L'auditeur du Conseil d'Etat requiert, en effet, la suspension de la motion mixte qui a intronisé Jean-François Istasse bourgmestre, tout en maintenant en fonction les deux élus socialistes, Hasan Aydin et Sophie Lambert, qui, selon le Code de la démocratie locale et de la décentralisation, ne pouvaien...

L'auditeur du Conseil d'Etat requiert, en effet, la suspension de la motion mixte qui a intronisé Jean-François Istasse bourgmestre, tout en maintenant en fonction les deux élus socialistes, Hasan Aydin et Sophie Lambert, qui, selon le Code de la démocratie locale et de la décentralisation, ne pouvaient plus faire partie du collège communal, ayant renoncé à endosser leur responsabilité éventuelle de bourgmestre, alors qu'ils avaient récolté plus de voix de préférence que Jean-François Istasse, 7e score de la liste PS. Aux yeux de la tutelle (Christophe Collignon, Marie-Claire Lambert, André Frédéric) qui a pris le contrôle de l'union socialiste communale et de la fédération du PS de Verviers, leur présence au collège était indispensable pour rétablir la paix au sein d'un PS déchiré par trois mois de tensions, volte-face et reniements de signatures. Tous les arguments de l'avocat Jean Bourtembourg ont été entendus : le recours est recevable, les deux moyens sont sérieux et il y a extrême urgence. Reste à savoir si les trois conseillers du siège seront du même avis que l'auditeur (parquet) du Conseil d'Etat.Dans cette joute, la Ville de Verviers était représentée par l'avocat Eric Lemmens qui, consulté par la tutelle du PS, n'avait pas caché que la solution qui allait être finalement adoptée (la motion mixte) comportait éventuellement des vices.