Après les émeutes de Blankenberge, les communes côtières de Blankenberge et de Knokke-Heist ont refusé l'accès à leur commune aux touristes d'un jour. Ostende a suivi ainsi que Le Coq, Wenduine et Bredene qui ont fermé leurs portes aux excursionnistes d'un jour ce dimanche.
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Après les émeutes de Blankenberge, les communes côtières de Blankenberge et de Knokke-Heist ont refusé l'accès à leur commune aux touristes d'un jour. Ostende a suivi ainsi que Le Coq, Wenduine et Bredene qui ont fermé leurs portes aux excursionnistes d'un jour ce dimanche. Les bourgmestres de la Côte se réunissent ce lundi pour savoir s'ils vont interdire ou non l'accès à leur station balnéaire. Selon la gouverneure de Flandre occidentale, le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem mène également une concertation à propos des trains supplémentaires déployés cet été vers la Côte ce lundi. La suppression des trains supplémentaires vers la Côte est envisagée, tout comme la diminution de la capacité des trains réguliers.En raison de la grande affluence de touristes à la Côte, la gouverneure de Flandre-Occidentale Anne Martens, a demandé aux autorités compétentes de ne plus mettre en place de trains supplémentaires. Avec la vague de chaleur ce sont 15.000 personnes qui sont venues en train à Ostende, 8.000 à Blankenberge et 2.500 à Knokke-Heist. Des chiffres opposés au plan établi par les bourgmestres de la Côte en coopération avec la province. Des limites ont été fixées pour chaque commune. "S'il est alors établi que la SNCB à elle seule fait venir plus de touristes que ces limites, cela conduit inévitablement à des problèmes d'application dans les communes côtières", souligne la gouverneure. Selon elle, une fois que la limite de visiteurs d'une commune côtière est atteinte, il devrait être rendu impossible d'amener des personnes supplémentaires vers la Côte.Une demande auquel la SNCB a répondu par la négative. Aucune baisse de l'offre de la SNCB n'est à l'ordre du jour a insisté François Bellot, ministre fédéral de la Mobilité, en charge de la SNCB. "Il ne faut pas se tromper de débat", ajoute-t-il. Le ministre rappelle que le service de trains relève du plan de transport approuvé par le conseil des ministres. Dans le cadre de son contrat de gestion, la SNCB doit augmenter son offre dès lors qu'elle prévoit une augmentation de la fréquentation. Le minitre note également que la suppression de voyages va à l'encontre des avis du groupe d'experts du GEES ainsi que des scientifiques, qui ont plaidé pour une offre maximale afin de favoriser la distanciation sociale. "Ni la SNCB ni le ministre de tutelle ne peuvent supprimer des trains à leur guise de façon ponctuelle sans raisons valables", ajoute François Bellot. "Il ne peut davantage être question de filtrer les voyageurs, selon par exemple le fait qu'ils se rendent à la mer pour un jour ou pour une semaine ou selon d'autres critères encore" précise-t-il au Soir.Plusieurs bourgmestres de Flandre occidentale ont annoncé "unilatéralement" leur volonté de refuser les trains vers certaines destinations de la Côte mais l'organisation du réseau ne permet pas de modifier le service dans des délais si courts, poursuit le ministre. "De plus, la suppression de ces trains auraient un impact sur l'ensemble du réseau et pas uniquement sur la Côte." "Même en supprimant des trains, ceux qui souhaitent se rendre aujourd'hui à Blankenberge ou plus généralement à la Côte pourront toujours le faire grâce aux bus, trams et trains en provenance de gares de stations balnéaires voisines ou en venant en voiture." Le ministre de la Mobilité ajoute que des discussions sont en cours avec les autorités politiques et les acteurs de la mobilité afin de pouvoir gérer cette situation "de la façon la plus constructive et la plus efficace possible".