Aux États-Unis, les citoyens entièrement vaccinés n'ont plus besoin de porter le masque tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, dans la plupart des lieux. Un choix motivé par l'efficacité des vaccins, et qui concerne un peu plus d'un tiers des Américains aujourd'hui. En Belgique, les autorités restent formelles : même les personnes entièrement vaccinées doivent continuer à respecter les mesures.Exit donc les câlins et autres démonstrations d'amour sans masque ? Il est en tous cas préférable de les éviter, sauf si l'entièreté de votre bulle est vaccinée, rassure le Premier ministre Alexander De Croo.
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Aux États-Unis, les citoyens entièrement vaccinés n'ont plus besoin de porter le masque tant à l'extérieur qu'à l'intérieur, dans la plupart des lieux. Un choix motivé par l'efficacité des vaccins, et qui concerne un peu plus d'un tiers des Américains aujourd'hui. En Belgique, les autorités restent formelles : même les personnes entièrement vaccinées doivent continuer à respecter les mesures.Exit donc les câlins et autres démonstrations d'amour sans masque ? Il est en tous cas préférable de les éviter, sauf si l'entièreté de votre bulle est vaccinée, rassure le Premier ministre Alexander De Croo."Pour l'instant, le masque reste une mesure de précaution très importante",explique le Premier ministre, invité du JT de RTL ce dimanche. "La vaccination avance à très grande vitesse, mais les personnes complètement vaccinées aujourd'hui, c'est 27% de la population. Ce qui veut dire que lorsque vous êtes dans un lieu public avec des gens autour de vous, c'est quand même mieux de garder le masque pour l'instant pour être sûr qu'on ne contamine pas quelqu'un sans le vouloir." La fin du masque, ce n'est donc "pas pour aujourd'hui", confirme le ministre de la Santé. Mais pour quand alors ? Les autorités n'ont cessé de le répéter: si on a suffisamment de personnes vaccinées, et donc totalement protégées, alors certaines mesures sanitaires - port du masque obligatoire compris - pourront prendre fin. "Il y a un espoir pour septembre ou octobre", précise Frank Vandenbroucke."Il n'y aura plus l'obligation de le porter si les choses évoluent comme on le voit maintenant",confirme Alexander De Croo. "Mais pour l'instant, il n'y a pas d'indication que les choses se passeraient mal".À Bruxelles, il n'est pas question d'attendre. C'est en tous cas ce qu'a sous-entendu le ministre-président de la Région bruxelloise, Rudi Vervoort (PS) lors de la conférence de presse qui a ponctué le Comité de concertation de ce vendredi. La fin du port du masque généralisé serait proche.Le ministre-président réunira les bourgmestres au début de cette semaine afin d'analyser les conséquences des mesures décidées par le Comité de concertation. Il y sera notamment question du maintien ou non de mesures spécifiques à la Région-ville, et parmi celles-ci, c'est l'abandon du port du masque obligatoire dans l'espace public qui est sur la table. Pour Frank Vandenbroucke, il est peut-être "prématurée de prendre ce type de décisions." Rudi Vervoort reste néanmoins prudent : l'abandon du masque ne sera pas total. Celui-ci pourrait en effet être maintenu dans des quartiers plus fréquentés, ou des rues commerçantes peuplées.À mesure que la campagne de vaccination progresse dans le monde, les experts s'inquiètent de l'émergence d'un nouveau phénomène: certaines personnes ayant reçu leur première dose de vaccin contre le covid se croient protégées et tombent aussitôt le masque. Une baisse de vigilance qui peut leur porter préjudice, puisque ces personnes sont contaminées malgré cette première dose de vaccin.Les médecins alertent donc sur cette situation qu'ils appellent le "syndrome du vacciné"."Ils voient leur première dose comme un totem, alors que tous les premiers anticorps n'apparaissent qu'au bout de quinze jours puis grimpent peu à peu", explique notamment l'infectiologue Benjamin Davido dans Le Parisien. Pour que le vaccin agisse, cela demande du temps. Il faut compter 60% d'efficacité deux semaines après avoir reçu la première dose et 75% contre les formes graves. Pour une efficacité optimale, il faut donc attendre quatorze jours après la seconde dose.