L'ex-préformateur a rappelé les revendications de son parti dans le cadre de négociations en vue former un gouvernement fédéral: relèvement des pensions à 1.500 euros, augmentation des bas salaires, refinancement des soins de santé, relèvement des allocations sociales les plus basses au-dessus du seuil de pauvreté, financement à long terme de la sécurité sociale.

"Même avec la N-VA, contre toute attente, on a pu convaincre avec nos camarades socialistes du nord, qu'il fallait avancer dans toutes ces directions. On a été largement entendu, on était très proches d'avoir des avancées sociales significatives pour notre pays", a assuré M. Magnette. "On a dû constater que ni les libéraux, ni les écologistes n'ont voulu avancer dans cette direction", a-t-il ajouté.

Facebook Live - 21/08/2020

Geplaatst door Paul Magnette op Vrijdag 21 augustus 2020

Pourtant, selon M. Magnette, sur le plan environnemental, les discussions avec les nationalistes avaient permis d'arriver à peu près au même résultat qu'au mois de novembre quand le président du PS avait tenté de mettre sur pied une coalition arc-en-ciel avec les libéraux et les écologistes. Il n'a toutefois dit mot du maintien d'une capacité nucléaire qui, d'après le président de la N-VA, se trouvait dans le projet d'accord.

Les négociations avec les nationalistes ont également porté sur une réforme institutionnelle. Ce n'est pas la priorité du moment, a reconnu M. Magnette. Mais le socialiste insiste sur l'importance de ce chapitre. "Un jour ou l'autre, avant 2024, on doit se préparer à mettre de l'ordre dans la Belgique", a-t-il ajouté, en évoquant les systèmes fédéraux allemand, suisse ou canadien "efficaces".

Le PS n'exclut pas des élections mais si elles ne débouchent pas sur des possibilités de majorités claires, un round de négociation aussi compliqué que le round actuel s'ouvrira, a-t-il averti.

Un entretien "constructif" entre les Verts et Lachaert

Egbert Lachaert et le roi Philippe, Belga
Egbert Lachaert et le roi Philippe © Belga

Le président de l'Open Vld, Egbert Lachaert, s'est entretenu avec les écologistes. Aucune des parties n'a voulu faire des commentaires, sinon pour dire qu'il s'agissait d'une réunion "constructive".

Le libéral flamand a été chargé mardi par le Roi de prendre les initiatives nécessaires en vue de former un gouvernement disposant d'une large majorité au parlement. Son premier rapport est attendu vendredi prochain. La mission confiée à M. Lachaert suit l'échec de la préformation menée par les présidents du PS et de la N-VA, Paul Magnette et Bart De Wever. Ni les écologistes, ni les libéraux n'ont voulu rejoindre la "bulle des cinq" formée par la N-VA, les socialistes et les chrétiens-démocrates. M. De Wever a particulièrement visé, lundi, l'Open Vld, qui n'a pas voulu rompre son alliance avec le MR, son pendant francophone. M

. Lachaert veut éprouver les différentes possibilités qui s'offrent à lui et s'entretient avec les différents partis qui ont, jusqu'à présent, participé aux discussions. Un entretien a déjà eu lieu avec la N-VA. Selon des indiscrétions parues dans les médias, celui-ci ne se serait pas très bien passé. Vendredi, le président du PS, Paul Magnette, a quant à lui tenu un "Facebook live" avec les militants socialistes. Il a rappelé les avancées sociales obtenues dans le cadre des discussions avec M. De Wever. "Nos demandes ne changeront pas", a-t-il averti.

L'ex-préformateur a rappelé les revendications de son parti dans le cadre de négociations en vue former un gouvernement fédéral: relèvement des pensions à 1.500 euros, augmentation des bas salaires, refinancement des soins de santé, relèvement des allocations sociales les plus basses au-dessus du seuil de pauvreté, financement à long terme de la sécurité sociale. "Même avec la N-VA, contre toute attente, on a pu convaincre avec nos camarades socialistes du nord, qu'il fallait avancer dans toutes ces directions. On a été largement entendu, on était très proches d'avoir des avancées sociales significatives pour notre pays", a assuré M. Magnette. "On a dû constater que ni les libéraux, ni les écologistes n'ont voulu avancer dans cette direction", a-t-il ajouté. Pourtant, selon M. Magnette, sur le plan environnemental, les discussions avec les nationalistes avaient permis d'arriver à peu près au même résultat qu'au mois de novembre quand le président du PS avait tenté de mettre sur pied une coalition arc-en-ciel avec les libéraux et les écologistes. Il n'a toutefois dit mot du maintien d'une capacité nucléaire qui, d'après le président de la N-VA, se trouvait dans le projet d'accord. Les négociations avec les nationalistes ont également porté sur une réforme institutionnelle. Ce n'est pas la priorité du moment, a reconnu M. Magnette. Mais le socialiste insiste sur l'importance de ce chapitre. "Un jour ou l'autre, avant 2024, on doit se préparer à mettre de l'ordre dans la Belgique", a-t-il ajouté, en évoquant les systèmes fédéraux allemand, suisse ou canadien "efficaces".Le PS n'exclut pas des élections mais si elles ne débouchent pas sur des possibilités de majorités claires, un round de négociation aussi compliqué que le round actuel s'ouvrira, a-t-il averti.