Simon Kofe, ministre de la justice, de la communication et des affaires étrangères de Tuvalu, fait une déclaration debout dans l'océan à Funafuti, le 8 novembre dans le cadre de la COP26,

COP26: « Le moment de vérité pour notre planète, nos enfants et nos petits-enfants »

La conférence internationale sur le climat COP26 est « le moment de vérité » pour la planète, a déclaré samedi à Glasgow son président, le Britannique Alok Sharma au cours d’une séance plénière devant les délégués de quelque 200 pays.

« C’est le moment de vérité pour notre planète et c’est aussi le moment de vérité pour nos enfants et nos petits-enfants », a-t-il dit, admettant que le monde n’avait pas tenu les promesses faites lors de l’adoption de l’accord de Paris en 2015 mais que le projet de déclaration finale de la COP26 « reconnaissait ce fait et appelait à y répondre ».

Le président de la COP26 a défendu avec conviction le texte sur la table, le troisième projet de décision issu de négociations intenses depuis près de deux semaines à Glasgow. Un texte équilibré, a-t-il défendu, exhortant les délégués « à ne pas chercher à en obtenir encore plus » mais à se demander si ce qui est sur la table est suffisant.

La Guinée, pour le G77+ la Chine, qui représente les pays en développement, s’est dit « extrêmement déçue » par certains points du projet de décision, notamment sur la question des pertes et dommages, mais a laissé entendre qu’elle ne s’opposerait pas au texte.

u003cstrongu003eu0022Je vous implore de vous rallier à ce texteu0022u003c/strongu003e

Frans Timmermans, vice-pru0026#xE9;sident de la Commission

L’Inde, en revanche, a tiré à boulets rouges sur plusieurs pans du projet de décision, défendant notamment le droit à un « usage responsable » des énergies fossiles, alors que le projet de décision appelle à accélérer les efforts pour mettre fin au charbon et aux subventions inefficaces aux combustibles fossiles. Une position également défendue par l’Iran.

Pour l’Union européenne, le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, a mis en garde contre le risque de trébucher juste avant l’arrivée de ce marathon de négociations. Il a assuré que le financement consenti jusqu’à présent par les pays développés n’était « seulement qu’un début ». « Je vous implore de vous rallier à ce texte », a-t-il ajouté.

Plusieurs Etats insulaires ont souligné l’urgence climatique. Le représentant de Tuvalu a appelé à ne pas tomber dans des considérations électoralistes et à « monter à bord du train de Glasgow, le train de l’ambition » vers une limitation du réchauffement à +1,5°C. « Pour nous, c’est une question de survie », a renchéri la déléguée des Maldives.

Pour les pays les moins développés, la Bolivie a émis des réserves sur le texte mais aussi exprimé sa volonté d’afficher un esprit de compromis. « Nous sommes à mêmes de soutenir le texte ».

Quant au Brésil, il s’est finalement rallié au compromis trouvé autour de l’article 6 de l’accord de Paris, dont les règles de finalisation n’avaient pu être adoptées ni à Katowice (COP24, 2018) ni à Madrid (COP25, 2019). « Nous aurions préféré d’autres éléments dans le texte mais nous avons la volonté de finaliser les discussions », a déclaré le délégué brésilien.

Pour le Etats-Unis, John Kerry a souligné les progrès obtenus à Glasgow en vue d’augmenter les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi sur l’adaptation aux changements climatiques, son financement, et sur les pertes et dommages. « Dans une bonne négociation, toutes les parties ne sont pas totalement satisfaites. Mais ceci est un pas dans la bonne direction », a dit en substance l’envoyé spécial de Joe Biden sur le climat. « En tant que responsable politique, ce n’est pas tous les jours que l’on peut prendre des décisions qui concerne la vie ou la mort et affectent l’ensemble de la planète », a-t-il ajouté.

Partner Content