La première : Cumuls, abus, impunité : c'était le " foutoir " dans la filiale d'Ogeo Fund, à Anvers.
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La première : Cumuls, abus, impunité : c'était le " foutoir " dans la filiale d'Ogeo Fund, à Anvers.La deuxième : Quand Moreau se cachait pour aller voir De Wever (vidéo).La troisième : L'" architecte préférée " de Stéphane Moreau a facturé 906 000 euros à Land Invest. Trois articles, en accès gratuit, issus de l'enquête que nous menons depuis des mois, avec le site d'information Apache, sur les montants dépensés par Ogeo Fund, le fonds de pension liégeois faisant partie de l'empire Publifin, désormais rebaptisé Enodia, durant ses six années (de 2011 à début 2018) d'actionnaire de Land Invest Project Management, société immobilière basée à Anvers. Nous avons déjà publié différents épisodes de la saga, dans le magazine ou sur levif.be uniquement. Ces trois derniers tirs en date étaient prévus, plus ou moins pour le début de ce mois. Pas pour des raisons de calendrier particulières, mais parce que l'investigation exige énormément de temps, de vérifications, de recoupements, de déchiffrages, d'expertises. Aussi parce que lorsqu'on entame un travail journalistique de cet acabit, on ne sait en réalité jamais où il mènera précisément. Et que, plus on creuse, après avoir reçu des documents la plupart du temps de sources anonymes, plus les découvertes peuvent se multiplier. Et donc déboucher sur une série d'articles, pas forcément prévus au début de l'enquête. C'est ce contexte qui explique nos trois récents " tirs ". Le choix du terme employé ici s'explique, lui, par ce qui ressemble de plus en plus à un affrontement entre, d'une part, Publifin/Enodia, certaines de ses branches, certains de ses dirigeants, certains de ses proches et, d'autre part, Le Vif/L'Express depuis que nous avons révélé le scandale Publifin, le 20 décembre 2016 sur... levif.be, déjà. Pour faire simple : en deux ans, nous avons publié plusieurs dossiers sur différents types de pratiques au sein du groupe liégeois qui, lui, et de façon tout à fait légitime, a régulièrement répondu en portant plainte devant le Conseil de déontologie journalistique. Comme si chacun rendait coup pour coup. Et voilà que, cette semaine, dans le magazine, nous dévoilons les coulisses de ce qu'on peut appeler le plan d'exfiltration de Stéphane Moreau. Visage et tête pensante de Publifin/Enodia. Une exfiltration, oui. Pour qu'il disparaisse des radars avant les élections du 26 mai (c'est l'objectif des trois grands partis francophones traditionnels, qui veulent se débarrasser de ce qui est désormais un symbole de mauvaise gouvernance), mais de la façon la plus avantageuse pour lui (c'est l'exigence de Stéphane Moreau, qui n'entend pas s'éjecter sans un parachute plus que doré). Un quatrième tir en quelques jours, en somme. Dans un duel qui oppose bien plus qu'un média et un groupe industriel. Et aux enjeux démocratiques bien plus larges et bien plus fondamentaux.