Aujourd'hui, de nombreux pays d'Europe soumettent les voyageurs à un test PCR négatif et /ou une quarantaine (voir notre infographie). De plus, de nombreux pays tels que l'Italie et la France imposent toujours des mesures sanitaires strictes. Pour contourner cette situation et éviter une quarantaine à leurs voyageurs, le tour-opérateur Tui, l'agence de voyages Sunweb et la compagnie aérienne Brussels Airlines vont jusqu'à proposer au gouvernement d'organiser des "voyages corridors".
...

Aujourd'hui, de nombreux pays d'Europe soumettent les voyageurs à un test PCR négatif et /ou une quarantaine (voir notre infographie). De plus, de nombreux pays tels que l'Italie et la France imposent toujours des mesures sanitaires strictes. Pour contourner cette situation et éviter une quarantaine à leurs voyageurs, le tour-opérateur Tui, l'agence de voyages Sunweb et la compagnie aérienne Brussels Airlines vont jusqu'à proposer au gouvernement d'organiser des "voyages corridors". "Les voyageurs ne pourraient pas quitter leur hôtel, seraient testés avant leur départ, mais aussi avant leur retour en Belgique, et encore dans les aéroports belges. Ils pourraient indiquer sur leur Passenger Locator Form qu'ils ont profité de vacances 'corridor' et une quarantaine ne serait dès lors pas obligatoire", explique le porte-parole de TUI à la RTBF.Le vaccin remplace-t-il le test PCR ?À ce jour, la plupart des pays européens demandent aux personnes vaccinées, y compris celles qui ont reçu les deux doses du vaccin de se faire tester si elles souhaitent partir en voyage ou si elles doivent être hospitalisées par exemple. "Les voyageurs vaccinés asymptomatiques doivent actuellement respecter les mêmes conditions (testing et quarantaine) que les voyageurs non vaccinés en raison du risque d'introduire de nouveaux variants SARS-CoV-2 sur le territoire", précise Sciensano.Pour l'instant, seules la Grèce, la Croatie, la Pologne, la Roumanie acceptent que les voyageurs complètement vaccinés ne présentent pas de test PCR avant d'entrer sur leur territoire (voir infographie en bas du texte). Le pass sanitaire européen offre-t-il une solution ? Les eurodéputés se sont prononcés en faveur d'un certificat sanitaire européen pour permettre les voyages dans l'UE, mais ont introduit des amendements au texte proposé qui augurent de négociations ardues avant l'adoption du dispositif que Bruxelles souhaite opérationnel avant fin juin.Le Parlement européen a adopté sa position par 540 voix, contre 119, et 31 abstentions pour un "certificat européen Covid-19", selon les résultats annoncés jeudi. Le texte va désormais faire l'objet de discussions avec le Conseil, institution représentant les États membres.Ce dispositif doit permettre aux Européens d'attester qu'ils ont été vaccinés contre le Covid-19, qu'ils ont passé un test PCR ou antigénique rapide qui s'est avéré négatif, ou encore qu'ils sont immunisés après avoir été infectés. Il s'agit d'établir un cadre commun, alors que plusieurs pays ont déjà commencé à mettre en place des pass sanitaires. Pour le Parlement européen, les pays de l'UE ne devraient pouvoir imposer aucune mesure de restriction supplémentaire -comme une quarantaine- à l'entrée sur leur sol aux détenteurs d'un tel certificat, tandis que les États membres veulent se réserver cette possibilité qui relève de leur compétence.Il ne doit pas y avoir de restriction supplémentaire, le certificat doit suffire", a déclaré l'eurodéputé espagnol Juan Fernando Lopez Aguilar (Socialistes&Démocrates), président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen, lors d'un débat mercredi."Quel est l'intérêt d'avoir une réglementation commune si les États membres peuvent (...) ignorer le certificat et imposer des restrictions supplémentaires?" a lancé l'eurodéputée néerlandaise Sophie in't Veld (Renew Europe, centristes et libéraux).Ainsi, le président français Emmanuel Macron compte instaurer un pass sanitaire qui permettra aux détenteurs de participer à des événements de plus de 1.000 personnes. Il consistera en un test négatif de moins de 72 heures ou d'un certificat d'immunité.Ce pass "ne sera jamais un droit d'accès qui différencie les Français", a assuré Emmanuel Macron, en précisant qu'il "ne saurait être obligatoire" dans les restaurants, théâtres et cinémas. "Par contre, dans des lieux où se brassent les foules (...) il serait absurde de ne pas l'utiliser".Comment préparer au mieux son voyage ?Damien Maréchal, agent de voyage à l'agence Perfect Travel Services prodigue quelques conseils aux voyageurs. "Je conseille aux voyageurs de passer par une agence de voyages. Nous serons là pour les aider en cas de report d'une destination ou d'annulation. Nous sommes aussi en contact avec les hôteliers pour donner les bons protocoles dans les différents hôtels, notamment au sujet du port de masque, l'accès au buffet, etc.".L'agent de voyage conseille de réserver ses vacances déjà maintenant. "Aujourd'hui, vous avez encore le choix de votre destination. Et si jamais une destination est déconseillée dans un mois par exemple, le client pourra reporter ses vacances ou les annuler. Et si jamais c'est le tour-opérateur qui annule, le voyageur pourra être remboursé." Il conseille également de prendre une bonne assurance de voyage. "Il y a beaucoup d'assureurs qui ne proposent pas le remboursement pour les cas de pandémie. Cependant, certains proposent une assurance qui rembourse les clients qui présentent un test Covid positif avant de partir. Ces assurances sont un peu plus chères, mais au moins vous êtes bien couvert".