Depuis que le PS de Paul Magnette a ordonné la mise sous tutelle de l'Union socialiste communale (USC) et de la fédération socialiste de Verviers, rien ne va plus !
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Depuis que le PS de Paul Magnette a ordonné la mise sous tutelle de l'Union socialiste communale (USC) et de la fédération socialiste de Verviers, rien ne va plus ! Ce mercredi, Michel Grignard (MR), élu depuis 2018, va quitter le conseil communal. "Il ne m'est plus possible de siéger sereinement à la place qui m'est confiée." "Au sein même de notre hémicycle, les valeurs auxquelles je suis viscéralement attaché étaient bafouées publiquement. (...) Le respect de la parole donnée, le respect de la loi, (...) le respect du droit des femmes". Si Grignard assure être encore attaché à son parti, la saga verviétoise l'a ulcéré.Une majorité PS-MR-Nouveau Verviers-CDH a été trouvée pour faire bourgmestre Jean-François Istasse, 7e score sur la liste PS en 2018, violant ainsi l'esprit du code de la démocratie locale et de la décentralisation. Entre-temps, la bourgmestre en titre (Muriel Targnion, PS) a été exclue de son parti, une jeune conseillère communale a rendu sa carte (Laurie Maréchal, PS), deux élus dégoûtés ou embarrassés vont quitter le conseil communal (Didier Nyssen, PS, et Marc Elsen, CDH), un échevin et président de fédération a suspendu son affiliation au PS après s'être vu priver de ses mandats internes pendant deux ans par la commission de vigilance du parti (Alexandre Loffet, PS). Le président local du CDH a jeté l'éponge, de même que cinq des six membres du bureau de l'USC de Verviers. La lettre très ferme de Marc Goblet (député fédéral et ancien syndicaliste) et Yvan Ylieff (ancien ministre), signée par une trentaine de militants, n'a reçu qu'une pâle réponse du trio chargé de la tutelle verviétoise. Silence du boulevard de l'Empereur, siège du PS. L'intervention du Hervien et ministre-président communautaire Pierre-Yves Jeholet (MR) a accru l'impression d'une minoration des Verviétois par les appareils de parti. Un gâchis démocratique et humain. Le 14 septembre, le conseil communal devra approuver le mécanisme inventé pour éviter de nommer à la tête de la Ville Hasan Aydin, 2e score en voix de préférence. L'homme, précisément, que Muriel Targnion et sa majorité (20 signatures sur 23), voulaient écarter de la présidence du CPAS et qui fut repêché in extremis par le PS de Paul Magnette, s'appuyant sur quelques intelligences locales...