Les 4 syndicats policiers étaient présents. Ils avaient amené leurs couleurs, de multiples drapeaux, des pétards et des fumigènes. Les policiers ont hué les représentants de l'État à leur arrivée.

"Nous sommes les gardiens régaliens de l'autorité et être présents aujourd'hui est donc pour nous hautement symbolique", explique Raoul Moulin, secrétaire permanent pour la police à la CSC. "C'est un acte fort, un acte de rupture. On a eu les attentats, puis la pandémie. La ministre nous avait dit qu'on méritait plus qu'une prime et au final, on nous dit qu'on n'aura rien. C'est un appel au roi, au chef de l'État, pour dire que quelque chose doit être fait pour les policiers".

Les syndicats de police entendent protester contre la révision de l'organisation des fins de carrière et contre le blocage des négociations sur une revalorisation salariale.

"On n'a plus été augmenté depuis la réforme des polices d'avril 2001", rappelle Frédéric Fortunato, permanent syndical SNPS. "Après le conclave budgétaire en octobre, la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden a retiré les 60 millions pour la revalorisation salariale, qui étaient sur la table des négociations depuis quelques mois, car les Communes n'ont pas d'argent. Mais, on le savait déjà."

S'ajoute au mécontentement le possible retrait de l'aménagement permettant aux policiers de bénéficier d'un départ à la pension anticipé, qui a été repoussé de 56 à 62-63 ans, au motif qu'il y a notamment des places aménagées dans les bureaux pour les fins de carrière. La suppression des 100 millions sur la législature pour le fonctionnement de la police fédérale est perçue comme un autre coup dur.

Il s'agit d'une première action d'une longue série de deux mois.

Les 4 syndicats policiers étaient présents. Ils avaient amené leurs couleurs, de multiples drapeaux, des pétards et des fumigènes. Les policiers ont hué les représentants de l'État à leur arrivée. "Nous sommes les gardiens régaliens de l'autorité et être présents aujourd'hui est donc pour nous hautement symbolique", explique Raoul Moulin, secrétaire permanent pour la police à la CSC. "C'est un acte fort, un acte de rupture. On a eu les attentats, puis la pandémie. La ministre nous avait dit qu'on méritait plus qu'une prime et au final, on nous dit qu'on n'aura rien. C'est un appel au roi, au chef de l'État, pour dire que quelque chose doit être fait pour les policiers". Les syndicats de police entendent protester contre la révision de l'organisation des fins de carrière et contre le blocage des négociations sur une revalorisation salariale. "On n'a plus été augmenté depuis la réforme des polices d'avril 2001", rappelle Frédéric Fortunato, permanent syndical SNPS. "Après le conclave budgétaire en octobre, la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden a retiré les 60 millions pour la revalorisation salariale, qui étaient sur la table des négociations depuis quelques mois, car les Communes n'ont pas d'argent. Mais, on le savait déjà." S'ajoute au mécontentement le possible retrait de l'aménagement permettant aux policiers de bénéficier d'un départ à la pension anticipé, qui a été repoussé de 56 à 62-63 ans, au motif qu'il y a notamment des places aménagées dans les bureaux pour les fins de carrière. La suppression des 100 millions sur la législature pour le fonctionnement de la police fédérale est perçue comme un autre coup dur. Il s'agit d'une première action d'une longue série de deux mois.