L'option d'un durcissement des mesures sanitaires pour faire face à la déterioration de la situation se précise en Belgique. Un Comité de concertation est prévu cette semaine, une fois qu'une évaluation précise sera faite par les experts. Il pourrait avoir lieu mercredi, avant le Conseil européen de fin de semaine. Et il pourrait décider d'un "confinement strict et de courte durée".
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L'option d'un durcissement des mesures sanitaires pour faire face à la déterioration de la situation se précise en Belgique. Un Comité de concertation est prévu cette semaine, une fois qu'une évaluation précise sera faite par les experts. Il pourrait avoir lieu mercredi, avant le Conseil européen de fin de semaine. Et il pourrait décider d'un "confinement strict et de courte durée".Selon plusieurs sources, le dernier rapport des experts du GEMS réclame l'application du plan C. Autrement dit : la fermeture des écoles dès lundi, mais aussi des commerces non-essentiels, et donc des métiers de contact, avec un couvre-feu aligné dans tout le pays. Cela ne préjuge évidemment pas encore des arbitrages politiques qui seront effectués, mais la tension monte.Le Premier ministre va consulter aujourd'hui les ministre-présidents sur la base des derniers chiffres et de l'analyse de la Commission Corona. Le Premier ministre a également décidé d'avancer la réunion du Conseil des ministres à ce soir afin de discuter de la situation avec les vice-premiers ministres fédéraux (20 h). Il se confirme que le Comité de concertation pourrait également être avancé, éventuellement à demain matin.Frank Vandenbroucke (Vooruit, nouveau nom du SP.A), avait déjà laissé entendre dès lundi que des mesures supplémentaires devraient être décidées. Le Comité de concertation, vendredi dernier, avait accouché d'un "simple" report des assouplissements et la palette de mesures présentées par les ministres de l'Enseignement laisse sceptiques les partisans d'une fermeture anticipée des écoles avant les vacances de Pâques. D'autant que le nombre des hospitalisations continue d'augmenter, jour après jour.Au cabinet du Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), on se dit désormais prêt à prendre les décisions qui s'imposent. Les derniers jours ont toutefois ont été marqués par un bras de fer entre le fédéral et les Communautés, après que les ministres de l'Enseignement aient refusé une fermeture des écoles, tandis que d'autres plaidaient pour d'autres mesures, notamment touchant les commerces. Mais l'évolution sanitaires risquent de forcer la main, peut-être même aux uns et aux autres. A la base de cette accélération, on trouve en effet une donnée sanitaire: 282 hospitalisations recensées en une journée.Ce mardi matin, Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral, a confirmé sur Bel RTL que l'idée de prolonger les vacances de Pâques est une option intéressante. "C'est un scénario qui est faisable, dit-il. On pourrait envisager une mise au frigo pour trois semaines pour avoir une diminution du nombre de contaminations en continuant, en même temps, la campagne de vaccination."L'Allemagne a elle-même décidé de vacances de Pâques sous cloche, en reportant des assouplissements et en maintenant des commerces fermés et en limitant les réunions privées - mais sans refermer les écoles. "Angela Merkel nous montre la voie, en durcissant les mesures pendant les vacances de Pâques", confirme Yves Van Laethem.Sur la RTBF, Charlotte Martin, infectiologue au CHU Saint-Pierre, est sur la même longueur d'ondes: "On est bien trop tard pour faire autre chose que le reconfinement. C'est bien triste, on avait déjà pointé il y a plusieurs semaines des indicateurs inquiétants et on n'a pas été écoutés." Elle ajoute: 'On va essayer que cette vague soit la plus courte et la moins longue possible. Il y a beaucoup d'amertume, de fatigue de ne pas en finir."Lundi, en attendant l'avis des experts, certains partis étaient toutefois sur leur réserve en Belgique, sachant l'impact que de nouvelles mesures fortes auraient sur la santé mentale des Belges et sur l'économie. "Reste à savoir ce qui est tolérable et supportable pour la population, soulignait d'ailleurs dans un autre entretien le même Yves Van Laethem. Ce serait un dernier coup de rein." Parallèlement, la campagne de vaccination permet d'entretenir d'autres espoirs, cahin-caha.