaux, qui sera lancé aux négociations climat en décembre en Pologne (COP24). "Nous devons renforcer nos ambitions conformément aux conclusions du Giec", a sobrement observé via Twitter le commissaire européen à l'énergie Miguel Arias Canete.

Le Conseil environnement de l'UE se réunit mardi avec, à l'agenda, les émissions des véhicules et la COP24. "Nous allons nous mobiliser auprès de nos voisins européens pour revoir à la hausse les engagements de la COP21", a déclaré le ministre français de la Transition écologique, François de Rugy. "Nous ne devons réussir à prendre congé du charbon, du pétrole et du gaz", a abondé son homologue allemande, Svenja Schulze.

La différence entre un réchauffement d'1,5°C et de 2°C "peut sembler minime", prévient-il, mais les études menées par le Giec montrent bien que ce demi-degré supplémentaire pourrait avoir des conséquences désastreuses et bien concrètes pour des centaines de millions de personnes, met en avant le secrétariat de la CCNUCC. Ce dernier prend pour exemple qu'en "limitant le réchauffement à 1,5°C plutôt qu'à 2°C, on pourrait réduire de 420 millions le nombre de personnes exposées à de fortes vagues de chaleur". Une seule solution pour relever ce défi qui n'est pas "impossible": mettre en oeuvre "des transitions sans précédent dans tous les aspects de la société". Ce changement sera d'ailleurs l'occasion d'avancer significativement vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, car les secteurs concernés (accès à l'eau potable, santé, etc...) sont intimement liés également aux questions climatiques, souligne l'instance onusienne. "Une issue positive à Katowice", lors de la COP en décembre prochain, "constituera la première et la plus cruciale des étapes" dans un processus transparent vers la réalisation des objectifs de l'Accord de Paris, conclut-elle. "C'est de l'urgence extrême", a réagi pour sa part, depuis Genève, le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas: "Nous nous dirigeons plutôt vers +3 à 5°C en ce moment", loin du +1,5° préconisé par l'Accord de Paris. "Il n'y a pas de temps à perdre", a prévenu le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres sur Twitter. "Il n'est pas impossible de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, nous dit le rapport du Giec. Mais il faudra une action urgente, collective, et sans précédent dans tous les secteurs". Pour la climatologue française Valérie Masson-Delmotte, le texte du Giec est "un constat lucide et difficile: la politique des petits pas, ça ne suffit pas", peut-on en conclure en substance. Ce rapport avait été commandé par l'ONU en vue du processus de révision des engagements nationaux, qui sera lancé aux négociations climat en décembre en Pologne (COP24). "Nous devons renforcer nos ambitions conformément aux conclusions du Giec", a sobrement observé via Twitter le commissaire européen à l'énergie Miguel Arias Canete. Le Conseil environnement de l'UE se réunit mardi avec, à l'agenda, les émissions des véhicules et la COP24. "Nous allons nous mobiliser auprès de nos voisins européens pour revoir à la hausse les engagements de la COP21", a déclaré le ministre français de la Transition écologique, François de Rugy. "Nous ne devons réussir à prendre congé du charbon, du pétrole et du gaz", a abondé son homologue allemande, Svenja Schulze.