Nouvel avertissement jaune aux orages pour la journée de lundi

Un nouvel avertissement jaune aux orages est émis pour la journée de lundi, annonce l'Institut Royal météorologique (IRM) dimanche après-midi.

Un avertissement jaune était en cours ce dimanche jusqu'à 23h00. Dans l'après-midi et la soirée, des averses et quelques orages se développeront encore sur la Belgique. Sur son passage, une cellule orageuse sera en général à l'origine de 10 à 20 litres au mètre carré.

Lundi, la convection se remettra très rapidement en marche, avec de nouvelles averses intenses et orageuses à partir de l'ouest. Pendant un orage, l'IRM attend autour de 10 à 30 litres au mètre carré. Un nouvel avertissement jaune est donc édicté pour l'ensemble du territoire. Il entrera en vigueur dès 04h00 du matin jusqu'à 23h00, le risque se décalant dans la journée de l'ouest vers l'est.

Ll'afflux était énorme: un carnage

Entre samedi soir et dimanche matin, les pompiers de la zone NAGE (qui couvre Namur, Andenne, Gembloux et Éghezée) ont effectué plus de 500 interventions en relation avec les inondations, principalement sur les territoires de Namur et La Bruyère.

Le même nombre d'interventions a été réalisé dans la journée de dimanche. "On n'a pas encore compté exactement. Mais l'afflux était énorme: un carnage. Il y a eu au moins autant d'interventions la journée de dimanche que la nuit qui a précédé. On avoisine le millier d'interventions en 24 heures rien que sur la zone de secours NAGE", a estimé le capitaine Maxime Lurquin.

La cellule de crise locale s'était réunie dimanche matin à 09h00 afin de faire le bilan des événements et de poursuivre les interventions. Les situations d'urgence avaient été prises en charge rapidement samedi soir. Plus de 552 interventions des pompiers avaient été réalisées à Namur depuis le début des précipitations. La priorité avait été donnée samedi soir aux opérations de sécurisation de personnes et de bâtiments.

"De manière préventive face aux prévisions d'intempéries, le plan communal d'urgence a été actionné dès vendredi, ce qui a permis aux intervenants d'être directement mobilisés et de gagner en temps de réaction", a expliqué le bourgmestre de Namur Maxime Prévot.

Belga
© Belga

Samedi soir, une trentaine de personnes avaient dû être relogées, notamment en raison des risques que faisaient peser les inondations et infiltrations sur l'installation électrique de certaines habitations. Le territoire de la ville de Namur, qui s'étend sur 175 km² depuis la fusion de 26 anciennes communes, a été touchée tant dans les zones résidentielles ou semi-rurales - Vedrin, Wépion, Daussoulx... - que dans le centre urbain, en particulier le quartier de Bomel et La Plante.

"La source des inondations de ce samedi réside principalement dans le mauvais entretien des bassins d'orages le long des autoroutes", selon M. Prévot. "J'ai demandé à la Région qu'elle agisse pour les curer rapidement."

Belga
© Belga

Les services communaux et la zone de secours NAGE (Namur-Andenne-Gembloux-Éghezée) ont été mandatés par les autorités communales pour mener des opérations de nettoyage dans les rues les plus touchées ainsi que pour ausculter les zones les plus touchées samedi et curer les avaloirs. Des renforts ont été sollicités auprès du Centre de crise wallon et de la Défense nationale.

Lundi et dans le courant de la semaine, les pompiers de Namur doivent terminer les opérations de pompage d'eau de grande envergure et évacuer les gravats. "95% des opérations de pompage ont été réalisées. Nous devons encore nous occuper de volumes importants comme des caves de supermarchés, avec le concours de la protection civile", a précisé M. Lurquin.

Pour ce faire, la zone de secours peut compter sur la collaboration avec la Défense, de la protection civile et l'appui logistique d'autres zones de secours, de villes et communes ainsi que de certains agriculteurs ayant mis leur tracteur à disposition.

Les murs et bâtiment sont également analysés et leur stabilité vérifiée. En ce qui concerne le mur qui s'est effondré sur la chaussée du casino de Namur, provoquant la fermeture de la route régionale, tout est sous contrôlé. Les mètres cubes de terres et gravats ont été dégagés sans faire de victime. Les maisons alentour ne présentant pas de danger immédiat, leurs habitants ont donc pu les réintégrer. "L'ingénieur en stabilité reviendra lundi car l'obscurité ne lui a pas permis de réaliser son expertise de manière optimale", a précisé M. Prévot, qui a assisté aux déblaiements. Reste que cette portion de la N92 vers Dinant à hauteur du casino de Namur reste inaccessible dans l'intervalle. Une déviation est mise en place. Une consolidation préventive du mur qui s'est écroulé est en cours par la Région wallonne.

Belga
© Belga

Outre la priorisation des interventions de pompage par les pompiers et de nettoyage de routes de la boue et des gravats qui les encombrent, la cellule de crise s'est penchée sur les précipitations annoncées. "Nous avons identifié les lieux à vérifier prioritairement pour réduire le risque de nouveau débordement. De nouvelles inondations ne sont pas à exclure tout prochainement. Même si les précipitations annoncées sont plus faibles, elles vont arriver sur un terrain encore gorgé d'eau. Nous faisons preuve de beaucoup de vigilance", a jouté le bourgmestre.

Les citoyens namurois qui souhaitent sécuriser leur habitation avec des sacs de sable peuvent en obtenir à la caserne de la zone NAGE à Jambes dès ce dimanche à partir de 13h00. Des containers doivent être installés dimanche après-midi en différents lieux pour que les personnes sinistrées puissent évacuer les objets abîmés.

La commune limitrophe de La Bruyère a été aussi été touchée durement. Une dizaine d'hommes ont été mobilisés dimanche matin pour vider les habitations sinistrées et dégager les axes encombrés. Quelques rues sont également sans eau et une distribution d'eau potable est prévue. "Les structures de certains ponts sont fragilisées", a mis en garde le collège de La Bruyère, qui demande à la population de limiter ses déplacements par mesure de sécurité.

Plusieurs routes fermées à la circulation en province de Namur

Plusieurs routes sont fermées sur le territoire de la province de Namur, prévient le gouverneur Denis Mathen qui demande aux automobilistes de laisser la priorité aux véhicules de secours.

Sur la zone de police de FloWal (Florennes-Walcourt), la route de Charleroi à Yves-Gomzée (rue principale) est toujours fermée pour des raisons de sécurité.

Sur la zone de police Haute-Meuse (Dinant, Hastière, Yvoir, Anhée et Onhaye), la route de la Molignée est fermée entre le lieu de départ des Draisines et Falaën. La chaussée de Dinant était encore fermée d'Anhée à Bouvignes-Sur-Meuse en début de journée.

Sur la zone de police Entre Sambre et Meuse (Floreffe, Fosses-la-Ville, Mettet et Profondeville), la rue du Monty et le bas de la rue des fonds (Lustin) sont barrées.

Sur la zone de police de Namur-Capitale, la chaussée de Dinant à La Plante est toujours barrée suite à un éboulement tandis que la rue Armand De Wasseige à Wépion est barrée sur 50 mètres.

"D'autres problèmes sont susceptibles d'être rencontrés ailleurs : soyez vigilants", invite le gouverneur qui demande aux automobilistes de laisser la priorité aux engins de remblaiement et aux services de secours.

Entre samedi soir et dimanche matin, les pompiers de la zone NAGE (qui couvre Namur, Andenne, Gembloux et Éghezée) ont effectué plus de 500 interventions en relation avec les inondations, principalement sur les territoires de Namur et La Bruyère. Le même nombre d'interventions a été réalisé dans la journée de dimanche. "On n'a pas encore compté exactement. Mais l'afflux était énorme: un carnage. Il y a eu au moins autant d'interventions la journée de dimanche que la nuit qui a précédé. On avoisine le millier d'interventions en 24 heures rien que sur la zone de secours NAGE", a estimé le capitaine Maxime Lurquin.La cellule de crise locale s'était réunie dimanche matin à 09h00 afin de faire le bilan des événements et de poursuivre les interventions. Les situations d'urgence avaient été prises en charge rapidement samedi soir. Plus de 552 interventions des pompiers avaient été réalisées à Namur depuis le début des précipitations. La priorité avait été donnée samedi soir aux opérations de sécurisation de personnes et de bâtiments. "De manière préventive face aux prévisions d'intempéries, le plan communal d'urgence a été actionné dès vendredi, ce qui a permis aux intervenants d'être directement mobilisés et de gagner en temps de réaction", a expliqué le bourgmestre de Namur Maxime Prévot. Samedi soir, une trentaine de personnes avaient dû être relogées, notamment en raison des risques que faisaient peser les inondations et infiltrations sur l'installation électrique de certaines habitations. Le territoire de la ville de Namur, qui s'étend sur 175 km² depuis la fusion de 26 anciennes communes, a été touchée tant dans les zones résidentielles ou semi-rurales - Vedrin, Wépion, Daussoulx... - que dans le centre urbain, en particulier le quartier de Bomel et La Plante. "La source des inondations de ce samedi réside principalement dans le mauvais entretien des bassins d'orages le long des autoroutes", selon M. Prévot. "J'ai demandé à la Région qu'elle agisse pour les curer rapidement." Les services communaux et la zone de secours NAGE (Namur-Andenne-Gembloux-Éghezée) ont été mandatés par les autorités communales pour mener des opérations de nettoyage dans les rues les plus touchées ainsi que pour ausculter les zones les plus touchées samedi et curer les avaloirs. Des renforts ont été sollicités auprès du Centre de crise wallon et de la Défense nationale.Lundi et dans le courant de la semaine, les pompiers de Namur doivent terminer les opérations de pompage d'eau de grande envergure et évacuer les gravats. "95% des opérations de pompage ont été réalisées. Nous devons encore nous occuper de volumes importants comme des caves de supermarchés, avec le concours de la protection civile", a précisé M. Lurquin. Pour ce faire, la zone de secours peut compter sur la collaboration avec la Défense, de la protection civile et l'appui logistique d'autres zones de secours, de villes et communes ainsi que de certains agriculteurs ayant mis leur tracteur à disposition. Les murs et bâtiment sont également analysés et leur stabilité vérifiée. En ce qui concerne le mur qui s'est effondré sur la chaussée du casino de Namur, provoquant la fermeture de la route régionale, tout est sous contrôlé. Les mètres cubes de terres et gravats ont été dégagés sans faire de victime. Les maisons alentour ne présentant pas de danger immédiat, leurs habitants ont donc pu les réintégrer. "L'ingénieur en stabilité reviendra lundi car l'obscurité ne lui a pas permis de réaliser son expertise de manière optimale", a précisé M. Prévot, qui a assisté aux déblaiements. Reste que cette portion de la N92 vers Dinant à hauteur du casino de Namur reste inaccessible dans l'intervalle. Une déviation est mise en place. Une consolidation préventive du mur qui s'est écroulé est en cours par la Région wallonne. Outre la priorisation des interventions de pompage par les pompiers et de nettoyage de routes de la boue et des gravats qui les encombrent, la cellule de crise s'est penchée sur les précipitations annoncées. "Nous avons identifié les lieux à vérifier prioritairement pour réduire le risque de nouveau débordement. De nouvelles inondations ne sont pas à exclure tout prochainement. Même si les précipitations annoncées sont plus faibles, elles vont arriver sur un terrain encore gorgé d'eau. Nous faisons preuve de beaucoup de vigilance", a jouté le bourgmestre. Les citoyens namurois qui souhaitent sécuriser leur habitation avec des sacs de sable peuvent en obtenir à la caserne de la zone NAGE à Jambes dès ce dimanche à partir de 13h00. Des containers doivent être installés dimanche après-midi en différents lieux pour que les personnes sinistrées puissent évacuer les objets abîmés. La commune limitrophe de La Bruyère a été aussi été touchée durement. Une dizaine d'hommes ont été mobilisés dimanche matin pour vider les habitations sinistrées et dégager les axes encombrés. Quelques rues sont également sans eau et une distribution d'eau potable est prévue. "Les structures de certains ponts sont fragilisées", a mis en garde le collège de La Bruyère, qui demande à la population de limiter ses déplacements par mesure de sécurité.