Ce jeudi matin avait lieu un comité ministériel en comité restreint (kern) pour préparer le Comité de concertation (Codeco) qui débutera ce vendredi à 14h. On devrait y discuter principalement voyage. Mais les sorties du ministre Clarinval autour de l'Horeca et les craintes dans le milieu médical de trop importants assouplissements devraient toutefois élargir les débats à d'autre sujets.
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Ce jeudi matin avait lieu un comité ministériel en comité restreint (kern) pour préparer le Comité de concertation (Codeco) qui débutera ce vendredi à 14h. On devrait y discuter principalement voyage. Mais les sorties du ministre Clarinval autour de l'Horeca et les craintes dans le milieu médical de trop importants assouplissements devraient toutefois élargir les débats à d'autre sujets. Voyage Un brouillard persiste également autour des conditions de voyage. Les neuf ministres de la Santé publique n'ont pas réussi à s'entendre hier. On ne sait donc toujours pas si les Belges qui partent ou reviennent doivent être entièrement vaccinés ou si une piqûre suffit. Mais comme il semble que nos voisins et de nombreux autres États membres de l'UE - l'Allemagne, la France, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Espagne, l'Italie et la Suisse - optent pour la double dose, il serait étrange qu'un seul pays prenne une direction différente, mais là aussi ce sera au codeco à trancher.Du kern il serait également ressorti que si l'on revient d'une zone rouge, les Belges vaccinés seront dispensés de test et de quarantaine. Ceux qui ne sont pas vaccinés ne devront plus faire de quarantaine, mais bien un test PCR et cela dès l'âge de 6 ans précise Le Soir. Le comité de concertation doit encore décider si les Belges qui reviennent de l'étranger doivent faire leur test PCR juste avant leur retour ou à leur arrivée en Belgique. Interrogé à la Chambre sur le sujet, le Premier ministre ne veut pas "anticiper les décisions. Nous allons nous concentrer sur les voyages pour veiller à une harmonisation au niveau européen. Cela prendra la forme d'un QR qui générera automatiquement la vaccination, le test PCR le plus récent ou le taux d'anticorps".En début de semaine, l'UE a déjà donné un certain nombre de recommandations sur les voyages en Europe, mais ce sont les 27 États membres eux-mêmes qui décideront qui sera autorisé à se rendre sur leur territoire cet été et à quelles conditions. Il semble néanmoins qu'avec un test PCR effectué dans les dernières 48 heures, vous pouvez entrer partout dans l'UE. Une information que l'on retrouve aussi sur La Libre. Selon le quotidien, les personnes qui ne veulent pas ou n'ont pas pu se faire vacciner pourront tout de même voyager à la condition de présenter un test PCR négatif. Toujours selon La Libre, deux tests seraient offerts à ces personnes. Les tests pour les enfants seraient eux-aussi gratuits. Pour celles qui ont refusé le vaccin, le test sera par contre payant. Cela rejoint une autre question en débat ce vendredi est celle du coût des prix PCR pour les Belges qui désirent quitter le pays. Le prix de ces tests s'élève actuellement à 40 euros (il était encore il y a peu à 47 euros), certaines voix demandent à ce qu'ils soient gratuits, car il ne serait pas prévu que leur coût total soit pris entièrement en charge par les autorités. La Commission européenne a prévu 100 millions pour offrir des tests aux citoyens européens, mais l'enveloppe ne sera pas suffisante, a expliqué la ministre qui ajoute "ne pas vouloir faire de distinction entre ceux qui ont eu l'opportunité de se faire vacciner et les autres".Selon la Libre, un délai de 15 jours après la seconde dose devrait être exigé, à l'exception du vaccin Johnson&Johnson puisqu'une seule dose est nécessaire. Pour ce vaccin un délai de trois semaines après l'injection sera exigé. Pour les personnes qui ne veulent pas ou n'ont pas pu se faire vacciner , ils pourront tout de même voyager à la condition de présenter un test PCR négatif. Selon La Libre, deux tests seraient offerts à ces personnes. Pour celles qui ont refusé, le test sera payant. Les tests seront gratuits pour les enfants.Suites aux différentes sorties du début de semaine, le codeco ne sera pas entièrement dédié au voyage. Il se dit qu'on va aussi aborder le secteur de l'Horeca. Ainsi, il serait question d'aligner les horaires dans l'horeca vers une heure de fermeture unique. Actuellement, il existe une différence entre intérieur (22h à partir du 9 juin ) et extérieur (23h30). Il se murmure qu'on pencherait vers 23h30. Le codeco pourrait aussi se pencher sur une augmentation du nombre de personne admise à table ( on pourrait passer à 6, voire à 8 personne à table), la présence de plexiglas ou encore sur la réouverture ou non des buffets. Autant de points qui pourraient bien être tranché demain. Ce week-end, on annonçait également la fin de la bulle pour le 9 juin. Et même si effectivement les chiffres de l'épidémie vont dans le bon sens, avec une baisse du nombre d'infections, du taux de positivité, des hospitalisations, du nombre de lits occupés en soins intensifs et des décès, tout le monde n'est pas rassuré devant la perspective de tel assouplissements. Ce matin les universités et hôpitaux universitaires flamands ont écrit une lettre ouverte demandant un déconfinement progressif.Les recteurs des universités flamandes, les CEO des hôpitaux universitaires et les doyens des facultés de médecine appellent jeudi, dans une lettre ouverte, les autorités à ne pas relâcher trop rapidement les mesures de lutte contre la propagation du coronavirus. "Descendre sans freins est dangereux", soulignent les responsables de la VUB, la KU Leuven, l'UGent ou encore l'UAntwerpen. Ils restent inquiets face aux risques du déconfinement. "Nous sommes face à une descente risquée et nous sommes loin d'être sûrs du danger qui se cache après le prochain virage", écrivent-ils dans la lettre ouverte.Ils appellent donc à davantage de prudence et mettent en garde contre une "enchère aux assouplissements" des mesures. "Une préoccupation que nous partageons avec les nombreux experts qui conseillent nos gouvernements au quotidien sur la base des connaissances scientifiques les plus actuelles. Les assouplissements vont soudainement très loin. Peut-être trop loin, comme si subitement presque tout était possible et que le danger avait définitivement disparu."