Le trentième rapport du baromètre de la motivation mis au point par l'UGent, l'UCLouvain et l'ULB montre que seulement 51% des non-vaccinés à Bruxelles et en Wallonie sont favorables à la vaccination. Un chiffre moins élevé que de l'autre côté de la frontière linguistique puisque 71% sont prêts à se faire vacciner.
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Le trentième rapport du baromètre de la motivation mis au point par l'UGent, l'UCLouvain et l'ULB montre que seulement 51% des non-vaccinés à Bruxelles et en Wallonie sont favorables à la vaccination. Un chiffre moins élevé que de l'autre côté de la frontière linguistique puisque 71% sont prêts à se faire vacciner.Cette réticence francophone pourrait mettre en péril l'objectif d'atteindre une couverture vaccinale de 70% de la population.Pour les ministres wallons de la Santé, Christie Morreale et des Pouvoirs locaux, Christophe Collignon, la connaissance du terrain des autorités locales, ainsi que leur proximité avec leurs citoyens permettront d'initier des démarches de sensibilisation.Concrètement, les pouvoirs locaux sont invités à organiser des séances d'information et une sensibilisation de la population à l'aide de divers outils d'information et de communication disponibles sur le site internet http://www.jemevaccine.be. Un kit de proximité "ProxiVax" a également été mis en place. Celui-ci réunit différents outils-clés, tels que les informations importantes à connaître sur la vaccination, des flyers, un guide d'animation ou encore des vidéos à diffuser, par exemple, sur des écrans présents dans des salles d'attente. Parmi ces outils, certains sont plus particulièrement destinés aux personnes en situation de vulnérabilité, afin de s'assurer de toucher toutes les populations. Les mandataires locaux sont en outre invités à soutenir la démarche concrète de prise de rendez-vous de vaccination des personnes les plus fragiles, isolées ou âgées, en aidant celles qui le souhaitent à prendre leur rendez-vous, à s'inscrire sur la liste de "réservistes" via QVAX ou encore à trouver une aide liée au transport vers un centre de vaccination. Pour ce faire, les ministres invitent notamment les mandataires à organiser des permanences au sein d'organisations locales ou à tenir des stands sur des lieux stratégiques avec le concours de divers partenaires locaux dont les Plans de cohésion sociale (PCS). "Il est fondamental de pouvoir sensibiliser toute la population wallonne, sans exception, à la vaccination, afin de mettre toutes les chances de notre côté pour stopper l'évolution de cette épidémie", ont déclaré les ministres. "La vaccination représente à la fois une protection individuelle significative et une protection pour la collectivité, en particulier pour les publics les plus à risque. Plus que jamais, il importe de mobiliser toutes les forces vives pour, ensemble, atteindre une couverture vaccinale optimale."Un public encore à convaincreDans l'étude de l'UGent, l'UCLouvain et l'ULB, il ressort également que le monde politique n'a convaincu que 18% des répondants qui sont dans le doute. "Et la confiance baisse de plus en plus au fil des rapports", selon Olivier Luminet, professeur de psychologie sociale à l'UCLouvain qui a contribué à l'étude, au micro de La Première. Si c'est plus élevé que les personnes sensibilisées par une personnalité (14%) ou par des témoins (13%), il faut espérer que le message des autorités locales puisse être plus audible pour les vaccins-sceptiques. La vaccination grand-public commence ce lundi 17 mai en Wallonie.