La campagne de vaccination belge se poursuit, malgré une série de couacs. La Belgique figure dans la deuxième moitié du classement (21e) des pays de l'Union européenne ayant le plus administré la première dose du vaccin, selon le Vaccine Tracker du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. La position de notre pays change quotidiennement, tant la couverture vaccinale se tient dans un mouchoir de poche. "Nous ne sommes pas lents. Nous sommes à peu près au milieu du peloton européen. Un peloton resserré puisque nous sommes tous soumis aux livraisons des vaccins en fonction de la population", réagissait Yvon Englert sur la RTBF mardi soir. La Belgique présente un taux vaccinal en première dose proche de ses voisins français, allemands et luxembourgeo...

La campagne de vaccination belge se poursuit, malgré une série de couacs. La Belgique figure dans la deuxième moitié du classement (21e) des pays de l'Union européenne ayant le plus administré la première dose du vaccin, selon le Vaccine Tracker du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. La position de notre pays change quotidiennement, tant la couverture vaccinale se tient dans un mouchoir de poche. "Nous ne sommes pas lents. Nous sommes à peu près au milieu du peloton européen. Un peloton resserré puisque nous sommes tous soumis aux livraisons des vaccins en fonction de la population", réagissait Yvon Englert sur la RTBF mardi soir. La Belgique présente un taux vaccinal en première dose proche de ses voisins français, allemands et luxembourgeois. Les Pays-Bas se trouvent quant à eux dans le peloton de tête. Si les pays européens reçoivent une quantité similaire de doses de vaccin par rapport à leur population, via la commandé groupé menée par l'UE, chacun met en place sa propre stratégie. La Belgique a ainsi décidé d'assurer d'abord l'inoculation de la deuxième dose. "Nous avons toujours été très stricts sur le respect de l'intervalle d'administration entre les deux doses. Certains pays n'ont en outre pas constitué de réserve pour la deuxième dose, pariant sur le fait que les livraisons de vaccins suivraient de manière régulière. Cela leur permet de vacciner plus vite mais c'est un coup de poker. Nos hôpitaux ont préféré jouer la sécurité", justifie Sabine Stordeur, project manager de la task force vaccination.Les chiffres le montrent clairement: notre pays se retrouve parmi les meilleurs du classement en ce qui concerne la deuxième dose, 5e à égalité avec la Pologne. En tête du classement de la deuxième dose se trouvent Malte, l'Islande, l'Irlande et l'Espagne. Pour ce qui est de la deuxième dose, la Belgique fait donc mieux que ses voisins. Lorsqu'on regarde les chiffres de la vaccination, la région bruxelloise parait à la traine par rapport à la Flandre et la Wallonie. Selon Sabine Stordeur, coresponsable de la task force vaccination, les personnes vaccinées sont enregistrées sur base de leur lieu de résidence: "Jusqu'à présent, dans la phase 1A, la plupart ont été vaccinés sur leur lieu de travail, qui dans de nombreuses situations diffère du lieu de résidence."Mais cette explication est-elle suffisante ? "8.000 personnes ne se sont jamais présentées pour la vaccination à Bruxelles! Seules 200 ont été vaccinées par jour au Heysel pour une capacité de 3.500. La Flandre avance plus vite grâce aux convocations papier. Bref, le retard bruxellois ne s'explique pas juste par l'enregistrement au lieu de résidence", réagit Alexia Bertrand, cheffe du groupe MR au Parlement bruxellois.Pour l'instant, la Belgique respecte en tout cas le calendrier fixé, avant le début de la vaccination du grand public, fin mars. Mais cela pourrait ne pas être le cas. La stratégie de vaccination est dépendante de la livraison des doses par les entreprises pharmaceutiques. Et certains inquiètent, AstraZeneca en tête. Dans un scénario pessimiste, il se pourrait que notre pays doit reporter jusqu'à novembre l'achèvement de la vaccination de 70% de la population, révèle La Libre, qui a pu consulter un document confidentiel émanant du commissariat Corona. Du côté de la task force vaccination, on se veut rassurant. "Fin novembre, ce n'est pas ce sur quoi on travaille. (...) L'objectif est de pouvoir aboutir en période d'été, aux alentours de la fin août, septembre, dans ces eaux-là", réagit Christopher Barzal (task force vaccination), toujours dans La Libre.