Dès samedi, le port du masque sera également imposé dans les magasins et les centres commerciaux, dans les cinémas, les salles de spectacle ou de conférence, les auditoires, les lieux de culte, les musées et les bibliothèques.

Cette liste pourrait être amenée à évoluer dans le temps, en fonction de la situation épidémiologique, ajoute le comité de concertation.

Le port du masque reste toujours fortement recommandé dans les autres situations.

Jeudi, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) avait été interrogée à la Chambre sur l'absence de décision quant au port obligatoire du masque dans les magasins. Un Comité de concertation non annoncé s'est finalement réuni en fin de journée en présence des membres du Groupe d'experts en charge de l'exit strategy (GEES).

"À cette occasion, ces derniers ont remis un nouveau rapport aux responsables politiques, dans lequel ils recommandent un élargissement de l'obligation du port du masque. Ils rejoignent ainsi l'avis émis par le Conseil supérieur de la Santé", détaillent les gouvernements fédéral et des entités fédérées dans un communiqué commun. "Sur cette base, le Comité de concertation a décidé d'élargir l'obligation du port du masque, suivant ainsi les nouvelles recommandations du GEES."

"Les citoyens qui ne respecteront pas l'obligation de port du masque dans les situations précitées s'exposent à une sanction pénale comme prévu dans l'arrêté ministériel. De plus, l'arrêté ministériel prévoira spécifiquement la possibilité de fermeture des établissements qui enfreindraient les règles en vigueur de manière répétée", avertit le comité de concertation.

Le port du masque était déjà obligatoire dans un nombre limité de situations, comme les transports en commun ou lors de l'exercice de profession avec contacts rapprochés (coiffure, etc.). Les masques ne sont par contre jamais obligatoires pour les enfants de moins de 12 ans. Des dispositions particulières sont également prévues pour les personnes qui ne peuvent pas porter un masque pour des raisons médicales.

Un Conseil national de Sécurité électronique entérinera la décision vendredi.

Dominique Michel, CEO de Comeos, belgaimage
Dominique Michel, CEO de Comeos © belgaimage

Comeos: "la responsabilité incombe au client"

Comeos "prend acte" de la décision du gouvernement d'imposer le port du masque dans les magasins à partir de samedi. La fédération du commerce et des services souligne cependant que ce n'est pas aux enseignes de se muer en policiers pour la faire respecter. "La responsabilité incombe au client", souligne-t-elle jeudi dans un communiqué.

Pour la Fédération du commerce, il est "inacceptable" que le nouveau règlement prévoie que les magasins puissent être sanctionnés si les clients ne portent pas de masque.

"Légalement, nous n'avons pas aujourd'hui la possibilité de refuser l'accès physiquement aux clients qui ne portent pas de masque ou de mettre quelqu'un qui ne porte pas de masque à la porte. La responsabilité du port d'un masque doit toujours incomber au client, et non au commerçant. Nous demandons donc que le gouvernement assure le contrôle du respect de la mesure. Nous ne pouvons pas agir en tant que policiers", commente le CEO de Comeos, Dominique Michel.

Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) se réjouit de son côté que les magasins ne soient pas les seuls visés par l'obligation, et souligne que celle-ci n'est pas la conséquence d'une situation sanitaire devenue moins sûre au sein des commerces.

Dès samedi, le port du masque sera également imposé dans les magasins et les centres commerciaux, dans les cinémas, les salles de spectacle ou de conférence, les auditoires, les lieux de culte, les musées et les bibliothèques. Cette liste pourrait être amenée à évoluer dans le temps, en fonction de la situation épidémiologique, ajoute le comité de concertation. Le port du masque reste toujours fortement recommandé dans les autres situations. Jeudi, la Première ministre Sophie Wilmès (MR) avait été interrogée à la Chambre sur l'absence de décision quant au port obligatoire du masque dans les magasins. Un Comité de concertation non annoncé s'est finalement réuni en fin de journée en présence des membres du Groupe d'experts en charge de l'exit strategy (GEES). "À cette occasion, ces derniers ont remis un nouveau rapport aux responsables politiques, dans lequel ils recommandent un élargissement de l'obligation du port du masque. Ils rejoignent ainsi l'avis émis par le Conseil supérieur de la Santé", détaillent les gouvernements fédéral et des entités fédérées dans un communiqué commun. "Sur cette base, le Comité de concertation a décidé d'élargir l'obligation du port du masque, suivant ainsi les nouvelles recommandations du GEES." "Les citoyens qui ne respecteront pas l'obligation de port du masque dans les situations précitées s'exposent à une sanction pénale comme prévu dans l'arrêté ministériel. De plus, l'arrêté ministériel prévoira spécifiquement la possibilité de fermeture des établissements qui enfreindraient les règles en vigueur de manière répétée", avertit le comité de concertation. Le port du masque était déjà obligatoire dans un nombre limité de situations, comme les transports en commun ou lors de l'exercice de profession avec contacts rapprochés (coiffure, etc.). Les masques ne sont par contre jamais obligatoires pour les enfants de moins de 12 ans. Des dispositions particulières sont également prévues pour les personnes qui ne peuvent pas porter un masque pour des raisons médicales. Un Conseil national de Sécurité électronique entérinera la décision vendredi. Comeos "prend acte" de la décision du gouvernement d'imposer le port du masque dans les magasins à partir de samedi. La fédération du commerce et des services souligne cependant que ce n'est pas aux enseignes de se muer en policiers pour la faire respecter. "La responsabilité incombe au client", souligne-t-elle jeudi dans un communiqué.Pour la Fédération du commerce, il est "inacceptable" que le nouveau règlement prévoie que les magasins puissent être sanctionnés si les clients ne portent pas de masque. "Légalement, nous n'avons pas aujourd'hui la possibilité de refuser l'accès physiquement aux clients qui ne portent pas de masque ou de mettre quelqu'un qui ne porte pas de masque à la porte. La responsabilité du port d'un masque doit toujours incomber au client, et non au commerçant. Nous demandons donc que le gouvernement assure le contrôle du respect de la mesure. Nous ne pouvons pas agir en tant que policiers", commente le CEO de Comeos, Dominique Michel. Le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) se réjouit de son côté que les magasins ne soient pas les seuls visés par l'obligation, et souligne que celle-ci n'est pas la conséquence d'une situation sanitaire devenue moins sûre au sein des commerces.