"Aucun parti de la majorité n'a remis en cause la nomination d'une commissaire du gouvernement auprès de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes." Voilà ce qu'a exprimé le premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), ce jeudi après-midi à la Chambre. Une expression purement factuelle, qui ne va toutefois pas aider son parti frère francophone.

Le Premier ministre évoquait un Conseil des ministres restreint organisé ce jeudi matin. La déclaration du Premier ministre confirmait ainsi le fait que personne ne s'était opposé à la décision prise par le gouvernement fédéral et prise par arrêté royal.

Au MR, on précisait alors que l'opposition de principe du parti a bien été rappelée.

Le MR s'insurge contre la nomination d'Ihsane Haouach à cette fonction par la secrétaire d'Etat Ecolo Sarah Schlitz. Les libéraux ne contestent pas ses compétences, mais soulignent que son voile va à l'encontre de la neutralité de l'administration publique. Le député fédéral Denis Ducarme a même annoncé qu'il se désolidarisait de la majorité fédérale pour les compétences relatives à la secrétaire d'Etat.

De Croo de retour à la Chambre

"Il n'y a aucune discordance dans le gouvernement sur le sujet", a assuré jeudi le Premier ministre, Alexander De Croo, devant la Chambre à la suite de ses propos et des déclarations qui ont suivi sur les réseaux sociaux du ministre David Clarinval (MR).

Ces propos ont entraîné le retour de M. De Croo en soirée devant l'assemblée. "Voir un ministre accuser son Premier ministre de mentir au parlement et donc à l'ensemble des Belges, c'est grave. Ce n'est pas une question de majorité et d'opposition, c'est une question de crédibilité du gouvernement", a asséné Mme Fonck. Les nationalistes flamands n'ont pas été plus cléments. "Qui a raison? Vous, qui dites qu'aucun parti n'a remis en question la décision prise? Ou le tweet de M. Clarinval qui dit clairement qu'il s'est opposé à la décision?", a demandé M. De Roover.

L'opposition pas convaincue

Le dossier a été discuté en comité restreint jeudi matin à la suite de l'opposition manifestée par le MR. Deux options s'offraient au gouvernement. Soit la décision était maintenue, soit des initiatives étaient prises pour la modifier ou l'annuler, a expliqué le Premier ministre en réponse à des interpellations de Peter De Roover (N-VA), Barbara Pas (VB) et Catherine Fonck (cdH). "Finalement, la décision n'a pas été remise en question", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas eu de proposition de révision de la décision."

La courte réponse du Premier ministre n'a guère convaincu l'opposition. "Votre gouvernement commence à ressembler à un bordel politique", a lancé le chef de groupe N-VA, tandis que Mme Fonck s'en prenait à "l'hypocrisie" et à la "manipulation" du MR. "Ca ne grandit pas la politique", a-t-elle poursuivi.

Aucun député de la majorité n'a pris la parole. Sur Twitter, M. Bouchez a précisé ses propos. "Comme l'arrêté royal de désignation d'une femme portant un signe convictionnel a déjà été adopté par la secrétaire d'État sans concertation avec le gouvernement, nous aurions besoin d'une unanimité pour faire adopter un nouvel arrêté royal qui désigne une autre personne. Nous n'avons pas cette unanimité", a-t-il souligné.

Les tensions étaient palpables jeudi après-midi dans la majorité à la Chambre. Des caucus informels ont réuni les chefs de groupe de la majorité. À bonnes sources, l'on confirmait aussi qu'au sein de l'exécutif, dans les rangs flamands, des vice-Premiers ministres avaient exprimé jeudi matin leur lassitude devant l'attitude du président du MR.

Gilles Van den Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre, se réjouit de son côté du soutien émanant du libéral flamand: "La bonne personne à la bonne place donc. Clair et net. Tout le reste est du profilage politique inutile."

En Flandre le sujet du voile est nettement moins sensible pour le moment. Il y est davantage question de "liberté d'expression".

"Aucun parti de la majorité n'a remis en cause la nomination d'une commissaire du gouvernement auprès de l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes." Voilà ce qu'a exprimé le premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), ce jeudi après-midi à la Chambre. Une expression purement factuelle, qui ne va toutefois pas aider son parti frère francophone. Le Premier ministre évoquait un Conseil des ministres restreint organisé ce jeudi matin. La déclaration du Premier ministre confirmait ainsi le fait que personne ne s'était opposé à la décision prise par le gouvernement fédéral et prise par arrêté royal. Au MR, on précisait alors que l'opposition de principe du parti a bien été rappelée. Le MR s'insurge contre la nomination d'Ihsane Haouach à cette fonction par la secrétaire d'Etat Ecolo Sarah Schlitz. Les libéraux ne contestent pas ses compétences, mais soulignent que son voile va à l'encontre de la neutralité de l'administration publique. Le député fédéral Denis Ducarme a même annoncé qu'il se désolidarisait de la majorité fédérale pour les compétences relatives à la secrétaire d'Etat. "Il n'y a aucune discordance dans le gouvernement sur le sujet", a assuré jeudi le Premier ministre, Alexander De Croo, devant la Chambre à la suite de ses propos et des déclarations qui ont suivi sur les réseaux sociaux du ministre David Clarinval (MR). Ces propos ont entraîné le retour de M. De Croo en soirée devant l'assemblée. "Voir un ministre accuser son Premier ministre de mentir au parlement et donc à l'ensemble des Belges, c'est grave. Ce n'est pas une question de majorité et d'opposition, c'est une question de crédibilité du gouvernement", a asséné Mme Fonck. Les nationalistes flamands n'ont pas été plus cléments. "Qui a raison? Vous, qui dites qu'aucun parti n'a remis en question la décision prise? Ou le tweet de M. Clarinval qui dit clairement qu'il s'est opposé à la décision?", a demandé M. De Roover.Le dossier a été discuté en comité restreint jeudi matin à la suite de l'opposition manifestée par le MR. Deux options s'offraient au gouvernement. Soit la décision était maintenue, soit des initiatives étaient prises pour la modifier ou l'annuler, a expliqué le Premier ministre en réponse à des interpellations de Peter De Roover (N-VA), Barbara Pas (VB) et Catherine Fonck (cdH). "Finalement, la décision n'a pas été remise en question", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas eu de proposition de révision de la décision." La courte réponse du Premier ministre n'a guère convaincu l'opposition. "Votre gouvernement commence à ressembler à un bordel politique", a lancé le chef de groupe N-VA, tandis que Mme Fonck s'en prenait à "l'hypocrisie" et à la "manipulation" du MR. "Ca ne grandit pas la politique", a-t-elle poursuivi. Aucun député de la majorité n'a pris la parole. Sur Twitter, M. Bouchez a précisé ses propos. "Comme l'arrêté royal de désignation d'une femme portant un signe convictionnel a déjà été adopté par la secrétaire d'État sans concertation avec le gouvernement, nous aurions besoin d'une unanimité pour faire adopter un nouvel arrêté royal qui désigne une autre personne. Nous n'avons pas cette unanimité", a-t-il souligné. Les tensions étaient palpables jeudi après-midi dans la majorité à la Chambre. Des caucus informels ont réuni les chefs de groupe de la majorité. À bonnes sources, l'on confirmait aussi qu'au sein de l'exécutif, dans les rangs flamands, des vice-Premiers ministres avaient exprimé jeudi matin leur lassitude devant l'attitude du président du MR.Gilles Van den Burre, chef de groupe Ecolo à la Chambre, se réjouit de son côté du soutien émanant du libéral flamand: "La bonne personne à la bonne place donc. Clair et net. Tout le reste est du profilage politique inutile."En Flandre le sujet du voile est nettement moins sensible pour le moment. Il y est davantage question de "liberté d'expression".