"Nous ne pouvons pas vous joindre par téléphone, mais restez isolés pendant au moins dix jours si vous avez été testé positif au coronavirus." Plusieurs Belges récemment infectés par le Covid ont déjà reçu ce SMS. Peu rassurant, en termes de suivi et de communication. Surtout, ce message concis témoigne d'une surcharge totale des call centers responsables du tracing Covid dans le pays.

Un système en pleine noyade

Le système, saturé, ne semble guère s'être amélioré en plus d'un an et demi de crise. Au point que de plus en plus souvent, le traçage des cas contact repose désormais uniquement sur le bon sens ou la bonne volonté du citoyen, en avertissant les dernières personnes rencontrées. "Il est hallucinant que notre gouvernement n'ait pas été préparé à cela", glisse un témoin au Standaard.

La même histoire vaut pour les tests PCR. En raison de l'augmentation spectaculaire des infections, chaque démarche pour obtenir un test (et son résultat) semble laborieuse. Les délais s'allongent au-delà du raisonnable, et du scientifiquement recevable (recevoir un résultat plus d'une semaine après les premiers symptômes n'a plus beaucoup de sens...). Dans certains cas, on parle d'une attente de trois jours pour qu'un test soit effectué, et de 75 heures supplémentaires avant d'avoir le résultat. C'est long, beaucoup trop long pour qu'une stratégie de tracing soit efficace. Même s'il est bon de préciser que ces délais varient fortement entre les régions. Certaines sont plus impactées que d'autres. Ainsi, des équipes de test mobiles sont évoquées pour aider les régions dans le besoin.

La patience du citoyen est également mise à rude épreuve en cas de questions sur les tests et le traçage. Par téléphone, l'attente pour être mis en relation avec un collaborateur peut parfois dépasser l'heure. On raccroche avant.

"Nous atteignons nos limites"

"Nous atteignons nos limites en matière de tests", admet au Standaard Karine Moykens, présidente de l'Interfederal Testing & Tracing Committee. "La semaine dernière, 640.000 tests PCR et plus de 120.000 tests rapides ont été effectués en Belgique. Soit une moyenne de 100.000 tests par jour. En trois jours, on a culminé à plus de 120.000 tests PCR par jour, juste en dessous de la capacité maximale de 125.000 par jour. Il n'y a pas que le matériel qui se heurte à ses limites. "L'énorme augmentation des tests coïncide aussi avec un déploiement majeur pour la troisième dose, qui nécessite bien sûr le même personnel de santé", explique Moykens. Le personnel pour le testing s'en retrouve diminué."

"La 4e vague submerge les traceurs"

En plus des testeurs, les traceurs de contacts souffrent également beaucoup du manque de personnel à disposition. "La quatrième vague les submerge. L'embauche de nouvelles personnes en tant qu'enquêteurs de contact est moins régulière que lors des vagues précédentes. Par exemple, il y a beaucoup moins de personnes au chômage temporaire", selon Carmen De Rudder, porte-parole du ministre flamand de la Santé Wouter Beke (CD&V). Pour rendre les choses plus efficaces, le cabinet Beke réfléchit à des moyens d'atteindre les gens autrement que les appels et les SMS.

"En raison du taux de positivité élevé, nous sommes dans une courbe toujours croissante de nouvelles infections et de contacts à haut risque. Il n'est donc pas surprenant que le système atteigne ses limites", conclut Moykens.

Pour pallier le problème, les personnes ayant subi un test positif au coronavirus pourront bientôt indiquer elles-mêmes, via un outil en ligne, les contacts à haut risque qu'elles ont eus.

"Nous ne pouvons pas vous joindre par téléphone, mais restez isolés pendant au moins dix jours si vous avez été testé positif au coronavirus." Plusieurs Belges récemment infectés par le Covid ont déjà reçu ce SMS. Peu rassurant, en termes de suivi et de communication. Surtout, ce message concis témoigne d'une surcharge totale des call centers responsables du tracing Covid dans le pays. Le système, saturé, ne semble guère s'être amélioré en plus d'un an et demi de crise. Au point que de plus en plus souvent, le traçage des cas contact repose désormais uniquement sur le bon sens ou la bonne volonté du citoyen, en avertissant les dernières personnes rencontrées. "Il est hallucinant que notre gouvernement n'ait pas été préparé à cela", glisse un témoin au Standaard.La même histoire vaut pour les tests PCR. En raison de l'augmentation spectaculaire des infections, chaque démarche pour obtenir un test (et son résultat) semble laborieuse. Les délais s'allongent au-delà du raisonnable, et du scientifiquement recevable (recevoir un résultat plus d'une semaine après les premiers symptômes n'a plus beaucoup de sens...). Dans certains cas, on parle d'une attente de trois jours pour qu'un test soit effectué, et de 75 heures supplémentaires avant d'avoir le résultat. C'est long, beaucoup trop long pour qu'une stratégie de tracing soit efficace. Même s'il est bon de préciser que ces délais varient fortement entre les régions. Certaines sont plus impactées que d'autres. Ainsi, des équipes de test mobiles sont évoquées pour aider les régions dans le besoin.La patience du citoyen est également mise à rude épreuve en cas de questions sur les tests et le traçage. Par téléphone, l'attente pour être mis en relation avec un collaborateur peut parfois dépasser l'heure. On raccroche avant."Nous atteignons nos limites en matière de tests", admet au Standaard Karine Moykens, présidente de l'Interfederal Testing & Tracing Committee. "La semaine dernière, 640.000 tests PCR et plus de 120.000 tests rapides ont été effectués en Belgique. Soit une moyenne de 100.000 tests par jour. En trois jours, on a culminé à plus de 120.000 tests PCR par jour, juste en dessous de la capacité maximale de 125.000 par jour. Il n'y a pas que le matériel qui se heurte à ses limites. "L'énorme augmentation des tests coïncide aussi avec un déploiement majeur pour la troisième dose, qui nécessite bien sûr le même personnel de santé", explique Moykens. Le personnel pour le testing s'en retrouve diminué." En plus des testeurs, les traceurs de contacts souffrent également beaucoup du manque de personnel à disposition. "La quatrième vague les submerge. L'embauche de nouvelles personnes en tant qu'enquêteurs de contact est moins régulière que lors des vagues précédentes. Par exemple, il y a beaucoup moins de personnes au chômage temporaire", selon Carmen De Rudder, porte-parole du ministre flamand de la Santé Wouter Beke (CD&V). Pour rendre les choses plus efficaces, le cabinet Beke réfléchit à des moyens d'atteindre les gens autrement que les appels et les SMS."En raison du taux de positivité élevé, nous sommes dans une courbe toujours croissante de nouvelles infections et de contacts à haut risque. Il n'est donc pas surprenant que le système atteigne ses limites", conclut Moykens.Pour pallier le problème, les personnes ayant subi un test positif au coronavirus pourront bientôt indiquer elles-mêmes, via un outil en ligne, les contacts à haut risque qu'elles ont eus.