Note : ce texte sera actualisé régulièrement en cas de changement et de nouvelles informations délivrées par les autorités.
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Note : ce texte sera actualisé régulièrement en cas de changement et de nouvelles informations délivrées par les autorités. Zone rouge : les zones (ville, région, arrondissement) reconfinées par le pays en question, qui peuvent être élargies aux zones considérées à très hauts risques au niveau épidémiologique. La Belgique émet une interdiction formelle de voyage. Les voyageurs qui reviennent de ces zones seront traités comme "high risk contacts", avec dépistage et quarantaine obligatoires.Zone orange : les zones avec un risque sanitaire élevé. La Belgique y déconseille fortement les voyages. Les voyageurs qui reviennent doivent se soumettre à un dépistage et une quarantaine.Zone verte : zone sans risque ou avec un faible risque sanitaire. Aucune restriction particulière, les recommandations de prudence et gestes barrière étant toujours d'application.Les codes couleur sont édictés par pays, mais aussi par région, arrondissement, ville et commune si nécessaire. Ces codes couleur ont été publiés sur le site des Affaires étrangères et sont intimement liés à l'évolution de la situation épidémique dans les pays concernés. La nouvelle liste sera évaluée par la cellule d'évaluation fédérale (CELEVAL) et actualisée si la situation l'exige. Zone rouge (avec quarantaine et dépistage Covid-19 obligatoires au retour)- Portugal: Amadora, Odivelas, Sintra (Queluz-Belas / Massamá-Monte Abraão / Agualva-Mira Sintra / Algueirão-Mem Martins / Rio de Mouro / Cacém-São Marcos), Loures (Camarate, Unhos, Apelação/Sacavém-Pior Velho), Lisboa (Santa-Clara).- Espagne: Le district ('Comarca') Segrià (province de Lleida, Catalogne) et le district La Mariña (province de Lugo, Galice)- Royaume-Uni: Leicester- SuèdeZone orange (avec vigilance accrue requise. Une visite chez le médecin et le respect strict des gestes barrières sont recommandés) :- Autriche: Oberösterreich- Bulgarie- Croatie- Espagne: Aragon, Catalogne- Italie: Trento- Luxembourg- Portugal: Algarve, Alentejo- République tchèque: Moravskoslezský- Pologne: Slaskie- Roumanie- Royaume-Uni: Midland, North East & Yorkshire, Northern Wales et Irlande du Nord- Suisse: TessinToutes les autres régions de la zone UE, Schengen et Royaume-Uni sont au vert.Il est toujours judicieux d'aussi consulter le site officiel du pays où vous comptez vous rendre, afin d'avoir une idée de sa situation épidémiologique. Les médias locaux pourront également vous indiquer si certains foyers sont présents dans la région. Quoi qu'il en soit, les pays hors Europe sont toujours proscrits. Voici les pays autorisés par la Belgique pour les voyages non essentiels et le code couleur des conditions dans lesquelles les Belges sont les bienvenus (toutes les précisions par pays se trouvent sur le site des Affaires étrangères) : La Finlande, Malte, la Suède et la Norvège ont la vignette rouge. Chypre (test obligatoire), Danemark (test obligatoire pour le Groenland et les Îles Féroé), Islande (test obligatoire ou quarantaine), Irlande (quarantaine). Les voyages sont possibles sans restriction vers Allemagne, Autriche, France, Hongrie, Italie, Luxembourg, Lettonie, Croatie, Pays-Bas, Pologne, Suisse, Liechtenstein, Lituanie, Estonie, Bulgarie, République tchèque, Slovénie, Roumanie, Slovaquie, Grèce. Les touristes peuvent également se rendre en Espagne, au Portugal et au Royaume-Uni, en dehors des zones spécifiques en confinement, classées rouge.Il faut consulter la liste et le site des Affaires étrangères régulièrement, pour savoir si la zone en question n'est pas passée dans une autre couleur. Si la région est au vert, rien. Si la région est en orange, les autorités en appellent à votre civisme, et vous conseillent vivement de faire un test Covid-19 et de vous isoler. Si la région est en rouge, se mettre en quarantaine et contacter son médecin pour faire un test Covid-19. C'est obligatoire, mais si les dispositions ne sont pas encore clairement indiquées. Le voyageur devra se soumettre à un premier test en rentrant, et rester chez lui. Il devra ensuite effectuer un deuxième test au plus tôt neuf jours après le retour au pays. Ces résultats détermineront la fin ou non de la quarantaine. Les critères de testing, élaborés par Sciensano, doivent encore être élargis pour permettre ces tests. Tout s'est accéléré cette semaine pour encadrer le retour en vacances de zones considérées comme à risque. Le Risk Management Group (RMG) s'est d'abord réuni. Le ministre flamand du Bien-être Wouter Beke a dès lors indiqué que ces personnes devraient être testées et priées d'observer une quarantaine. Le lendemain, c'est Elio Di Rupo qui annonçait que la Wallonie souhaitait mettre en quarantaine les personnes revenant de zones à risque ou reconfinées. Mais il y avait un besoin de cohérence entre régions. La décision a finalement été coordonnée et annoncée mercredi par le comité de concertation, qui rassemble le fédéral et les entités fédérées.>> Lire aussi : Coronavirus : la saga des retours de vacances, reflet d'un pays perdu (analyse)Ce point est encore flou pour l'instant. D'autant que le Parlement flamand a approuvé dans la foulée la base décrétale pour imposer une quarantaine aux voyageurs revenant d'une zone à risque. Les amendes vont de 26 à 500 euros à multiplier à chaque fois, selon les majorations, par 8. Des peines de prison de huit jours à six mois sont également prévues. En Wallonie et à Bruxelles, aucune décision n'a encore été prise. Mercredi prochain, une base légale pourrait être votée pour rendre la quarantaine à domicile obligatoire. La ministre de la Santé en Wallonie, Christie Morreale, en appelle à l'heure actuelle au bon sens des Belges pour ne pas contaminer leur entourage.Pour ce qui est des contrôles, cela parait jusqu'à présent assez complexe à mettre en place. S'il peut être plus facile d'obtenir une liste de passager transitant par avion, il parait difficile de contrôler les déplacements de vacanciers qui se seraient rendus, par exemple, près d'un foyer espagnol en transitant par la France par la route. Et que dire de zones où quelques villages seulement sont en rouge ? Comment savoir que telle personne s'y est rendue ? Selon Le Soir, des contrôles aléatoires devraient avoir lieu aux frontières, mais il sera impossible de contrôler tout le monde.>> Lire aussi : Uyttendaele: "Pour prévenir un retour de l'épidémie, c'est le bordel institutionnel"Pas encore légalement. Comme expliqué au point précédent, les décisions prises mercredi doivent encore être traduites en textes de loi. Cela doit également être inscrit dans l'arrêté ministériel qui encadre, depuis le début de la pandémie, les "mesures Covid", notamment en ce qui concerne les déplacements (non-)essentiels. Il est cependant recommandé de fonctionner en bonne intelligence, dans l'intérêt sanitaire de tous. Si vous revenez d'une région présentant un foyer épidémique, surveillez l'apparition d'éventuels symptômes et demandez conseil à votre médecin. En attendant des directives claires, c'est lui qui jugera s'il convient de faire un test ou non. Si la zone est au rouge, l'interdiction de voyage par la Belgique est formelle. Il y a donc cas de force majeure, avec une procédure permettant d'annuler et de se faire rembourser sa réservation. Si vous partez via un opérateur, vous pourrez obtenir un remboursement ou un bon de valeur. Si vous avez réservé vous-mêmes votre hôtel, location et transports, ce sera à vous de faire ces démarches. Cela dépend notamment des conditions générales de votre réservation. Mieux vaut prendre contact dès maintenant afin de se renseigner sur les procédures.Si la zone est à l'orange, la Belgique déconseille fortement le voyage, mais sans contrainte. Il sera dès lors plus difficile de se faire rembourser son voyage en cas d'annulation. Il se pourrait que la règle soit similaire à la zone rouge, mais cela dépend des termes juridiquement utilisés par le gouvernement. Il n'y a pas de précision pour l'instant quant à l'attitude à adopter par les compagnies aériennes. Si les textes de loi sont adaptés pour rendre la quarantaine obligatoire et contraignante, il faut encore préciser les démarches à faire auprès de son entreprise. Le vacancier de retour d'une zone à risque aura-t-il un certificat "de quarantaine", délivré spécifiquement à cette occasion, ou le législateur va-t-il mettre en place un chômage temporaire spécial, comme c'était le cas durant le confinement ? Si la personne le peut, elle pourra télétravailler. Si sa fonction ne le permet pas, cela représentera un cas de force majeure, avec droit au chômage temporaire. >> Plus de détails: Que se passe-t-il si un employé est placé en quarantaine au retour de ses vacances ?En plus de générer de nombreuses questions dans la tête des vacanciers belges, la communication précipitée de la Belgique sur les restrictions de voyages étonne dans certains pays épinglés. Ainsi, il n'a pas fallu plus d'une heure pour que la presse portugaise mentionne que pour la Belgique, l'ensemble du Portugal "était passé à l'orange en raison des mesures prises au retour des touristes belges dans leur pays". "La Belgique a créé un "feu de signalisation" pour contenir la propagation du nouveau coronavirus. Le Portugal se situe au niveau intermédiaire". Du coup, la presse portugaise se fait fort de rappeler que "la Belgique compte 62 123 cas confirmés de covid-19, avec 9 776 décès depuis le début de la pandémie en février", alors que le Portugal, qui prend ses responsabilités pour contrôler l'épidémie en reconfinant certains quartiers, ne compte, à ce jour, que 1630 décès. Une équipe de chercheurs de l'École nationale de santé publique (ENSP) du Portugal a analysé la décision d'imposer une quarantaine de 14 jours à toutes les personnes voyageant à partir du Portugal et a conclu que "cette mesure n'a aucun fondement scientifique. Les scientifiques de l'ENSP affirment que le Portugal est indûment pénalisé par l'application d'un seul critère (l'incidence du covid-19 dépassant 20 cas pour 100 000 habitants au cours des 14 derniers jours) "qui ne reflète pas correctement la gravité de l'épidémie dans le pays". L'analyse constate que le Portugal, non seulement remplit les autres critères à prendre en compte, mais qu'il est également gêné par la réalisation de nombreux tests qui identifient les cas asymptomatiques qui passent inaperçus dans d'autres pays". Les chercheurs s'étonnent aussi "par la non prise en compte de la répartition régionale inégale des cas dans le pays". À titre de comparaison, selon les chiffres du site worldometers, le Portugal a effectué jusqu'à présent 124.699 tests par millions d'habitants contre 115.239 tests par millions d'habitants pour la Belgique ou encore 39.796 tests par millions d'habitants pour les Pays-Bas et 21. 212 tests par millions d'habitants pour la France, deux pays classés verts par les autorités belges.>> Lire aussi : Les chiffres du coronavirus en baisse en Belgique ? "On est davantage sur un plateau que sur une baisse franche"