La tendance en Belgique et dans l'Europe est à la baisse au niveau des contaminations et des admissions à l'hôpital ces derniers jours, alors que parallèlement la vaccination suit son cours sans trop de couacs. Au sein de la population, les mesures sanitaires sont de plus en plus difficiles à tenir et pèsent sur le moral. Des voix s'élèvent pour déconfiner progressivement.

Christie Morreale (PS), ministre wallonne de la Santé, a lancé l'idée d'un déconfinement partiel "d'ici 15 jours". Soit le 26 février, jour où est aussi prévu le prochain comité de concertation. Elio Di Rupo (PS) a appelé à la prudence et à un "déconfinement plus large ", avec l'horizon du 1er mai en vue, sur le plateau de l'émission 'C'est pas tous les jours dimanche d'RTL-TVi.

"Un déconfinement en mars saturerait les hôpitaux"

Plusieurs experts ont aussi été interviewés à ce sujet. Pour l'épidémiologiste Marius Gilbert, un déconfinement au mois de mai serait plus maîtrisé qu'en mars.

"La transmission est à un niveau stable pour le moment. (...) Ce serait plus confortable de déconfiner si l'on était dans une phase de décroissance car on aurait une certaine marge de manoeuvre qu'on pourrait utiliser. C'est là toute la difficulté actuelle" a expliqué l'épidémiologiste de l'ULB.

"C'est pour cela que le déconfinement doit se faire de manière extrêmement graduelle. L'enjeu principal à chaque fois que l'on va déconfiner quelque chose, c'est de le faire vraiment avec beaucoup de prudence et en l'accompagnant d'une série de dispositifs, en y allant très lentement", a-t-il préconisé.

Il rebondissait à la conclusion de Nicolas Franco, chercheur en modélisation mathématique à l'université de Namur. Pour ce dernier, un déconfinement en mars entraînerait une hausse des admissions à l'hôpital jusqu'à une saturation. Il propose dès lors le repousser au début du mois de mai. Selon lui, une réouverture globale de tous les secteurs d'activités ne sera cependant possible que lorsque toute la population sera vaccinée.

"On va vers des périodes plus favorables"

Marius Gilbert met en alerte : "Dans de nombreux autres pays, on a des résultats préoccupants en matière de reprise de l'épidémie. Chez nous, on parle un tout petit peu moins de cette reprise exponentielle de la propagation du variant britannique. On a eu une augmentation assez préoccupante entre décembre et janvier, cela a l'air de se stabiliser pour le moment, mais il faut souligner que c'est un phénomène qu'on comprend mal dans une direction comme dans une autre. C'est pour cela qu'on reste prudents."

Marius Gilbert trouve réaliste le début mai pour un probable déconfinement. Il évoque toutefois deux inconnues qui pourrait mettre à mal cette visée: si le variant continue à se propager et son effet sur la transmission, et la vitesse à laquelle la vaccination va avancer. " Il cite l'exemple encourageant d'Israël, où la vaccination est menée tambour battant avec 80% des personnes de 65 ans qui ont déjà reçu leur seconde dose. "La vaccination va aider, mais ne sera pas la solution miracle", nuance-t-il.

Il conclut son intervention en visio conférence sur le plateau télévisé sur une note positive: "On va vers des périodes plus favorables, en termes de transmission par l'effet climatique et la vaccination qui va protéger un certain nombre de personnes". Il tempère ses propos: "La vaccination va aider, mais ne sera pas la solution miracle."

La tendance en Belgique et dans l'Europe est à la baisse au niveau des contaminations et des admissions à l'hôpital ces derniers jours, alors que parallèlement la vaccination suit son cours sans trop de couacs. Au sein de la population, les mesures sanitaires sont de plus en plus difficiles à tenir et pèsent sur le moral. Des voix s'élèvent pour déconfiner progressivement. Christie Morreale (PS), ministre wallonne de la Santé, a lancé l'idée d'un déconfinement partiel "d'ici 15 jours". Soit le 26 février, jour où est aussi prévu le prochain comité de concertation. Elio Di Rupo (PS) a appelé à la prudence et à un "déconfinement plus large ", avec l'horizon du 1er mai en vue, sur le plateau de l'émission 'C'est pas tous les jours dimanche d'RTL-TVi. Plusieurs experts ont aussi été interviewés à ce sujet. Pour l'épidémiologiste Marius Gilbert, un déconfinement au mois de mai serait plus maîtrisé qu'en mars. "La transmission est à un niveau stable pour le moment. (...) Ce serait plus confortable de déconfiner si l'on était dans une phase de décroissance car on aurait une certaine marge de manoeuvre qu'on pourrait utiliser. C'est là toute la difficulté actuelle" a expliqué l'épidémiologiste de l'ULB. "C'est pour cela que le déconfinement doit se faire de manière extrêmement graduelle. L'enjeu principal à chaque fois que l'on va déconfiner quelque chose, c'est de le faire vraiment avec beaucoup de prudence et en l'accompagnant d'une série de dispositifs, en y allant très lentement", a-t-il préconisé. Il rebondissait à la conclusion de Nicolas Franco, chercheur en modélisation mathématique à l'université de Namur. Pour ce dernier, un déconfinement en mars entraînerait une hausse des admissions à l'hôpital jusqu'à une saturation. Il propose dès lors le repousser au début du mois de mai. Selon lui, une réouverture globale de tous les secteurs d'activités ne sera cependant possible que lorsque toute la population sera vaccinée.Marius Gilbert met en alerte : "Dans de nombreux autres pays, on a des résultats préoccupants en matière de reprise de l'épidémie. Chez nous, on parle un tout petit peu moins de cette reprise exponentielle de la propagation du variant britannique. On a eu une augmentation assez préoccupante entre décembre et janvier, cela a l'air de se stabiliser pour le moment, mais il faut souligner que c'est un phénomène qu'on comprend mal dans une direction comme dans une autre. C'est pour cela qu'on reste prudents." Marius Gilbert trouve réaliste le début mai pour un probable déconfinement. Il évoque toutefois deux inconnues qui pourrait mettre à mal cette visée: si le variant continue à se propager et son effet sur la transmission, et la vitesse à laquelle la vaccination va avancer. " Il cite l'exemple encourageant d'Israël, où la vaccination est menée tambour battant avec 80% des personnes de 65 ans qui ont déjà reçu leur seconde dose. "La vaccination va aider, mais ne sera pas la solution miracle", nuance-t-il.Il conclut son intervention en visio conférence sur le plateau télévisé sur une note positive: "On va vers des périodes plus favorables, en termes de transmission par l'effet climatique et la vaccination qui va protéger un certain nombre de personnes". Il tempère ses propos: "La vaccination va aider, mais ne sera pas la solution miracle."