Cela alors alors que Naya, August et leur progéniture rôdent dans la région, rapporte mercredi le journal Het Belang van Limburg. De telles mesures de précaution devraient également être mises en oeuvre en Wallonie "d'ici la fin de l'année", selon le WWF.

Une centaine de personnes se sont d'ores et déjà portées volontaires pour participer à la pose de ces barrières dans le Limbourg. Au total, 600 km de clôtures sont nécessaires afin de protéger toutes les prairies à risque. "On se rend bien compte que c'est irréaliste mais chaque pâturage bien protégé empêchera les loups d'attaquer les moutons et les autres animaux de petite taille", indique un coordinateur du projet au sein du WWF.

En Wallonie, où plusieurs loups ont également été repérés dernièrement (notamment dans les Hautes Fagnes et en province de Luxembourg), des mesures de précaution similaires sont également en projet.

La situation est cependant moins urgente qu'en Flandre. "D'une part, parce que les attaques de cheptels sont moins nombreuses en Wallonie qu'en Flandre car il y a plus de nourriture à disposition des loups. D'autre part, parce que les éleveurs wallons doivent davantage mettre la main au portefeuille que leurs homologues flamands, qui reçoivent eux des subsides des autorités pour mettre en place des barrières de protection des troupeaux", explique à Belga la porte-parole du WWF Belgique, Jessica Nibelle.

L'organisation de protection de la nature appelle donc le gouvernement wallon à accorder les mêmes subsides qu'en Flandre afin d'éviter les conflits entre loups et animaux domestiques dans le sud du pays.