Alors que les prix de l'énergie flambent, l'heure est bel et bien auxmesures d'urgence, alors que se profile le conclave budgétaire prévu pour mi-octobre. Comment délester les ménages d'une partie du poids de leur facture énergétique sans alourdir à outrance les dépens...

Alors que les prix de l'énergie flambent, l'heure est bel et bien auxmesures d'urgence, alors que se profile le conclave budgétaire prévu pour mi-octobre. Comment délester les ménages d'une partie du poids de leur facture énergétique sans alourdir à outrance les dépenses de l'Etat? Certains proposent une baisse de la TVA sur l'électricité.Comme le précisent tous les économistes, une baisse de la TVA sur l'électricité et le gaz, par exemple de 21% à 6%, constitue une fausse bonne idée. D'une part, parce qu'elle contribuerait à retarder l'indexation automatique, de l'autre, parce qu'elle adresserait un signal contraire à la transition énergétique, dont la diminution de la consommation constitue l'un des piliers essentiels. Par ailleurs, cette mesure réduirait considérablement les recettes de l'Etat, sans constituer une aide substantielle pour les ménages. Selon les calculs effectués par Philippe Defeyt, le coût annuel brut pour les finances publiques d'une baisse de la TVA avoisinerait le milliard d'euros (579 millions pour l'électricité et 403 millions pour le gaz). Or, celle-ci ne réduirait la facture des ménages les plus pauvres que de 8 euros par mois en moyenne pour l'électricité et de 9 euros pour le gaz.