Et voilà presque la rentrée scolaire. Dès le 1er septembre, c'est reparti. Pour la première fois depuis l'explosion de la pandémie de coronavirus, juste avant le printemps dernier. Certains élèves, dans le secondaire surtout, n'avaient plus mis un pied à l'école depuis le vendredi 13 mars. Il y a cinq mois et demi... Une rentrée normale, comme on le prévoit en date du 18 août. Normale, dans la mesure où tout le monde reprend, partout, tous les cours, cinq jours sur cinq. En Wallonie, à Bruxelles, en Communauté germanophone et en Flandre. Des maternelles au supérieur. Après, il faut s'entendre sur le terme "normale" puisque le virus sévit toujou...

Et voilà presque la rentrée scolaire. Dès le 1er septembre, c'est reparti. Pour la première fois depuis l'explosion de la pandémie de coronavirus, juste avant le printemps dernier. Certains élèves, dans le secondaire surtout, n'avaient plus mis un pied à l'école depuis le vendredi 13 mars. Il y a cinq mois et demi... Une rentrée normale, comme on le prévoit en date du 18 août. Normale, dans la mesure où tout le monde reprend, partout, tous les cours, cinq jours sur cinq. En Wallonie, à Bruxelles, en Communauté germanophone et en Flandre. Des maternelles au supérieur. Après, il faut s'entendre sur le terme "normale" puisque le virus sévit toujours, que le port du masque est obligatoire dans toute la Région bruxelloise et dans plusieurs lieux de plusieurs villes et communes du pays, que les mesures de distanciation et les autres gestes barrières restent d'application dans tous les espaces publics et que l'évolution du nombre de cas de contamination peut modifier ce qui est actuellement prévu. Soit "le code jaune", ou "risques faibles", comme annoncé en juin, sur une palette de quatre couleurs (vert, jaune, orange, rouge) impliquant des mesures plus ou moins drastiques selon la gravité de la situation sanitaire. Le code jaune stipule que le masque est obligatoire, en classe, pour les élèves, que les activités parascolaires sont suspendues et qu'aucune personne autre que les enfants, les enseignants et l'équipe administrative n'entre dans l'établissement. Et si la distance physique entre élèves n'est pas possible, le masque est imposé aussi dans la cour de récré. Aux grilles des écoles, pas de regroupement de parents (masqués, de toute façon). Pour l'enseignement supérieur et celui de promotion sociale, une réunion, le 21 août, doit fixer les modalités pratiques. Et on peut imaginer, raisonnablement, que le code orange - présence à l'école à mi-temps, l'autre consistant en des cours donnés à distance, accueil garanti pour les élèves qui ne peuvent pas rester chez eux - pourrait devenir "la norme de départ" pour certains, à Bruxelles, comme esquissé par la ministre francophone de l'Education, Caroline Désir, le 14 août : " Dans les communes où la situation pandémique est aiguë, il est possible de passer à un enseignement hybride correspondant au code orange. " Une situation pandémique moins alarmante, mi-août, que les semaines précédentes, en Belgique. Augmentation des cas toujours en cours à Bruxelles mais diminution confirmée à Anvers et stagnation à Liège, pour une courbe nationale descendante : de 866 nouveaux cas positifs le 10 août à 467 le 14. En date du 18 août, Sciensano, l'Institut de santé publique, communiquait que, au total, 78.323 personnes ont été contaminées en Belgique et que 9.939 en sont mortes.Deux jours plus tôt, dans les rues de la capitale, environ deux cents manifestants ont protesté contre les décisions sanitaires du gouvernement belge. Ce n'est pas la dangerosité du virus qu'ils contestaient mais l'obligation du port du masque et de la distanciation sociale, des mesures jugées liberticides, et l'absence de débat contradictoire autour du coronavirus. Rebaptisé pour l'occasion "Corona Circus".