Le couperet est donc tombé. Ce sont 1000 personnes, soit environ un quart de l'effectif global, et 30% de la flotte qui sont concernés par le plan de restructuration de Brussels Airlines. Un plan social qui reste en travers de la gorge des syndicats et du gouvernement belge. Par son ampleur bien sûr. Par son timing aussi.

On sait que la Belgique négocie âprement avec Lufthansa, la maison-mère de Brussels Airlines, un plan d'aide pour sortir la compagnie aérienne de l'ornière dans laquelle elle est plongée depuis des années.

Difficile donc de se défaire du sentiment qu'on ait voulu faire le ménage avant d'entrer dans le vif du sujet. Et surtout de revenir à la table des négociations avec une entreprise qui affiche "une marge Ebit suffisamment positive qui permettra à la compagnie aérienne d'assurer son avenir", comme le pointe le communiqué officiel.

C'est qu'en effet, à l'heure de la transition climatique et de la relance économique post-coronavirus, voir l'Etat belge verser au pot pour sauver une entreprise, déficitaire, dont le modèle économique est régulièrement critiqué, et pour le moins polluante neserait pas passé comme une lettre à la poste. Et même si cette coupe drastique permet de remettre la compagnie sur les rails, le choix de sauver une telle entreprise avec des deniers publics fera encore et à juste titre couler encore beaucoup d'encre.

D'autant que Lufthansa semble particulièrement dur en affaires. Et que l'ardoise monte de semaine en semaine.

A contrario, on peut pointer le fait que Brussels Airlines soit génératrice de milliers d'emplois indirects. Et que se passer d'une compagnie aérienne nationale réduira sans doute aucun le rayonnement international de Bruxelles, d'abord, de la Belgique ensuite.

La direction de Brussels Airlines en présentant ce plan pour le personnel a fait sa douloureuse part du job. Reste maintenant à savoir quelle stratégie sera suivie par le gouvernement. Car elle en dira long sur l'orientation qu'il suivra en matière de sauvetage des entreprises. Qui sera sauvé? Avec quels moyens? Selon quels critères?

Le couperet est donc tombé. Ce sont 1000 personnes, soit environ un quart de l'effectif global, et 30% de la flotte qui sont concernés par le plan de restructuration de Brussels Airlines. Un plan social qui reste en travers de la gorge des syndicats et du gouvernement belge. Par son ampleur bien sûr. Par son timing aussi. On sait que la Belgique négocie âprement avec Lufthansa, la maison-mère de Brussels Airlines, un plan d'aide pour sortir la compagnie aérienne de l'ornière dans laquelle elle est plongée depuis des années.Difficile donc de se défaire du sentiment qu'on ait voulu faire le ménage avant d'entrer dans le vif du sujet. Et surtout de revenir à la table des négociations avec une entreprise qui affiche "une marge Ebit suffisamment positive qui permettra à la compagnie aérienne d'assurer son avenir", comme le pointe le communiqué officiel.C'est qu'en effet, à l'heure de la transition climatique et de la relance économique post-coronavirus, voir l'Etat belge verser au pot pour sauver une entreprise, déficitaire, dont le modèle économique est régulièrement critiqué, et pour le moins polluante neserait pas passé comme une lettre à la poste. Et même si cette coupe drastique permet de remettre la compagnie sur les rails, le choix de sauver une telle entreprise avec des deniers publics fera encore et à juste titre couler encore beaucoup d'encre.D'autant que Lufthansa semble particulièrement dur en affaires. Et que l'ardoise monte de semaine en semaine.A contrario, on peut pointer le fait que Brussels Airlines soit génératrice de milliers d'emplois indirects. Et que se passer d'une compagnie aérienne nationale réduira sans doute aucun le rayonnement international de Bruxelles, d'abord, de la Belgique ensuite. La direction de Brussels Airlines en présentant ce plan pour le personnel a fait sa douloureuse part du job. Reste maintenant à savoir quelle stratégie sera suivie par le gouvernement. Car elle en dira long sur l'orientation qu'il suivra en matière de sauvetage des entreprises. Qui sera sauvé? Avec quels moyens? Selon quels critères?