Pour les Belges qui souhaitent voyager, il est demandé dans plusieurs pays intra-européens un test PCR négatif ou un vaccin afin d'entrer sur le territoire. Même si la campagne de vaccination s'accélère, tout le monde n'a pas encore l'opportunité de se faire vacciner. Par ailleurs, le coût d'un test PCR pour voyager s'élève actuellement à un peu plus de 40 euros par personne, en légère diminution depuis le début de la pandémie (lire aussi l'encadré ci-dessous). Se pose, alors, la question de savoir si les personnes non-vaccinées ne sont pas discriminées par cette mesure.
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Pour les Belges qui souhaitent voyager, il est demandé dans plusieurs pays intra-européens un test PCR négatif ou un vaccin afin d'entrer sur le territoire. Même si la campagne de vaccination s'accélère, tout le monde n'a pas encore l'opportunité de se faire vacciner. Par ailleurs, le coût d'un test PCR pour voyager s'élève actuellement à un peu plus de 40 euros par personne, en légère diminution depuis le début de la pandémie (lire aussi l'encadré ci-dessous). Se pose, alors, la question de savoir si les personnes non-vaccinées ne sont pas discriminées par cette mesure. Une question d'équitéC'est dans cette réflexion et cette démarche d'accessibilité du test PCR - dont la gratuité avait été discutée au niveau européen et demandée par les eurodéputés mais refusée par les Etats-membres - que Franck Vandenbroucke s'est exprimé au micro de la RTBF : "par exemple en France, on dit que les Belges ne peuvent entrer sur le territoire sans être vaccinés. Mais il y a encore des gens, et notamment des jeunes, qui n'ont pas encore reçu l'opportunité de se faire vacciner. Et dans ce contexte, je crois qu'il faut offrir une alternative." Selon le ministre fédéral de la santé, l'alternative est un test PCR gratuit. Selon lui, il s'agit d'un besoin d'équité au sein de la population : "s'il y a des jeunes chez nous qui n'ont pas pu se faire vacciner, je crois que l'équité exige qu'on leur offre un test PCR gratuit ou presque gratuit. "Sur la table du comité de concertationCette idée semble faire consensus au sein du gouvernement puisque Franck Vandenbroucke explique : "c'est un principe d'équité important que j'ai défendu au sein du gouvernement et je ne suis pas le seul fort heureusement". Et le ministre de préciser : "Les détails doivent encore être concrétisés." Cette mesure devrait être discutée lors du prochain comité de concertation qui aura lieu ce vendredi 4 juin. Par ailleurs, le comité de concertation changera désormais de stratégie en basculant vers un modèle de recommandations à la place d'un modèle de règles contraignantes et obligatoires pour la population. Pour tous les Belges ? Pour le ministre fédéral de la Santé, il s'agit de donner une alternative aux personnes qui n'ont pas encore été partiellement ou totalement vaccinées. Cependant, la gratuité ou la réduction du prix du test PCR ne s'appliqueraient pas aux personnes qui ont décidé de ne pas se faire vacciner. Cette dernière décision fait débat.