L'année 2021 s'est terminée, le 29 décembre dernier, sur un Codeco... qui n'en était pas un. Suite au recours introduit en extrême urgence par des acteurs du monde culturel, le gouvernement avait revu sa copie, mais avait simplement communiqué via un communiqué de presse et non en tenant une habituelle conférence de presse.

L'année 2022 débute, elle aussi, par un Codeco. Un "vrai", cette fois. Et même deux.

Le premier aura lieu ce jeudi 6 janvier, a-t-on appris dimanche. Les représentants des gouvernements fédéral, communautaires et régionaux feront le point sur les mesures actuellement en vigueur, au regard de deux paramètres: la progression du variant Omicron et son effet aussi bien sur les contaminations que les hospitalisations, et la progression de la vaccination en dose de rappel contre la Covid-19.

La situation dans les différents secteurs soumis à des restrictions sera évaluée, non seulement la culture mais aussi le sport, dont les compétitions sont privées de public, ou encore le monde de la nuit.

Dans la foulée du premier recours, d'autres ont récemment été introduits auprès du Conseil d'Etat, de la part notamment de propriétaires de bowling, mais aussi à nouveau du secteur culturel. Concernant les jauges, cette fois. Les salles de spectacles ne comprennent pas pourquoi elles doivent respecter une capacité de 50 personnes, alors que les salles de cinéma, par exemple, peuvent en accueillir 200.

Toutefois, de sources gouvernementales, la prudence, voire un grand scepticisme était de mise quant à l'annonce d'éventuels assouplissements vu la forte progression des contaminations. Il sera davantage question d'un "planning" offrant des perspectives. Pour les événements de masse, le travail devrait se faire en fonction de jauges, étape par étape, à la manière de ce qui avait été décidé pour le "plan été" de l'an passé.

Le deuxième Codeco prévu en janvier, soit le 14 ou le 21 selonLe Soir, s'inscrira quant à lui dans l'idée d'un baromètre offrant une plus grande visibilité à long terme sur les mesures à prendre et le moment de les décider. Il n'est pas question seulement de restrictions ou d'assouplissements, mais également de l'approvisionnement en vaccins et en matériel de test, et de l'infrastructure nécessaire pour vacciner et tester.

Plus d'une vingtaine de Codeco ont eu lieu en 2021. Le rétropédalage concernant le secteur culturel, fin décembre, aura posé la question de l'efficacité de cette méthode de concertation. "Le Codeco a été critiqué à raison, mais aussi à tort", expliquait récemment au Vif le politologue Pascal Delwit. Selon lui, le fédéralisme complique la mise en place d'un autre modèle de concertation. "Les compétences de la lutte contre la pandémie sont partagées entre entités fédérées et Etat fédéral. D'ailleurs, c'est le cas dans tous les autres Etats fédéraux. En Allemagne, par exemple, il y a beaucoup de similitudes dans la gestion de la crise par rapport à la Belgique. Il y a une concertation entre l'Etat fédéral et les Länder. La gestion de crise y est également très chahutée". Et de rappeler qu'en France, où la gestion de la crise est au contraire centralisée, "on observe aussi que toutes les décisions n'ont pas été bonnes, et c'est peu de le dire".

L'année 2021 s'est terminée, le 29 décembre dernier, sur un Codeco... qui n'en était pas un. Suite au recours introduit en extrême urgence par des acteurs du monde culturel, le gouvernement avait revu sa copie, mais avait simplement communiqué via un communiqué de presse et non en tenant une habituelle conférence de presse. L'année 2022 débute, elle aussi, par un Codeco. Un "vrai", cette fois. Et même deux. Le premier aura lieu ce jeudi 6 janvier, a-t-on appris dimanche. Les représentants des gouvernements fédéral, communautaires et régionaux feront le point sur les mesures actuellement en vigueur, au regard de deux paramètres: la progression du variant Omicron et son effet aussi bien sur les contaminations que les hospitalisations, et la progression de la vaccination en dose de rappel contre la Covid-19. La situation dans les différents secteurs soumis à des restrictions sera évaluée, non seulement la culture mais aussi le sport, dont les compétitions sont privées de public, ou encore le monde de la nuit.Dans la foulée du premier recours, d'autres ont récemment été introduits auprès du Conseil d'Etat, de la part notamment de propriétaires de bowling, mais aussi à nouveau du secteur culturel. Concernant les jauges, cette fois. Les salles de spectacles ne comprennent pas pourquoi elles doivent respecter une capacité de 50 personnes, alors que les salles de cinéma, par exemple, peuvent en accueillir 200. Toutefois, de sources gouvernementales, la prudence, voire un grand scepticisme était de mise quant à l'annonce d'éventuels assouplissements vu la forte progression des contaminations. Il sera davantage question d'un "planning" offrant des perspectives. Pour les événements de masse, le travail devrait se faire en fonction de jauges, étape par étape, à la manière de ce qui avait été décidé pour le "plan été" de l'an passé. Le deuxième Codeco prévu en janvier, soit le 14 ou le 21 selonLe Soir, s'inscrira quant à lui dans l'idée d'un baromètre offrant une plus grande visibilité à long terme sur les mesures à prendre et le moment de les décider. Il n'est pas question seulement de restrictions ou d'assouplissements, mais également de l'approvisionnement en vaccins et en matériel de test, et de l'infrastructure nécessaire pour vacciner et tester.Plus d'une vingtaine de Codeco ont eu lieu en 2021. Le rétropédalage concernant le secteur culturel, fin décembre, aura posé la question de l'efficacité de cette méthode de concertation. "Le Codeco a été critiqué à raison, mais aussi à tort", expliquait récemment au Vif le politologue Pascal Delwit. Selon lui, le fédéralisme complique la mise en place d'un autre modèle de concertation. "Les compétences de la lutte contre la pandémie sont partagées entre entités fédérées et Etat fédéral. D'ailleurs, c'est le cas dans tous les autres Etats fédéraux. En Allemagne, par exemple, il y a beaucoup de similitudes dans la gestion de la crise par rapport à la Belgique. Il y a une concertation entre l'Etat fédéral et les Länder. La gestion de crise y est également très chahutée". Et de rappeler qu'en France, où la gestion de la crise est au contraire centralisée, "on observe aussi que toutes les décisions n'ont pas été bonnes, et c'est peu de le dire".