La situation liée à la propagation du Covid en Belgique inquiète ces derniers jours. Autorités et experts sont d'accord pour le dire : les indicateurs vont dans le mauvais sens. Les contaminations augmentent, mais c'est surtout la situation dans les hôpitaux, notamment la forte hausse dans les unités de soins intensifs, qui inquiète. Mais la Belgique n'est pas un cas isolé, la plupart des pays européens sont aux prises avec une remontée du virus.
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La situation liée à la propagation du Covid en Belgique inquiète ces derniers jours. Autorités et experts sont d'accord pour le dire : les indicateurs vont dans le mauvais sens. Les contaminations augmentent, mais c'est surtout la situation dans les hôpitaux, notamment la forte hausse dans les unités de soins intensifs, qui inquiète. Mais la Belgique n'est pas un cas isolé, la plupart des pays européens sont aux prises avec une remontée du virus. Cependant, lorsqu'on regarde les indicateurs, on se rend vite compte que notre pays est loin d'être dans la position la plus défavorable. Ainsi, la moyenne de l'incidence (nombre de cas pour 100.000 habitants) sur les 14 derniers jours en Belgique est de 330. Selon les chiffres publiés par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), de nombreux pays rencontrent une incidence plus forte, avec en tête la République tchèque, qui compte 1518 cas pour 100.000 habitants, un chiffre très important. Chez nos voisins, le virus circule davantage en France (468), aux Pays-Bas (402) et au Luxembourg (391). Seule l'Allemagne fait mieux (154). On note également 499 cas pour 100.000 habitants en Italie, où les autorités ont été obligées de reconfiner par crainte d'une troisième vague. Depuis plusieurs semaines, le nombre de décès liés au Covid en Belgique ne cesse de diminuer. Malgré les mauvais chiffres, c'est le seul indicateur qui va encore dans le bon sens. Un chiffre à cependant prendre avec des pincettes, le nombre de décès se faisant ressentir avec un temps de retard sur les contaminations et les hospitalisations. Sur les sept derniers jours, plus de 21.000 personnes sont décédées du Covid dans les pays d'Europe, selon l'OMS.Concernant les hospitalisations, qui ne cessent d'augmenter chez nous, la Belgique se trouve également dans la moyenne. Les données du graphique expriment les admissions par 100.000 habitants sur la semaine écoulée. Ici encore, la situation en République tchèque inquiète particulièrement. Chez nos voisins, la situation dans les hôpitaux français et luxembourgeois se dégrade plus rapidement que chez nous. L'Allemagne semble, une fois encore, garder l'épidémie davantage sous contrôle. La situation en soins intensifs est le point qui inquiète le plus experts et autorités belges cette semaine. En effet, le taux d'occupation aux soins intensifs n'a plus été aussi élevé depuis fin décembre. L'indicateur augmente rapidement. Quelques patients viennent de France, mais leur nombre est insuffisant pour expliquer en lui-même l'augmentation des patients qui se trouvent en soins intensifs.L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s'inquiète tout particulièrement de la situation dans les Balkans et en Europe centrale, à l'heure où le nombre de cas en Europe augmente pour la troisième semaine consécutive. Le nombre de morts et d'hospitalisations y est actuellement "parmi les plus élevés dans le monde"."L'incidence des cas poursuit sa tendance à la hausse et se déplace vers l'est. Nous en sommes à la troisième semaine consécutive de hausse des cas" dans la région qui compte 53 pays, a relevé le directeur Europe de l'OMS, Hans Kluge. "Le nombre de personnes qui meurent du Covid-19 en Europe est plus élevé aujourd'hui qu'il ne l'était à la même époque l'année dernière, ce qui reflète l'emprise généralisée qu'a ce virus", a-t-il souligné. La situation préoccupe également en France, où le Premier ministre Jean Castex doit annoncer en début de soirée de nouvelles restrictions pour la région parisienne et le nord du pays. Elles pourraient consister en un confinement toute la semaine ou seulement le week-end, mais a priori sans fermetures d'écoles, alors que toute la France est déjà sous couvre-feu à partir de 18h. Ces régions sont particulièrement touchées par la nette accélération de la circulation du virus que connaît la France, où plus de 38.000 contaminations ont été enregistrées en 24 heures. "La situation est clairement critique. Ça va taper très dur jusqu'à la mi-avril", a souligné le président Emmanuel Macron.Pour l'ONU, les avantages de la vaccination "viendront" mais pour l'instant, les Européens doivent continuer à utiliser les outils en vigueur. "En soi, la vaccination (...) ne remplace pas les mesures sociales et de santé publique", a-t-il prévenu.Selon les données officielles compilées par l'AFP, dans l'Union européenne, 3,6% de la population a reçu les deux doses d'un des vaccins contre le Covid-19 et 8,4% a reçu au moins une dose.