Le Comité de concertation se réunit mercredi avec, à l'ordre du jour, une évaluation de la situation sanitaire. Des dispositions devraient être prises pour les écoles, avec une reprise présentielle au moins partielle le 19 avril, tandis que des perspectives, très prudentes, pourraient être données pour les secteurs fermés.
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Le Comité de concertation se réunit mercredi avec, à l'ordre du jour, une évaluation de la situation sanitaire. Des dispositions devraient être prises pour les écoles, avec une reprise présentielle au moins partielle le 19 avril, tandis que des perspectives, très prudentes, pourraient être données pour les secteurs fermés. On évoque une réouverture des coiffeurs fin avril, avant les autres métiers de contact, ,ainsi que des terrasses de l'horeca pour la fête des mères, le week-end des 8 et 9 mai.... Ce serait là une proposition de compromis faite par le PS et le MR en Conseil des ministres restreint, selon La Libre. Le tout à confirmer, d'autant que le bras de fer s'annonce, une nouvelle fois, tendu. Comme toujours, le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit, ex-SP.A), entend être le gardien de la situation sanitaire. Le commissaire corona, Pedro Facon, ainsi que les experts consultés par le gouvernement, estiment que des mesures pour l'horeca ne devraient entrer en vigueur avant le 15 mai.Le bras de fer, pour autant, sera au rendez-vous. Le MR s'appuie sur une étude publiée ce mardi matin par Sciensano, qui met en avant une hausse très inquiétante des dépressions et des pensées suicidaires. Elle met notamment en exergue le fait que 63 % de la population adulte est insatisfaite à l'égard de ses contacts sociaux actuels et près d'un tiers de celle-ci éprouve un sentiment de solitude important (29 %). "Le MR indique cette réalité depuis des mois, souligne son président, Georges-Louis Bouchez. Quand nous avançons quelque chose c'est argumenté et réfléchi. La politique en général doit cesser d'attendre que l'on s'enfonce si loin dans un problème à ce point prévisible pour tenter d'y apporter une réponse." La pression des secteurs est, par ailleurs, manifeste. Dans les rangs libéraux, encore, on la relaie fortement. Le député fédéral et ancien ministre Denis Ducarme estime que le Comité de concertation de devrait pas "manger sa parole" et rouvrir l'horeca le 1er mai. Le gouverneur de Liège, l'ancien ministre Hervé Jamar, a pour sa part indiqué que sa province ne s'opposerait pas à la réouverture des terrasses le 1er mai prochain, quelle que soit la décision du Comité de concertation. Une bonne vingtaine de bourgmestres, dont celui de Liège Willy Demeyer (PS), ont eux aussi estimé qu'il serait ingérble pour la police de s'y opposer.La pression émanant de l'extérieur est forte. Le groupe "Covid rationnel", composé d'universitaires qui réclament une autre gestion de la crise sanitaire, a publié une étude entendant démontrer que le "troisième confinement" n'était pas indispensable et revendique un abandon des mesures actuelles. Un propos jugé excessif. Dans une carte blanche, trois experts ont proposé, quant à eux, une autre vision sous la forme d'un "label covid safe" qui a reçu l'approbation de nombreux partis francophones, mais les secteurs fermés estiment cette suggestion trop lointaine, alors que leurs problèmes sont immédiats.En attendant, selon La Libre, la tension était perceptible lors du "kern" de préparation. Certains s'exclament: "Le ministre Vandenbroucke ne se rend pas compte à quel point la situation est explosive".