Sa voix rocailleuse interpellait, son discours tranché et indigné marquait, sous le couvert d'une vraie gentillesse apparente. Sous le gouvernement Michel, avec la coalition "suédoise" (N-VA, libéraux et CD&V), Marc Goblet avait combattu de façon incessante les "reculs sociaux" décidés, notamment le report de l'âge de la pension à 67 ans.

Son décès a été annoncé ce mercredi après-midi. Il avait été contraint de se retirer lors de son poste avant terme, atteint d'une maladie au foie, pour laquelle il avait finalement subi une greffe.

Un fidèle soldat rouge vif

Ce fidèle soldat du syndicalisme, qui a fait toute sa carrière au sein de la FGTB depuis le bas de l'échelle, ne cessait d'exprimer sa colère sur les plateaux de télévision et d'haranguer ses troupes lors de nombreuses manifestations. Il était devenu la "tête de turc" préférée des libéraux.

Depuis son retrait de la tête de la FGTB, Marc Goblet était devenu parlementaire fédéral PS, un parti pour lequel il avait déjà été échevin dans sa commune d'Herve. Ses convictions socialistes étaient bien ancrées dans un syndicalisme de combat. Rouge vif.

Sur les bancs de la Chambre, récemment, il avait cosigné une proposition de décret sur la norme salariale avec le chef de file du PTB, Raoul Hedebouw. Sous sa présidence, le syndicat socialiste avait adopté des positions tranchées et s'était placé à équidistance de tous les partis de gauche, PS, Ecolo et PTB - même si son coeur battait en priorité pour le PS.

"Un homme engagé, courageux"

Les hommages se sont multipliés dans le monde politique, à l'annonce de son décès. "Nous perdons un homme engagé, courageux et qui a consacré sa vie au service des autres", salue le groupe PS de la Chambre. "Si triste d'apprendre le décès de Marc, souligne Paul Magnette, président du PS. Quelle leçon de vie que cet homme. Une existence de combat, à la FGTB et au PS, pour défendre ses idées. Même diminué, il ne lâchait rien! Quel courage. Nous sommes fiers de t'avoir connu. Nous ne t'oublierons pas. Soutien à tes proches."

De le rang des autres partis, les pensées sont présentes également. "Un mec de combats et de convictions", souligne Jean-Marc Nollet (Ecolo). "Son engagement, sans commune mesure, restera longtemps ancré dans nos mémoires", appuie Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo/Groen à la Chambre.

Catherine Fonck, cheffe de groupe CDH à la Chambre, salue "un homme de combats et de convictions", elle aussi. "Touché par la mort de Marc Goblet, écrit Georges-Louis Bouchez, président du MR. Malgré nos différences, j'avais pu apprécier l'homme de convictions, de combats qu'il était. Souvenir de quelques échanges, passionnés, mais toujours respectueux."

"Marc, tu n'es plus, déplore Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB. Je suis triste aujourd'hui. Ta combativité et ta loyauté aux travailleurs resteront une inspiration pour nos futurs combats. Le combat interpro était le moteur de ton engagement. Merci pour nos combats communs pour de meilleurs salaires pour les travailleurs."

Sa voix rocailleuse interpellait, son discours tranché et indigné marquait, sous le couvert d'une vraie gentillesse apparente. Sous le gouvernement Michel, avec la coalition "suédoise" (N-VA, libéraux et CD&V), Marc Goblet avait combattu de façon incessante les "reculs sociaux" décidés, notamment le report de l'âge de la pension à 67 ans.Son décès a été annoncé ce mercredi après-midi. Il avait été contraint de se retirer lors de son poste avant terme, atteint d'une maladie au foie, pour laquelle il avait finalement subi une greffe.Ce fidèle soldat du syndicalisme, qui a fait toute sa carrière au sein de la FGTB depuis le bas de l'échelle, ne cessait d'exprimer sa colère sur les plateaux de télévision et d'haranguer ses troupes lors de nombreuses manifestations. Il était devenu la "tête de turc" préférée des libéraux.Depuis son retrait de la tête de la FGTB, Marc Goblet était devenu parlementaire fédéral PS, un parti pour lequel il avait déjà été échevin dans sa commune d'Herve. Ses convictions socialistes étaient bien ancrées dans un syndicalisme de combat. Rouge vif.Sur les bancs de la Chambre, récemment, il avait cosigné une proposition de décret sur la norme salariale avec le chef de file du PTB, Raoul Hedebouw. Sous sa présidence, le syndicat socialiste avait adopté des positions tranchées et s'était placé à équidistance de tous les partis de gauche, PS, Ecolo et PTB - même si son coeur battait en priorité pour le PS.Les hommages se sont multipliés dans le monde politique, à l'annonce de son décès. "Nous perdons un homme engagé, courageux et qui a consacré sa vie au service des autres", salue le groupe PS de la Chambre. "Si triste d'apprendre le décès de Marc, souligne Paul Magnette, président du PS. Quelle leçon de vie que cet homme. Une existence de combat, à la FGTB et au PS, pour défendre ses idées. Même diminué, il ne lâchait rien! Quel courage. Nous sommes fiers de t'avoir connu. Nous ne t'oublierons pas. Soutien à tes proches."De le rang des autres partis, les pensées sont présentes également. "Un mec de combats et de convictions", souligne Jean-Marc Nollet (Ecolo). "Son engagement, sans commune mesure, restera longtemps ancré dans nos mémoires", appuie Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo/Groen à la Chambre.Catherine Fonck, cheffe de groupe CDH à la Chambre, salue "un homme de combats et de convictions", elle aussi. "Touché par la mort de Marc Goblet, écrit Georges-Louis Bouchez, président du MR. Malgré nos différences, j'avais pu apprécier l'homme de convictions, de combats qu'il était. Souvenir de quelques échanges, passionnés, mais toujours respectueux.""Marc, tu n'es plus, déplore Raoul Hedebouw, porte-parole national du PTB. Je suis triste aujourd'hui. Ta combativité et ta loyauté aux travailleurs resteront une inspiration pour nos futurs combats. Le combat interpro était le moteur de ton engagement. Merci pour nos combats communs pour de meilleurs salaires pour les travailleurs."