Nouvelle hausse des cas : pourquoi ?

"Nous avions des signaux plutôt au vert ces dernières semaines. Cela se trouble un petit peu. Car si la baisse significative attendue n'a pas lieu, nous avons des contaminations qui augmentent. Les nouvelles hospitalisations baissent un petit peu, mais certainement pas de manière suffisante pour réduire la pression sur les hôpitaux", explique Yves Van Laethem, porte-parole de la lutte contre le Covid.

L'augmentation des nouveaux cas est perturbée partiellement par la base de comparaison : "nous comparons deux choses difficilement comparables, deux semaines qui n'ont pas le même nombre de jours ouvrables." Si on exclut les lundis de la comparaison, on constate toujours une diminution, mais limitée à 5%, ce qui n'est pas la diminution que les experts espéraient avoir.

Ce sont toujours chez les enfants (-22%) et adolescents (-6%) que la baisse est la plus marquée. Ce sont les gens dans la vingtaine qui ont le plus grand nombre de contaminations, ainsi que la hausse la plus élevée.

Trop peu de tests

On note pourtant une forte diminution du nombre de tests (de 60.000 à 40.000 par jour) , partiellement explicable par les vacances, "alors que le taux de positivité n'a jamais été aussi important depuis 5 mois (9,5% alors qu'on venait de 7%). Cela veut dire indubitablement que le virus circule, et probablement que nous ne détections pas encore à cause de ce manque de test."

La Belgique connait une grande stabilité concernant le variant britannique, qui est dominant aux alentours de 85%. Les variants sud-africain et brésilien sont à peu près au même niveau : 4,8% et 4,2%. Ils ne connaissent pas la même envolée que le variant britannique durant le premier trimestre 2021.

Concernant les hospitalisations, en légère baisse au niveau national, on constate des hausses dans la moitié des provinces : Anvers, Limbourg, Flandre orientale, Brabant flamand, Liège. "Le taux d'occupation des hôpitaux reste actuellement à un niveau élevé." Le pic actuel des soins intensifs se trouve le 13 avril : "on ne peut pas indéfiniment augmenter le nombre de lits de soins intensifs.

Les décès, en hausse, se produisent toujours majoritairement chez des personnes entre 65 et 85 ans, essentiellement en dehors des maisons de repos et de soins.

Maisons de repos : une vaccination inégale entre résidents et personnel soignant

La stratégie belge de vaccination s'est focalisée en premier lieu sur les personnes à risque. Où en est-on ? La couverture vaccinale des résidents des maisons de repos est de plus de 89% pour la Belgique. En Flandre et en Communauté germanophone, c'est un peu plus élevé, tandis qu'à Bruxelles et en Wallonie un peu moins. Si on compte également hors maisons de repos, "avec quelques semaines de retard, l'objectif de couverture vaccinale des plus de 80 ans a globalement été atteint."

Par contre, la couverture vaccinale du personnel des maisons de repos est plus inégale : 77% au niveau de la Belgique, 87% en Flandre, 58% en Wallonie et 47% à Bruxelles. "C'est une tendance que nous avons déjà connue pour d'autres maladies des voies respiratoires, comme la grippe." Pourquoi ? Dans la grande majorité des cas, ce n'est pas pour une raison médicale, "mais un blocage par rapport à la vaccination chez certains."

"Nous avions des signaux plutôt au vert ces dernières semaines. Cela se trouble un petit peu. Car si la baisse significative attendue n'a pas lieu, nous avons des contaminations qui augmentent. Les nouvelles hospitalisations baissent un petit peu, mais certainement pas de manière suffisante pour réduire la pression sur les hôpitaux", explique Yves Van Laethem, porte-parole de la lutte contre le Covid. L'augmentation des nouveaux cas est perturbée partiellement par la base de comparaison : "nous comparons deux choses difficilement comparables, deux semaines qui n'ont pas le même nombre de jours ouvrables." Si on exclut les lundis de la comparaison, on constate toujours une diminution, mais limitée à 5%, ce qui n'est pas la diminution que les experts espéraient avoir.Ce sont toujours chez les enfants (-22%) et adolescents (-6%) que la baisse est la plus marquée. Ce sont les gens dans la vingtaine qui ont le plus grand nombre de contaminations, ainsi que la hausse la plus élevée. On note pourtant une forte diminution du nombre de tests (de 60.000 à 40.000 par jour) , partiellement explicable par les vacances, "alors que le taux de positivité n'a jamais été aussi important depuis 5 mois (9,5% alors qu'on venait de 7%). Cela veut dire indubitablement que le virus circule, et probablement que nous ne détections pas encore à cause de ce manque de test." La Belgique connait une grande stabilité concernant le variant britannique, qui est dominant aux alentours de 85%. Les variants sud-africain et brésilien sont à peu près au même niveau : 4,8% et 4,2%. Ils ne connaissent pas la même envolée que le variant britannique durant le premier trimestre 2021. Concernant les hospitalisations, en légère baisse au niveau national, on constate des hausses dans la moitié des provinces : Anvers, Limbourg, Flandre orientale, Brabant flamand, Liège. "Le taux d'occupation des hôpitaux reste actuellement à un niveau élevé." Le pic actuel des soins intensifs se trouve le 13 avril : "on ne peut pas indéfiniment augmenter le nombre de lits de soins intensifs. Les décès, en hausse, se produisent toujours majoritairement chez des personnes entre 65 et 85 ans, essentiellement en dehors des maisons de repos et de soins. La stratégie belge de vaccination s'est focalisée en premier lieu sur les personnes à risque. Où en est-on ? La couverture vaccinale des résidents des maisons de repos est de plus de 89% pour la Belgique. En Flandre et en Communauté germanophone, c'est un peu plus élevé, tandis qu'à Bruxelles et en Wallonie un peu moins. Si on compte également hors maisons de repos, "avec quelques semaines de retard, l'objectif de couverture vaccinale des plus de 80 ans a globalement été atteint." Par contre, la couverture vaccinale du personnel des maisons de repos est plus inégale : 77% au niveau de la Belgique, 87% en Flandre, 58% en Wallonie et 47% à Bruxelles. "C'est une tendance que nous avons déjà connue pour d'autres maladies des voies respiratoires, comme la grippe." Pourquoi ? Dans la grande majorité des cas, ce n'est pas pour une raison médicale, "mais un blocage par rapport à la vaccination chez certains."