Un nouveau Comité de concertation aura lieu mercredi à 9h du matin. Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), consulte les ministres-président des Régions et Communautés, ce mardi après-midi, avant un Conseil des ministres restreint ce mardi soir et, normalement, un Comité de concertation mercredi matin. Sur la table, le rapport du groupe d'experts préconise un reconfinement strict de courte durée (trois semaines?) en refermant les écoles, les commerces non-essentiels et les métiers de contact. La dégradation de la situation sanitaire, ces derniers jours, préoccupe.
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Un nouveau Comité de concertation aura lieu mercredi à 9h du matin. Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), consulte les ministres-président des Régions et Communautés, ce mardi après-midi, avant un Conseil des ministres restreint ce mardi soir et, normalement, un Comité de concertation mercredi matin. Sur la table, le rapport du groupe d'experts préconise un reconfinement strict de courte durée (trois semaines?) en refermant les écoles, les commerces non-essentiels et les métiers de contact. La dégradation de la situation sanitaire, ces derniers jours, préoccupe.Politiquement, la prise de décision n'est pas aussi simple que cela, cependant. Les ministres de l'Enseignement avaient réitéré dimanche leur volonté de ne pas fermer les écoles, tandis que d'autres refusaient la perspective d'un nouveau coup d'arrêt fatal pour l'économie. Les uns et les autres sont tentés de camper sur leurs positions, tout en étant conscients qu'une absence de réaction serait coupable. On recherche un "juste milieu" qui permettrait de freiner l'épidémie, tout en évitant le couperet pur et dur.Les partis semblent en réalité tétanisés par cette perspective d'un reconfinement qui serait inéluctable. A nos demandes de réactions, on répond peu: au sein de la majorité Vivaldi fédérale, les réactions restent (très) réservées. "Compliqué, nous dit une source. Je ne vois pas comment expliquer aux gens cela." Le discours du Premier ministre et du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit, nouveau nom du SP.A), consiste à dire qu'il s'agirait d'un "dernier coup de rein" avant les promesses faites: une réouverture complète des écoles le 19 avril et une reprise de l'horeca le 1er mai. Mais rien n'est moins sûr. En attendant, les experts préparent le terrain des annonces difficiles.Pour les différents gouvernements du pays, le constat d'échec est trop important. Les autorités ont vanté la stabilité des mesures en Belgique, un plan pour éviter une troisième vague et un second confinement, mais soudain, voilà le scénario tant redouté qui se représente, un an et une semaine après le premier confinement. "On va devoir dire que les efforts n'ont pas été satisfaisants, alors que les gens n'en peuvent déjà plus", dit une source. Outre l'échec des mesures, c'est aussi la conséquence d'une campagne de vaccination européenne trop erratique: un million de Belges ont désormais reçu la première dose de vaccin, mais le "bout du tunnel" est encore loin."À deux reprises, les réactions tardives ont entraîné un confinement plus long et plus dur, plus de décès et plus de drames économiques et sociaux, résume Catherine Fonck, cheffe de file CDH. J'ai mal aux tripes de la vitesse bien trop lente de la vaccination ces dix dernières semaines. On le paie cash."Pour les différentes autorités du pays, c'est la quadrature du cercle. Faut-il annoncer mercredi un bref coup d'arrêt en donnant des perspectives, mais sans être sûr de pouvoir les tenir? Ou faut-il tenter de freiner la hausse des contaminations et des hospitalisations avec quelques mesures complémentaires, en misant sur l'adhésion de la population et en espérant que l'accélération concomittante de la vaccination permettra d'éviter une troisième vague trop importante? Voilà les états d'âme des dirigeants alors que tout s'accélère.