209 nouvelles hospitalisations ont été recensées ce mardi. Ces hospitalisations, contre 202 le mardi précédent, ont principalement concerné la Flandre orientale (39), la Région bruxelloise (37) et le Hainaut (36). Cet indicateur n'avait plus été aussi élevé depuis le 24 décembre dernier, lorsqu'il affichait un total de 211 admissions. Pour le biostatisticien Geert Molenberghs, interrogé par De Morgen, l'augmentation des admissions à l'hôpital n'est pas inattendue. Il fait notamment référence aux modèles mathématiques présentés il a quelques semaines par le Premier ministre Alexander De Croo. "L'effet du variant britannique sur les hospitalisations y a été calculé selo...

209 nouvelles hospitalisations ont été recensées ce mardi. Ces hospitalisations, contre 202 le mardi précédent, ont principalement concerné la Flandre orientale (39), la Région bruxelloise (37) et le Hainaut (36). Cet indicateur n'avait plus été aussi élevé depuis le 24 décembre dernier, lorsqu'il affichait un total de 211 admissions. Pour le biostatisticien Geert Molenberghs, interrogé par De Morgen, l'augmentation des admissions à l'hôpital n'est pas inattendue. Il fait notamment référence aux modèles mathématiques présentés il a quelques semaines par le Premier ministre Alexander De Croo. "L'effet du variant britannique sur les hospitalisations y a été calculé selon trois scénarios. On savait déjà que ce variant était plus contagieux que le virus classique, mais on ne savait pas encore à quel point. Il s'avère qu'il est 50% plus infectieux. Nous suivons très bien la courbe bleue et nous nous sommes éloignés du scénario le plus dramatique (70 %) mais aussi du plus favorable (30 % de contagion en plus)."Pour le taux d'occupation en soins intensifs, qui grimpe en flèche depuis plusieurs jours et où 523 lits étaient occupés mardi, il faut même remonter au 22 décembre, avec 536 patients qui s'y trouvaient. Selon Steven Van Gucht, 24% des patients hospitalisés sont aujourd'hui en soins intensifs. Ce chiffre était de 18% début février. "Nous nous attendions à ce que le recours aux soins intensifs suive l'augmentation des hospitalisations. Mais les patients sont transférés plus rapidement aux soins intensifs. La pression est aussi élevée qu'à la fin de l'année dernière. À cette époque, nous étions dans une tendance à la baisse", explique le biostatisticien Geert Molenberghs au Morgen. Comment l'expliquer ? "Quelques-uns de ces patients nous viennent de France mais en nombre insuffisant pour expliquer en lui-même l'augmentation des patients qui se trouvent en soins intensifs. Pour les explications, nous n'avons pas encore pour l'instant une raison unique", a reconnu Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19, au cours de la conférence de presse de mardi.Mais plusieurs éléments peuvent avoir une influence comme le fait que les personnes hospitalisées actuellement sont un peu plus jeunes qu'auparavant, les résidents en maisons de repos, vaccinés, ne devant presque plus être hospitalisés. Ces personnes moins âgées, "pas très jeunes mais qui n'ont plus plus de 80 ans par exemple", et qui arrivent de leur domicile, sont "parfois dans des situations plus avancées que ce que l'on avait au préalable au point de vue de la sévérité de leur état". Peut-on attribuer cette hausse au variant britannique, plus contagieux et dont plusieurs études indiquent également qu'il serait plus dangereux. "On ne peut pas éliminer la possibilité que chez une partie de ces personnes, il y ait un rôle joué par une virulence plus importante des variants", confirme Yves Van Laethem. Steven Van Gucht voit lui une autre explication potentielle : "Grâce à la campagne de vaccination, les hôpitaux voient moins de personnes âgées fragiles dans les établissements de soins. Le profil des patients est donc quelque peu rajeuni et cette génération attend généralement plus longtemps avant de se rendre à l'hôpital. Le Covid-19 est alors généralement déjà à un stade plus avancé, et ils se retrouvent donc plus tôt en soins intensifs."