Et si Bart De Wever avait finalement raison ? Pas en se livrant à un sinistre jeu politicien, mardi soir, en menaçant de ne pas respecter les recommandations fédérales dans le cadre de la crise du coronavirus. Là, le bourgmestre N-VA d'Anvers aurait mieux fait de se taire. Mais le leader nationaliste a corrigé le tir en appellant ce mercredi au déclenchement d'un plan catastrophe pour rendre des mesures uniformes sur tout le territoire. Et là, on doit reconnaître qu'il vise juste.

L'idée vient certes d'un leader nationaliste qui cherche à se racheter, conscient de son erreur. Elle contient son pesant de populisme et d'ironie de la part d'un indépendantiste flamand soudain prêt à donner les pleins pouvoirs d'urgence à l'Etat fédéral. Force est toutefois de constater que la communication actuelle des autorités pour tenter de freiner l'épidémie peine à convaincre et manque de clarté - et De Wever n'a pas aidé à ce que ce soit le cas, loin de là. Il est temps de rassembler les forces, de prendre des mesures claires et aussi fermes que possibles. Car la "distanciation sociale" préconisée par les autorités fédérales risque très rapidement d'être dépassée, si ce n'est déjà le cas.

Depuis hier, de nombreux acteurs impliqués dans la chasse au coronavirus préconisent des mesures plus drastiques. Leur constat est tranché : les autorités politiques tiennent des discours contradictoires, n'osent pas prendre des décisions impopulaires et sont dépendantes d'un système institutionnel inadéquat. "Si les politique ne veulent pas le dire, moi je le dis: interdisez tous les événements", clame un homme qui a pourtant l'écoute du pouvoir, le virologue Marc Van Ranst (KU Leuven). "MAIS NOM DE DIEU !!!! QUAND VA T ON ENFIN FERMER LES ECOLES ET LES LIEUX DE RASSEMBLEMENT INUTILES ?", clame en lettres majuscules le médecin David Simon (Absym), qui recommande d'agir fort et vite pour ne pas avoir une situation à l'italienne (tout le pays en quarantaine, 631 morts). Les manifestations de plus de mille personnes sont annulées peu à peu. Y compris des carnavals en plein air, d'ailleurs. Mais comment comprendre que l'on jouera normalement le championnat belge de football, ce week-end, alors que tous les pays voisins reportent la compétition ou jouent à huis-clos?

Des mesures complémentaires pourront être prises en fonction de l'évolution de la situation, soulignent les experts qui accompagnent les autorités. En attendant, chaque politique y va de son petit refrain, de son annulation, de sa communication... Face à ce charivari, un "plan catastrophe" serait utile en ce sens qu'il unifierait les canaux de décision et de communication.

Nous sommes tous responsables du combat pour éviter une propagation de l'épidémie qui menace immanquablement les plus fragiles. Pour cela, des consignes claires sont nécessaires. Il convient d'éviter la panique, mais ce ne sera le cas que si la population a le sentiment que le gouvernail est tenu de main ferme. Parce que les prévisions font réfléchir. Lors d'une réunion des dirigeants européens, des experts ont mis en avant la possibilité que 60 à 70% de la population européenne soit contaminée. Si l'on tient compte de 60% de contaminés et d'un taux de mortalité de 3%, plausible à l'heure qu'il est, cela signifie que l'on risque huit millions de morts dans les vingt-sept pays de l'Union. Si cela n'est pas une catastrophe annoncée...

Et si Bart De Wever avait finalement raison ? Pas en se livrant à un sinistre jeu politicien, mardi soir, en menaçant de ne pas respecter les recommandations fédérales dans le cadre de la crise du coronavirus. Là, le bourgmestre N-VA d'Anvers aurait mieux fait de se taire. Mais le leader nationaliste a corrigé le tir en appellant ce mercredi au déclenchement d'un plan catastrophe pour rendre des mesures uniformes sur tout le territoire. Et là, on doit reconnaître qu'il vise juste.L'idée vient certes d'un leader nationaliste qui cherche à se racheter, conscient de son erreur. Elle contient son pesant de populisme et d'ironie de la part d'un indépendantiste flamand soudain prêt à donner les pleins pouvoirs d'urgence à l'Etat fédéral. Force est toutefois de constater que la communication actuelle des autorités pour tenter de freiner l'épidémie peine à convaincre et manque de clarté - et De Wever n'a pas aidé à ce que ce soit le cas, loin de là. Il est temps de rassembler les forces, de prendre des mesures claires et aussi fermes que possibles. Car la "distanciation sociale" préconisée par les autorités fédérales risque très rapidement d'être dépassée, si ce n'est déjà le cas.Depuis hier, de nombreux acteurs impliqués dans la chasse au coronavirus préconisent des mesures plus drastiques. Leur constat est tranché : les autorités politiques tiennent des discours contradictoires, n'osent pas prendre des décisions impopulaires et sont dépendantes d'un système institutionnel inadéquat. "Si les politique ne veulent pas le dire, moi je le dis: interdisez tous les événements", clame un homme qui a pourtant l'écoute du pouvoir, le virologue Marc Van Ranst (KU Leuven). "MAIS NOM DE DIEU !!!! QUAND VA T ON ENFIN FERMER LES ECOLES ET LES LIEUX DE RASSEMBLEMENT INUTILES ?", clame en lettres majuscules le médecin David Simon (Absym), qui recommande d'agir fort et vite pour ne pas avoir une situation à l'italienne (tout le pays en quarantaine, 631 morts). Les manifestations de plus de mille personnes sont annulées peu à peu. Y compris des carnavals en plein air, d'ailleurs. Mais comment comprendre que l'on jouera normalement le championnat belge de football, ce week-end, alors que tous les pays voisins reportent la compétition ou jouent à huis-clos?Des mesures complémentaires pourront être prises en fonction de l'évolution de la situation, soulignent les experts qui accompagnent les autorités. En attendant, chaque politique y va de son petit refrain, de son annulation, de sa communication... Face à ce charivari, un "plan catastrophe" serait utile en ce sens qu'il unifierait les canaux de décision et de communication.Nous sommes tous responsables du combat pour éviter une propagation de l'épidémie qui menace immanquablement les plus fragiles. Pour cela, des consignes claires sont nécessaires. Il convient d'éviter la panique, mais ce ne sera le cas que si la population a le sentiment que le gouvernail est tenu de main ferme. Parce que les prévisions font réfléchir. Lors d'une réunion des dirigeants européens, des experts ont mis en avant la possibilité que 60 à 70% de la population européenne soit contaminée. Si l'on tient compte de 60% de contaminés et d'un taux de mortalité de 3%, plausible à l'heure qu'il est, cela signifie que l'on risque huit millions de morts dans les vingt-sept pays de l'Union. Si cela n'est pas une catastrophe annoncée...