"C'est le moment de vérité pour notre planète et c'est aussi le moment de vérité pour nos enfants et nos petits-enfants", a-t-il dit, admettant que le monde n'avait pas tenu les promesses faites lors de l'adoption de l'accord de Paris en 2015 mais que le projet de déclaration finale de la COP26 "reconnaissait ce fait et appelait à y répondre".

Le président de la COP26 a défendu avec conviction le texte sur la table, le troisième projet de décision issu de négociations intenses depuis près de deux semaines à Glasgow. Un texte équilibré, a-t-il défendu, exhortant les délégués "à ne pas chercher à en obtenir encore plus" mais à se demander si ce qui est sur la table est suffisant.

La Guinée, pour le G77+ la Chine, qui représente les pays en développement, s'est dit "extrêmement déçue" par certains points du projet de décision, notamment sur la question des pertes et dommages, mais a laissé entendre qu'elle ne s'opposerait pas au texte.

"Je vous implore de vous rallier à ce texte"

Frans Timmermans, vice-président de la Commission

L'Inde, en revanche, a tiré à boulets rouges sur plusieurs pans du projet de décision, défendant notamment le droit à un "usage responsable" des énergies fossiles, alors que le projet de décision appelle à accélérer les efforts pour mettre fin au charbon et aux subventions inefficaces aux combustibles fossiles. Une position également défendue par l'Iran.

Pour l'Union européenne, le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, a mis en garde contre le risque de trébucher juste avant l'arrivée de ce marathon de négociations. Il a assuré que le financement consenti jusqu'à présent par les pays développés n'était "seulement qu'un début". "Je vous implore de vous rallier à ce texte", a-t-il ajouté.

Plusieurs Etats insulaires ont souligné l'urgence climatique. Le représentant de Tuvalu a appelé à ne pas tomber dans des considérations électoralistes et à "monter à bord du train de Glasgow, le train de l'ambition" vers une limitation du réchauffement à +1,5°C. "Pour nous, c'est une question de survie", a renchéri la déléguée des Maldives.

Pour les pays les moins développés, la Bolivie a émis des réserves sur le texte mais aussi exprimé sa volonté d'afficher un esprit de compromis. "Nous sommes à mêmes de soutenir le texte".

Quant au Brésil, il s'est finalement rallié au compromis trouvé autour de l'article 6 de l'accord de Paris, dont les règles de finalisation n'avaient pu être adoptées ni à Katowice (COP24, 2018) ni à Madrid (COP25, 2019). "Nous aurions préféré d'autres éléments dans le texte mais nous avons la volonté de finaliser les discussions", a déclaré le délégué brésilien.

Pour le Etats-Unis, John Kerry a souligné les progrès obtenus à Glasgow en vue d'augmenter les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi sur l'adaptation aux changements climatiques, son financement, et sur les pertes et dommages. "Dans une bonne négociation, toutes les parties ne sont pas totalement satisfaites. Mais ceci est un pas dans la bonne direction", a dit en substance l'envoyé spécial de Joe Biden sur le climat. "En tant que responsable politique, ce n'est pas tous les jours que l'on peut prendre des décisions qui concerne la vie ou la mort et affectent l'ensemble de la planète", a-t-il ajouté.

"C'est le moment de vérité pour notre planète et c'est aussi le moment de vérité pour nos enfants et nos petits-enfants", a-t-il dit, admettant que le monde n'avait pas tenu les promesses faites lors de l'adoption de l'accord de Paris en 2015 mais que le projet de déclaration finale de la COP26 "reconnaissait ce fait et appelait à y répondre". Le président de la COP26 a défendu avec conviction le texte sur la table, le troisième projet de décision issu de négociations intenses depuis près de deux semaines à Glasgow. Un texte équilibré, a-t-il défendu, exhortant les délégués "à ne pas chercher à en obtenir encore plus" mais à se demander si ce qui est sur la table est suffisant. La Guinée, pour le G77+ la Chine, qui représente les pays en développement, s'est dit "extrêmement déçue" par certains points du projet de décision, notamment sur la question des pertes et dommages, mais a laissé entendre qu'elle ne s'opposerait pas au texte. L'Inde, en revanche, a tiré à boulets rouges sur plusieurs pans du projet de décision, défendant notamment le droit à un "usage responsable" des énergies fossiles, alors que le projet de décision appelle à accélérer les efforts pour mettre fin au charbon et aux subventions inefficaces aux combustibles fossiles. Une position également défendue par l'Iran. Pour l'Union européenne, le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, a mis en garde contre le risque de trébucher juste avant l'arrivée de ce marathon de négociations. Il a assuré que le financement consenti jusqu'à présent par les pays développés n'était "seulement qu'un début". "Je vous implore de vous rallier à ce texte", a-t-il ajouté. Plusieurs Etats insulaires ont souligné l'urgence climatique. Le représentant de Tuvalu a appelé à ne pas tomber dans des considérations électoralistes et à "monter à bord du train de Glasgow, le train de l'ambition" vers une limitation du réchauffement à +1,5°C. "Pour nous, c'est une question de survie", a renchéri la déléguée des Maldives.Pour les pays les moins développés, la Bolivie a émis des réserves sur le texte mais aussi exprimé sa volonté d'afficher un esprit de compromis. "Nous sommes à mêmes de soutenir le texte". Quant au Brésil, il s'est finalement rallié au compromis trouvé autour de l'article 6 de l'accord de Paris, dont les règles de finalisation n'avaient pu être adoptées ni à Katowice (COP24, 2018) ni à Madrid (COP25, 2019). "Nous aurions préféré d'autres éléments dans le texte mais nous avons la volonté de finaliser les discussions", a déclaré le délégué brésilien.Pour le Etats-Unis, John Kerry a souligné les progrès obtenus à Glasgow en vue d'augmenter les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi sur l'adaptation aux changements climatiques, son financement, et sur les pertes et dommages. "Dans une bonne négociation, toutes les parties ne sont pas totalement satisfaites. Mais ceci est un pas dans la bonne direction", a dit en substance l'envoyé spécial de Joe Biden sur le climat. "En tant que responsable politique, ce n'est pas tous les jours que l'on peut prendre des décisions qui concerne la vie ou la mort et affectent l'ensemble de la planète", a-t-il ajouté.