Un Comité de concertation important est organisé ce mercredi, sous haute tension alors que l'adhésion aux mesures est en chute libre, ce que des enquêtes menées à la demande du gouvernement fédéral indiquent également. Selon le dernier Baromètre de motivation, 41% des Belges sont en désaccord avec une stratégie qui manque de cohérence. Mission de ce Comité, dès lors? Baliser les restrictions sanitaires des prochaines semaines pour tenter de recréer la confiance.
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Un Comité de concertation important est organisé ce mercredi, sous haute tension alors que l'adhésion aux mesures est en chute libre, ce que des enquêtes menées à la demande du gouvernement fédéral indiquent également. Selon le dernier Baromètre de motivation, 41% des Belges sont en désaccord avec une stratégie qui manque de cohérence. Mission de ce Comité, dès lors? Baliser les restrictions sanitaires des prochaines semaines pour tenter de recréer la confiance.Les premières informations, notamment confirmées par le ministre-présidernt bruxellois Rudi Vervoort sur LN24, font état d'une réouverture en présentiel des écoles pour le 19 avril, mais pas pour les élèves de la 3e à la 6e, qui devront attendre le 3 mai. Les commerces non-essentiels devraient pouvoir rouvrir à partir du 26 avril, de même que les coiffeurs, avant les autres métiers de contact.Un débat a lieu sur la reprise de l'horeca: le 1er mai ou le week-end d'après? les seuls terrasses ou entièrement?Si les chiffres de la pandémie dans notre pays semblent évoluer positivement, la pression sur les hôpitaux reste élevée. "Prenons des mesures qui seront respectées, souligne Paul Magnette, président du PS, au micro de Bel RTL. Il faut redonner de la liberté et des possibilités d'avoir du lien social. Nos concitoyens en ont besoin. Faire des règles strictes que plus personne ne respectera, ça devient complètement absurde, même d'un point de vue de santé publique. Il faut changer de méthode et il faut se dire 'Apprenons à vivre malgré le virus', à faire confiance aux secteurs.""Tout le monde a bien compris l'esprit qui est de ne plus attendre simplement les chiffres de contamination, mais de préserver la liberté et l'activité humaine tout en diminuant les risques de contamination", précicse, lui aussi Georges-Louis Bouchez, président du MR, qui plaide depuis des semaines en ce sens. En ce qui concenre l'horeca, le gouvernement flamand est favorable depuis un certain temps à l'idée de rouvrir les terrasses, même si le secteur est réticent, car cela serait peu rentable. Selon certains, cela pourrait aussi servir à apaiser les esprits et éviter les dérapages dans l'espace public. Les libéraux mettent une forte pression: le député libéral Denis Ducarme a a réclamé au minimum une réouverture par phases à partir du 1er mai, entendez d'abord les terrasses, en estimant que le Comité de concertation ne pouvait pas "manger sa parole".Le PS Rudi Vervoort a lui aussi plaidé ce mercredi matin pour la réouverture de l'horeca à la date initialement prévue du 1er mai. "A priori, c'est tout l'horeca, souligne Paul Magnette sur Bel RTL. Il faut faire confiance aux gens et au secteur." Réplique du président du MR: "Il faudra aussi le dire à la table. C'est interpellant car quand on lit les déclarations pré Codeco, je me dis toujours que la majorité est largement acquise... et puis..." Les experts consultés par le gouvernement et le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, ont exprimé ces derniers jours une position davantage prudente, évoquant la mi-mai, laissant entendre qu'un compromis pourrait être trouvé pour le weeek-end des 8 et 9 mai, pour la fête des mères. Le secteur, lui, se dit prêt à rouvrir et de nombreux restaurateurs, notamment à Liège, ont déjà annoncé qu'ils reprendraient le 1er mai, quoi qu'il arrive.Un débat est attendu également au sujet de la "bulle sociale" de une personne. "Il faut la rouvrir", souligne ce mercredi matin Raja Maouane, coprésidente d'Ecolo. "Qui la respecte encore?", interroge d'ailleurs la bourgmestre libérale Jacqueline Galant. On discutera certainement de la possibilité d'"évènements-tests", comme ceux organisés aux Pays-Bas. Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit) a indiqué il y a quelques jours qu'il faudrait d'abord déterminer un cadre pour permettre de tels évènements. Ce débat rejoint aussi celui du "plan plein air", qui avait été lancé par le gouvernement avant d'être abandonné.Pour permettre de "vivre avec le virus" à plus long terme, l'idée d'un "label Covid safe", lancé par trois experts dans une carte blanche en début de semaine, serait aussi sur la table. L'idée est d'ailleurs déjà expérimentée à Bruxelles, notamment. Un dossier important semble quant à lui déjà réglé: l'enseignement. Côté francophone, les acteurs de l'enseignement ont rencontré mardi la ministre de l'Éducation Caroline Désir, mais on attend le Codeco pour communiquer. Côté flamand, le ministre Ben Weyts avait déjà annoncé lundi que l'enseignement primaire et le premier degré du secondaire reprendront en présentiel après les vacances de Pâques, tandis qu'un présentiel partiel vaudra pour les deuxième et troisième degrés du secondaire.