Le premier constat de l'enquête, réalisée par Test-achat auprès de 3.370 personnes âge de 25 à 79 ans, est qu'il existe une réalité sensiblement différente selon quel côté de la barrière linguistique on se trouve. Si on effectue une moyenne nationale, on estime que 68 % des personnes interrogées affirment qu'il est difficile, très difficile, voire impossible, d'épargner. En Wallonie, ce chiffre grimpe à 76.9 %, soit une proportion nettement supérieure à la moyenne nationale, alors qu'en Flandre il n'est "que" de 62%. Autre différence notable : on estime que pour 39% des Belges, il est très difficile, voire impossible de mettre de côté. Ce chiffre baisse à 33% en Flandre et remonte à 40 % à Bruxelles et à 49% en Wallonie.
...

Le premier constat de l'enquête, réalisée par Test-achat auprès de 3.370 personnes âge de 25 à 79 ans, est qu'il existe une réalité sensiblement différente selon quel côté de la barrière linguistique on se trouve. Si on effectue une moyenne nationale, on estime que 68 % des personnes interrogées affirment qu'il est difficile, très difficile, voire impossible, d'épargner. En Wallonie, ce chiffre grimpe à 76.9 %, soit une proportion nettement supérieure à la moyenne nationale, alors qu'en Flandre il n'est "que" de 62%. Autre différence notable : on estime que pour 39% des Belges, il est très difficile, voire impossible de mettre de côté. Ce chiffre baisse à 33% en Flandre et remonte à 40 % à Bruxelles et à 49% en Wallonie. C'est surtout "dans le Hainaut, au Luxembourg et dans la capitale, que la marge financière des gens est très réduite", dit le porte-parole de Test-achat dans De Morgen. Il ne trouve pourtant pas que la situation soit tellement plus rassurante en Flandre : "Tournez-le comme vous voulez : ces chiffres indiquent que le pouvoir d'achat est sous pression." Une étude de la KU Leuven à la fin de l'année dernière notait bien une augmentation du pouvoir d'achat de 5,2% entre 2014 et 2020 en raison de la politique gouvernementale, mais cela concernait moins les revenus les moins élevés. Des recherches de l'économiste Philippe Defeyt (Université de Namur) ont par contre démontré que la notion de pouvoir d'achat induisait parfois en erreur, car les biens dont les prix ont peu augmenté au cours des vingt dernières années, comme les vêtements ou les meubles, sont moins consommés. Par contre, le prix des dépenses quotidiennes comme l'eau, l'électricité ou les carburants automobiles, ont eux augmenté jusqu'à trois fois plus vite que le prix moyen. Aujourd'hui, "les personnes aux revenus les plus faibles dépensent jusqu'à 80 pour cent de leur argent uniquement pour l'énergie, la nourriture et le loyer", peut-on lire dans De Morgen. L'enquête de Test-Achats révèle que 60 % des Belges sont obligés de se priver sur des dépenses qui sont importantes pour eux. Et 5 % se trouvent dans une situation de pauvreté selon les critères de Test Achats.Test-Achats a voulu savoir quelles sont les dépenses qui posent le plus de problèmes pour un ménage belge. 37 postes de dépenses répartis en six catégories ont été établis: le logement, les soins de santé, l'alimentation quotidienne, la mobilité, la culture et les loisirs et l'éducation. Il ressort de l'étude que seuls 39% de la population seulement est à l'aise dans tous les critères. 56% des Belges signalent des difficultés dans au moins un des six domaines investigués, tandis que 5% sont considérés par l'étude comme en situation de pauvreté. La première chose qui passe à la trappe est les loisirs. Quatre des cinq premiers postes considérés comme importants, mais difficiles d'accès concernent en effet les loisirs. D'abord les excursions ou city trip, puis les sorties culturelles de type cinéma, concerts ou musées. Autre point qui grève sérieusement le budget des ménages, ce sont les dépenses liées à l'accès à l'enseignement supérieur et à l'université. C'est la dépense la plus difficile à supporter pour 30% des ménages. Il est vrai que le coût de la vie d'un étudiant a augmenté de 20% entre 2001 et 2008. Mais, et cela a quelque peu surpris les enquêteurs de Test-Achats, si cela est considéré comme important cela ne rentre pas dans la catégorie "dépense essentielle". On remarque aussi que les coûts liés à la petite enfance, soit la crèche ou le baby-sitting, sont aussi problématiques. Ils sont considérés comme très difficiles, voire impossibles pour un quart des ménages. Les Belges vont aussi chercher à économiser sur les dépenses santé qui ne sont pas de premières urgences comme les lunettes ou les appareils auditifs. Ou encore la visite chez le dentiste ou tout ce qui concerne la santé mentale. Beaucoup de ménages ne savent pas non plus faire face à des coûts imprévus liés à leur voiture.