Selon le code couleurs imaginé pour le secteur, c'est bien un "code jaune" qui est maintenu, communiquent en fin d'après-midi le cabinet de la ministre francophone de l'Education Caroline Désir et celui du ministre flamand Ben Weyts.

"Sur base du dernier avis des experts du GEES et de la prise en compte de considérations épidémiologiques, pédagogiques et sociales, les Ministres de l'Éducation confirment l'application du code jaune pour la rentrée, à tous les niveaux (enseignement maternel, primaire, secondaire, enseignement artistique à horaire réduit, enseignement supérieur, promotion sociale), mais en imposant une vigilance accrue et quelques ajustements", communique le cabinet Désir.

Concrètement, il y aura donc bien cinq jours de cours à l'école pour les élèves de tous les niveaux. Après une fin d'année 2019-2020 perturbée par la pandémie, avec des élèves restés de longues semaines à la maison, la rentrée scolaire 2020 était vue comme une étape importante pour reprendre un enseignement plus "normal" et moins à risque de décrochage scolaire.

En juin dernier, les ministres de l'Education des trois Communautés s'étaient entendus sur un code couleurs commun (vert, jaune, orange ou rouge) assorti de mesures pratiques à mettre en oeuvre en fonction de l'évolution de l'épidémie. A l'époque, vu le reflux de la pandémie alors constaté, mais dans l'attente de la disponibilité d'un vaccin ou d'une immunité collective suffisante, il avait été décidé que la rentrée de septembre se ferait en code jaune.

On craignait ces derniers jours que cette donne puisse changer, vu que les chiffres des contaminations au coronavirus repartent à la hausse depuis plusieurs semaines. Mais il n'en est rien: on maintient le "jaune", soit à peine un petit échelon au-dessus du vert, qui correspondrait à une situation normale. Si le jaune était précédemment évoqué comme une semaine de quatre jours pour le secondaire, avec le mercredi en travail à domicile, cette particularité a été abandonnée, car "les experts du GEES ont signalé que l'impact épidémiologique limité de la journée sans école le mercredi ne compensait pas suffisamment les effets secondaires organisationnels pour les écoles". Ce sera donc semaine complète à l'école pour tout le monde, sauf exceptions.

On maintient en effet la possibilité, localement là où la situation pandémique "est aiguë" et pour certains degrés du secondaire seulement (deuxième et troisième degrés), de passer à un enseignement mélangeant à environ moitié-moitié les cours à distance et les cours en présentiel, à l'école. Pour le reste du secondaire et le primaire, on pourra envisager un passage en "code orange", avec des mesures renforcées, si la situation locale l'exige, "mais les élèves pourront continuer à fréquenter l'école à temps plein dans ce cas de figure". Toute décision de changement de code couleur devra passer par la ministre, sur proposition de la cellule de crise locale.

Les ministres des trois communautés, et les acteurs de l'enseignement (syndicats, pouvoirs organisateurs, parents), souhaitaient "permettre au maximum la présence des élèves en classe, face à un enseignant. Rien ne remplace en effet l'enseignement en présentiel, et l'offre numérique ne peut constituer qu'une alternative lorsque les règles de sécurité l'exigent", explique le cabinet de la ministre Caroline Désir via communiqué.

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Huit parents sur 10 jugent que les écoles doivent rouvrir en septembre

L'isolement social, les difficultés d'apprentissage et la disparition d'un horaire quotidien structuré au cas où les écoles ne rouvriraient pas complètement comptent parmi les principales préoccupations des parents. Plus de quatre parents sur 10 craignent que leur enfant ne réussisse pas la nouvelle année scolaire s'il ne peut pas être physiquement présent à l'école.

Trois-quart des parents indiquent en outre que leurs enfants expriment eux-mêmes le souhait de retourner à l'école en septembre. Toutefois, plus de quatre parents sur 10 redoutent que leur enfant soit contaminé par le coronavirus.

"Obtenir une réouverture des écoles à plein temps, indépendamment de l'évolution du virus, est essentiel pour le développement des enfants et nous devons, en tant que société, mettre tout en oeuvre pour y parvenir", a indiqué une pédopsychiatre de Joy, Sofie Crommen.

La plateforme Joy, lancée fin juillet par la Belgian Pediatric Task Force, soit le groupe de travail qui réunit des experts du milieu de la pédiatrie, offre des informations claires et scientifiques sur la Covid-19 et les enfants.

Après concertation de chaque ministre compétent avec les acteurs de son enseignement, les différentes communautés se sont accordées vendredi après-midi pour organiser une rentrée scolaire sous un régime commun "code jaune", soit une semaine de cinq jours de cours.

Selon le code couleurs imaginé pour le secteur, c'est bien un "code jaune" qui est maintenu, communiquent en fin d'après-midi le cabinet de la ministre francophone de l'Education Caroline Désir et celui du ministre flamand Ben Weyts. "Sur base du dernier avis des experts du GEES et de la prise en compte de considérations épidémiologiques, pédagogiques et sociales, les Ministres de l'Éducation confirment l'application du code jaune pour la rentrée, à tous les niveaux (enseignement maternel, primaire, secondaire, enseignement artistique à horaire réduit, enseignement supérieur, promotion sociale), mais en imposant une vigilance accrue et quelques ajustements", communique le cabinet Désir. Concrètement, il y aura donc bien cinq jours de cours à l'école pour les élèves de tous les niveaux. Après une fin d'année 2019-2020 perturbée par la pandémie, avec des élèves restés de longues semaines à la maison, la rentrée scolaire 2020 était vue comme une étape importante pour reprendre un enseignement plus "normal" et moins à risque de décrochage scolaire. En juin dernier, les ministres de l'Education des trois Communautés s'étaient entendus sur un code couleurs commun (vert, jaune, orange ou rouge) assorti de mesures pratiques à mettre en oeuvre en fonction de l'évolution de l'épidémie. A l'époque, vu le reflux de la pandémie alors constaté, mais dans l'attente de la disponibilité d'un vaccin ou d'une immunité collective suffisante, il avait été décidé que la rentrée de septembre se ferait en code jaune. On craignait ces derniers jours que cette donne puisse changer, vu que les chiffres des contaminations au coronavirus repartent à la hausse depuis plusieurs semaines. Mais il n'en est rien: on maintient le "jaune", soit à peine un petit échelon au-dessus du vert, qui correspondrait à une situation normale. Si le jaune était précédemment évoqué comme une semaine de quatre jours pour le secondaire, avec le mercredi en travail à domicile, cette particularité a été abandonnée, car "les experts du GEES ont signalé que l'impact épidémiologique limité de la journée sans école le mercredi ne compensait pas suffisamment les effets secondaires organisationnels pour les écoles". Ce sera donc semaine complète à l'école pour tout le monde, sauf exceptions. On maintient en effet la possibilité, localement là où la situation pandémique "est aiguë" et pour certains degrés du secondaire seulement (deuxième et troisième degrés), de passer à un enseignement mélangeant à environ moitié-moitié les cours à distance et les cours en présentiel, à l'école. Pour le reste du secondaire et le primaire, on pourra envisager un passage en "code orange", avec des mesures renforcées, si la situation locale l'exige, "mais les élèves pourront continuer à fréquenter l'école à temps plein dans ce cas de figure". Toute décision de changement de code couleur devra passer par la ministre, sur proposition de la cellule de crise locale. Les ministres des trois communautés, et les acteurs de l'enseignement (syndicats, pouvoirs organisateurs, parents), souhaitaient "permettre au maximum la présence des élèves en classe, face à un enseignant. Rien ne remplace en effet l'enseignement en présentiel, et l'offre numérique ne peut constituer qu'une alternative lorsque les règles de sécurité l'exigent", explique le cabinet de la ministre Caroline Désir via communiqué.Lire aussi: "Un second confinement risque de nous coûter toute une génération d'enfants"