Le transfert de patients Covid entre hôpitaux belges est défaillant, constations-nous hier. Jusqu'à présent, on notait sur le terrain un gouffre entre la théorie et la pratique. Un plan de répartition existe, mais aucune autorité ne pouvait imposer aux hôpitaux de décharger leurs confrères débordés. Les hôpitaux faisaient donc au mieux, car c'est souvent l'hôpital qui doit s'organiser lui-même au sein de son réseau ou province.

"Il n'y a pas d'autorité qui peut imposer un transfert. C'est un sujet qui nous énerve beaucoup, parce que c'était déjà sur la table lors de la première vague. On a déjà rencontré ces difficultés de transfert, qui ne fonctionnait pas de manière optimale car il se basait sur la bonne volonté des uns et des autres", nous expliquait alors Isabelle Loeb, directrice médicale au CHU Saint-Pierre. "Par rapport au printemps, rien n'a changé, malgré les appels à l'aide des hôpitaux." Elle demandait notamment une transparence sur les chiffres des différents hôpitaux et une répartition plus égale des patients pour que tous les établissements puissent évoluer "à la même vitesse."

Ces démarches seront bientôt facilitées, et imposées. La Conférence Interministérielle Santé, qui rassemble les différents ministres de la Santé du pays et le commissaire fédéral "Corona" Pedro Facon, a décidé de rendre prochainement cette répartition des patients entre hôpitaux contraignante. "Les principes et règles des plans de distribution ne sont pas toujours respectés partout", relèvent les ministres dans un communiqué. "La CIM est donc unanimement d'accord avec une modification immédiate de la loi qui pourra rendre le transfert des patients obligatoire sous certaines conditions. Les initiatives pour une modification de la loi sont en préparation actuellement."

La CIM félicite "les hôpitaux qui coopèrent très intensément au déploiement du plan de distribution des patients Covid-19".

Le transfert de patients Covid entre hôpitaux belges est défaillant, constations-nous hier. Jusqu'à présent, on notait sur le terrain un gouffre entre la théorie et la pratique. Un plan de répartition existe, mais aucune autorité ne pouvait imposer aux hôpitaux de décharger leurs confrères débordés. Les hôpitaux faisaient donc au mieux, car c'est souvent l'hôpital qui doit s'organiser lui-même au sein de son réseau ou province. "Il n'y a pas d'autorité qui peut imposer un transfert. C'est un sujet qui nous énerve beaucoup, parce que c'était déjà sur la table lors de la première vague. On a déjà rencontré ces difficultés de transfert, qui ne fonctionnait pas de manière optimale car il se basait sur la bonne volonté des uns et des autres", nous expliquait alors Isabelle Loeb, directrice médicale au CHU Saint-Pierre. "Par rapport au printemps, rien n'a changé, malgré les appels à l'aide des hôpitaux." Elle demandait notamment une transparence sur les chiffres des différents hôpitaux et une répartition plus égale des patients pour que tous les établissements puissent évoluer "à la même vitesse."Ces démarches seront bientôt facilitées, et imposées. La Conférence Interministérielle Santé, qui rassemble les différents ministres de la Santé du pays et le commissaire fédéral "Corona" Pedro Facon, a décidé de rendre prochainement cette répartition des patients entre hôpitaux contraignante. "Les principes et règles des plans de distribution ne sont pas toujours respectés partout", relèvent les ministres dans un communiqué. "La CIM est donc unanimement d'accord avec une modification immédiate de la loi qui pourra rendre le transfert des patients obligatoire sous certaines conditions. Les initiatives pour une modification de la loi sont en préparation actuellement." La CIM félicite "les hôpitaux qui coopèrent très intensément au déploiement du plan de distribution des patients Covid-19".