Les Européens vont être de plus en plus confrontés à des événements climatiques extrêmes. Déjà très perceptibles dans certaines régions, ils risquent de s'étendre géographiquement, gagner en fréquence et en intensité. Pour sensibiliser le monde politique avec quelque chose de plus parlant qu'un long rapport, l'Agence européenne de l'Environnement publie une série de cartes détaillées qui mettent en lumière l'ampleur des éventuels feux de forêt, inondations, sécheresses auxquels le Vieux Continent pourrait être confronté d'ici la fin du siècle en cas d'inaction.
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Les Européens vont être de plus en plus confrontés à des événements climatiques extrêmes. Déjà très perceptibles dans certaines régions, ils risquent de s'étendre géographiquement, gagner en fréquence et en intensité. Pour sensibiliser le monde politique avec quelque chose de plus parlant qu'un long rapport, l'Agence européenne de l'Environnement publie une série de cartes détaillées qui mettent en lumière l'ampleur des éventuels feux de forêt, inondations, sécheresses auxquels le Vieux Continent pourrait être confronté d'ici la fin du siècle en cas d'inaction. On voit notamment que la Belgique est particulièrement concernée par l'élévation du niveau de la mer. En cas de montée des eaux d'un mètre, la quasi-totalité de l'arrière-pays côtier de même qu'une de la région d'Anvers, notamment le port, se retrouveraient sous le niveau de la mer. Cela impacterait environ 256.000 personnes, a calculé Le Soir.Une menace réelle qui touchera d'autant plus nos voisins du nord, notamment les Pays-Bas. Des villes néerlandaises comme La Haye, Rotterdam et Leyde devraient ainsi être confrontées à de graves inondations en raison d'une élévation moyenne d'un mètre du niveau de la mer. Le modèle ne tient cependant pas compte des mesures de prévention des inondations prises par les Pays-Bas.Les autres pays européens ne seront pas non plus épargnés. Des villes anglaises comme Norwich, Margate, Southend-on-Sea, Runcorn et Blackpool pourraient connaître des inondations couvrant plus de 40% de leur zone urbaine, décrypte The Guardian. On peut également citer le nord-ouest de l'Allemagne, les zones côtières du Danemark, les côtes de l'ouest et du sud de la France, et bien sûr la région de Venise en Italie. Plus au nord, les hivers sont de plus en plus humides. Si l'on ne parvient pas à limiter le réchauffement planétaire en dessous de 2°C, une partie de l'Europe centrale et orientale pourrait connaître unegrandeaugmentation des fortes pluies en automne et en hiver d'ici la fin du siècle. Dans certaines régions d'Europe centrale et orientale, on prévoit une augmentation de 35% des épisodes de pluies abondantes.Des vastes régions d'Espagne, du Portugal et de France seront quant à elles aux prises avec la désertification, les zones les plus touchées connaissant une multiplication par deux et demi des sécheresses dans le pire des cas. Les étés plus chauds augmentent le risque d'incendies de forêt. Si les émissions dépassent 4°C, la France, le sud de l'Allemagne et les Balkans pourraient connaître un risque d'incendie considérablement accru. Toutefois, le danger d'incendie absolu restera le plus élevé dans les pays du sud de l'Europe, qui sont déjà sensibles aux incendies.Si ces données climatiques sont connues, c'est la première fois que l'agence les présente sous forme de cartes détaillées. Elle espère que ces visuels auront plus d'impact auprès des décideurs des gouvernements et des institutions européennes.Mais même si les pays parviennent à limiter l'augmentation de la température mondiale, le CO2 existant dans l'atmosphère aura toujours un impact. "Le nombre d'événements extrêmes et l'élévation du niveau de la mer continueront à augmenter au cours des prochaines décennies, voire du siècle prochain", déclare un expert de l'agence. Il faut, dès lors, que les gouvernements se concentrent sur l'adaptation au réchauffement climatique.