En raison de la diminution de la propagation du virus au cours des dernières semaines, les rapports de Sciensano ont évolué. Depuis le 22 juin dernier, l'accent est mis sur l'évolution des tendances, et non plus sur les chiffres journaliers. Jeudi à la Chambre, plusieurs députés ont appelé à en revenir à la précédente comptabilité. Sophie Wilmès a confirmé avoir formulé une demande en ce sens. "La détection de nouveaux foyers peut se faire via Sciensano", a-t-elle soutenu.

"Nous devons être bien plus vigilants", a-t-elle ajouté. "Nous devons tout faire pour éviter la deuxième vague. Et l'expérience de ces derniers mois a été mise à profit pour améliorer notre réponse tant au niveau fédéral que régional."

La Première ministre a rappelé que le prochain Conseil National de Sécurité aura lieu le jeudi 23 juillet. "Nous aurons une vision plus claire sur la situation sanitaire."

Sophie Wilmès a par ailleurs nié tout souci de collaboration avec les experts, demandant de la "reconnaissance pour chacune et chacun qui a mouillé son maillot pendant la crise". "Je tiens de nouveau à dire à quel point je suis reconnaissante envers le GEES (le groupe d'experts chargé de l'exit strategy, NDLR) d'avoir fait ce travail. Ils nous apportent des conseils et il revient au politique de prendre les décisions. Au lieu d'utiliser des chamailleries par presse interposée, je préfère utiliser mon énergie à chercher des solutions."

"Si elles sont opportunes, les conférences de presse peuvent reprendre" (Centre de crise)

L'Institut de santé publique Sciensano communique toujours les chiffres liés à l'épidémie de Covid-19, seul le moyen de communication a changé, a indiqué le porte-parole du Centre de crise jeudi, Yves Stevens, en réponse aux critiques sur la communication de Sciensano. Si elles sont jugées opportunes, les conférences de presse pourraient reprendre.

Les moyennes des nouvelles infections sur sept jours augmentent et la communication autour des chiffres de Sciensano est critiquée. Le virologue Marc Van Ranst a notamment suggéré de présenter à nouveau les données quotidiennement par conférence de presse, comme au début de l'épidémie.

Ces derniers temps, Sciensano met cependant l'accent sur les tendances et les moyennes hebdomadaires, ce qui donne, selon l'institut, une meilleure vision de la manière dont l'épidémie évolue. Cela permet de mieux intégrer les retards dans le rapportage, en particulier pendant le week-end.

Les chiffres quotidiens sont toujours accessibles, fait remarquer le virologue Steven van Gucht, de Sciensano. L'institut communique le nombre total d'infections tous les jours. Pour obtenir le nombre de nouvelles contaminations, il suffit pour l'expert de soustraire le chiffre du jour précédent. C'est le Centre de crise qui doit, d'après le virologue, décider de réinstaurer la conférence de presse.

En raison de la diminution de la propagation du virus au cours des dernières semaines, les rapports de Sciensano ont évolué. Depuis le 22 juin dernier, l'accent est mis sur l'évolution des tendances, et non plus sur les chiffres journaliers. Jeudi à la Chambre, plusieurs députés ont appelé à en revenir à la précédente comptabilité. Sophie Wilmès a confirmé avoir formulé une demande en ce sens. "La détection de nouveaux foyers peut se faire via Sciensano", a-t-elle soutenu."Nous devons être bien plus vigilants", a-t-elle ajouté. "Nous devons tout faire pour éviter la deuxième vague. Et l'expérience de ces derniers mois a été mise à profit pour améliorer notre réponse tant au niveau fédéral que régional." La Première ministre a rappelé que le prochain Conseil National de Sécurité aura lieu le jeudi 23 juillet. "Nous aurons une vision plus claire sur la situation sanitaire." Sophie Wilmès a par ailleurs nié tout souci de collaboration avec les experts, demandant de la "reconnaissance pour chacune et chacun qui a mouillé son maillot pendant la crise". "Je tiens de nouveau à dire à quel point je suis reconnaissante envers le GEES (le groupe d'experts chargé de l'exit strategy, NDLR) d'avoir fait ce travail. Ils nous apportent des conseils et il revient au politique de prendre les décisions. Au lieu d'utiliser des chamailleries par presse interposée, je préfère utiliser mon énergie à chercher des solutions." L'Institut de santé publique Sciensano communique toujours les chiffres liés à l'épidémie de Covid-19, seul le moyen de communication a changé, a indiqué le porte-parole du Centre de crise jeudi, Yves Stevens, en réponse aux critiques sur la communication de Sciensano. Si elles sont jugées opportunes, les conférences de presse pourraient reprendre.Les moyennes des nouvelles infections sur sept jours augmentent et la communication autour des chiffres de Sciensano est critiquée. Le virologue Marc Van Ranst a notamment suggéré de présenter à nouveau les données quotidiennement par conférence de presse, comme au début de l'épidémie. Ces derniers temps, Sciensano met cependant l'accent sur les tendances et les moyennes hebdomadaires, ce qui donne, selon l'institut, une meilleure vision de la manière dont l'épidémie évolue. Cela permet de mieux intégrer les retards dans le rapportage, en particulier pendant le week-end. Les chiffres quotidiens sont toujours accessibles, fait remarquer le virologue Steven van Gucht, de Sciensano. L'institut communique le nombre total d'infections tous les jours. Pour obtenir le nombre de nouvelles contaminations, il suffit pour l'expert de soustraire le chiffre du jour précédent. C'est le Centre de crise qui doit, d'après le virologue, décider de réinstaurer la conférence de presse.