On ne va pas cracher dans la soupe. Depuis les mois qu'on écrit inlassablement l'urgence et l'importance qu'il y a à doter la Belgique d'un gouvernement de plein exercice, pour gérer la crise sanitaire, établir un plan de relance digne de ce nom, définir une trajectoire budgétaire, une fumée blanche s'est enfin élevée au-dessus du pays. Les sept partis de la future coalition Vivaldi ont en effet trouvé un compromis qui définit les contours d'un accord de gouvernement et un calendrier.

Dans la foulée, le Roi a pu avancer et nommer un duo de co-formateurs.

Donc non, on ne crachera pas dans la soupe.

Même si elle risque d'être un peu fadasse. Les ingrédients apportés par chacun - qui le gel d'une révision de la loi sur l'IVG, qui l'absence de nouvel impôt ou une réforme du marché du travail, qui la revalorisation de la pension minimum à 1500 euros, qui un pacte climatique et la confirmation du stop nucléaire- dilueront inévitablement l'ensemble.

Même si elle sera servie par une brigade dont le capital-confiance est déjà largement entamé. En salle comme en cuisine. Une brigade davantage poussée dans le dos par la crainte de leurs ennemis communs, l'extrémisme et les urnes, que par un objectif commun.

Même si on craint qu'elle ne puisse longtemps éviter les nouveaux débordements.

On ne va pas cracher dans la soupe. Depuis les mois qu'on écrit inlassablement l'urgence et l'importance qu'il y a à doter la Belgique d'un gouvernement de plein exercice, pour gérer la crise sanitaire, établir un plan de relance digne de ce nom, définir une trajectoire budgétaire, une fumée blanche s'est enfin élevée au-dessus du pays. Les sept partis de la future coalition Vivaldi ont en effet trouvé un compromis qui définit les contours d'un accord de gouvernement et un calendrier. Dans la foulée, le Roi a pu avancer et nommer un duo de co-formateurs.Donc non, on ne crachera pas dans la soupe. Même si elle risque d'être un peu fadasse. Les ingrédients apportés par chacun - qui le gel d'une révision de la loi sur l'IVG, qui l'absence de nouvel impôt ou une réforme du marché du travail, qui la revalorisation de la pension minimum à 1500 euros, qui un pacte climatique et la confirmation du stop nucléaire- dilueront inévitablement l'ensemble. Même si elle sera servie par une brigade dont le capital-confiance est déjà largement entamé. En salle comme en cuisine. Une brigade davantage poussée dans le dos par la crainte de leurs ennemis communs, l'extrémisme et les urnes, que par un objectif commun.Même si on craint qu'elle ne puisse longtemps éviter les nouveaux débordements.