Le vaccin est présenté comme la meilleure solution pour venir à bout de la pandémie de Covid. Mais pour que la stratégie soit efficace, et la protection la plus grande possible, il faut qu'un nombre conséquent de citoyens acceptent de se faire vacciner.
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Le vaccin est présenté comme la meilleure solution pour venir à bout de la pandémie de Covid. Mais pour que la stratégie soit efficace, et la protection la plus grande possible, il faut qu'un nombre conséquent de citoyens acceptent de se faire vacciner. Une décision totalement volontaire en Belgique. Pour avoir une chance d'atteindre l'immunité collective, on estime qu'au moins 70% de la population doit être vaccinée. C'est pourquoi la Belgique, mais aussi l'Union européenne, mettent les bouchées doubles pour avancer au maximum le plan de vaccination. Les vaccins Pfizer sont administrés en Belgique depuis plus d'une semaine, et les vaccins Moderna viennent d'arriver. La Belgique s'est, en outre, dotée la semaine dernière d'une toute nouvelle stratégie de vaccination, avec un planning plus avancé qu'initialement prévu. Pour rappel, 70% de la population belge pourrait ainsi être vaccinée d'ici la fin de l'été. La vaccination dans les maisons de repos doit être terminée d'ici mi-février. À partir de fin janvier, ce sera au tour du personnel hospitalier ainsi que des autres travailleurs de la santé. Les personnes de plus de 65 ans et les patients à risque pourraient être vaccinés d'ici le mois de mars. En avril, ce sera au tour des professions essentielles, et en juin le reste de la population adulte. Une stratégie qui est appelée à évoluer en fonction de la disponibilité des stocks, de l'avancement de la recherche ou encore des autorisations de mise sur le marché.Tous les Belges ne sont pas favorables à la vaccination. Ils sont néanmoins de plus en plus à l'envisager. Selon Le Soir, 77% des Belges se disent désormais prêts à se faire vacciner contre le Covid, un pourcentage en hausse et qui varie très peu entre francophones et néerlandophones. 13% des Belges sont sans avis ou défavorables à la vaccination, tandis que 10% y sont carrément opposés. Plus de deux personnes sur dix ont donc encore des doutes ou mêmes des réticences.Une évolution intéressante par rapport à avant les vacances de Noël, où seuls 56 % des répondants étaient en faveur du vaccin, se réjouit le psychologue de la santé Olivier Luminet (UCLouvain) dans le quotidien. Dans une autre enquête, cette fois émanant de l'institut de santé publique Sciensano et menée début décembre, 59 % des Belges se disaient désireux de se faire vacciner.Cette inclinaison à accepter le vaccin varie néanmoins en fonction de l'âge. Ce sont les 25-50 ans qui seraient les plus réticents, avec une moyenne à 72%. Les plus de 50 ans sont en outre les plus enclins à se faire vacciner (88%). La motivation grandissante s'explique notamment par un effet de groupe. "Les gens intrinsèquement motivés ne se contentent pas d'être enthousiastes envers les vaccins, ils vont aussi avoir un rôle actif dans leur environnement et motiver les autres", explique encore le psychologue. Les experts conseillent donc de vacciner, après les groupes prioritaires, d'abord les plus convaincus, en espérant que les plus indécis ou réticents suivent cet élan. Une évolution bien nécessaire, car une campagne de vaccination à grande échelle n'entraînera la suppression des vagues futures que si un nombre suffisant de personnes ont été vaccinées. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a par ailleurs déjà prévenu que, malgré les vaccins, le monde n'atteindra pas encore l'immunité collective en 2021.