La saga a duré trois mois et montré les aspects les plus violents de la quête du pouvoir : menaces, chantages à l'emploi, non-respect des statuts du PS, reniements de signature et coups bas en tout genre. Le but du PS national: empêcher l'éviction de Hasan Aydin (PS) du poste de président du CPAS de Verviers.
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La saga a duré trois mois et montré les aspects les plus violents de la quête du pouvoir : menaces, chantages à l'emploi, non-respect des statuts du PS, reniements de signature et coups bas en tout genre. Le but du PS national: empêcher l'éviction de Hasan Aydin (PS) du poste de président du CPAS de Verviers.Or, selon le Code de la démocratie locale et de la décentralisation (2004), c'est Hasan Aydin, deuxième en voix de préférence après Muriel Targnion, qui aurait dû la remplacer, puisque celle-ci faisait l'objet d'une motion de méfiance constructive et qu'un nouveau pacte de majorité ajoutait le CDH à la majorité existante. Défendus par l'avocat Jean Bourtembourg, l'ex-bourgmestre Muriel Targnon et l'échevin Alexandre Loffet vont déposer devant le Conseil d'Etat une demande de suspension en extrême urgence de cette motion mixte. Le bourgmestre dit de consensus, septième score sur la liste PS en 2018, est désigné au détriment de Hasan Aydin et de Sophie Lambert, mieux placés que lui et donc normalement empêchés de rester membres du collège. Sur le fond, ce mic-mac contrevient à la volonté wallonne de faire prévaloir l'élection semi-directe du bourgmestre sur les arrangements particratiques : le bourgmestre doit être l'élu qui a recueilli le plus de voix de préférence dans le parti le plus important de la majorité. Pas qu'à Verviers, certains se plaignent de ce "carcan". La directrice générale du Service public de Wallonie a donné son feu vert à l'opération verviétoise, mais son avis préalable, précise-t-elle, ne préjuge pas de la position du ministre de tutelle, Pierre-Yves Dermagne (PS) ni de celle du Conseil d'Etat.