L'année 2022 commence fort côté politique: ce lundi 10 janvier, Jean-Luc Crucke a déclaré qu'il démissionnait de son poste de ministre wallon du Budget. Une annonce qui ne surprend qu'en partie seulement, puisque la question de sa démission était déjà sur la table durant la fin du mois de décembre. Le ministre MR considère que ses convictions - si elles restent libérales - ne sont "plus en adéquation avec la ligne de son parti".

Pour ne pas mettre en péril le MR ni même la majorité gouvernementale, Jean-Luc Crucke a donc préféré en finir là avec son mandat actuel. L'homme politique semble néanmoins avoir accepté, du président du parti Georges-Louis Bouchez, le mandat du MR à la Cour constitutionnelle.

M. Crucke était l'un des poids lourds du MR: figure de l'opposition durant les législatures précédentes, fidèle de Didier Reynders quand la guerre autour de la présidence du MR faisait rage, ministre dans les gouvernements Borsus et Di Rupo, parfois cité comme possible candidat président du parti. Son départ est loin d'être un fait anodin dans l'histoire des libéraux francophones, et ce d'autant plus que l'homme a évoqué des convictions qui n'étaient plus en adéquation avec la ligne de son parti.

Les hommages se succèdent

Cette décision n'a évidemment pas tardé à faire réagir le monde politique belge. En premier lieu son président de parti, présent à ses côtés lors de la conférence de presse organisée ce lundi matin. "Merci pour le travail et l'immense dignité avec laquelle tu as géré cette fonction et les événements", écrit-il sur Twitter, avant de détailler le parcours politique de l'homme et d'annoncer sa future candidature à la Cour constitutionnelle: "Le profil de Jean-Luc est complet, une expérience communale, parlementaire, et ministérielle. Une mission noble pour une institution de la plus haute importance pour laquelle nous témoignons un profond respect en lui proposant un candidat de cette haute compétence".

Dans les rangs du MR, d'autres personnalités politiques ont également tenu à lui adresser quelques mots. Notamment Sophie Wilmès, Vice-Première et Ministre des Affaires étrangères, qui décrit son collègue comme "un homme investi pleinement dans les tâches qui lui sont confiées", ne manquant pas de souligner "son expérience, ses compétences, son esprit d'analyse et son assiduité dans le travail". Forte émotion du côté de Pierre-Yves Jeholet, qui évoque des bons souvenirs avec celui qu'il qualifie "d'ami". Un terme également employé par Willy Borsus, qui s'est empressé de "saluer chaleureusement l'action inlassable et l'engagement de grande qualité" de Jean-Luc Crucke. "C'est un grand libéral, et on peut s'en mordre les doigts", a fait remarquer le député, ex-ministre et concurrent de M. Bouchez pour la présidence du parti, Denis Ducarme, interrogé par l'Agence Belga.

Côté PS, on a également tenu à saluer les compétences du futur ex-ministre wallon du Budget. Elio Di Rupo note tout particulièrement "ses grandes qualités morales, son honnêteté intellectuelle et sa sympathie". Le Vice-Premier ministre Pierre-Yves Dermagne confie, lui, que "la démission de Jean-Luc Crucke (l)'attriste". "Il fait partie des personnalités qui jettent des ponts et permettent à la démocratie de fonctionner au mieux".

Chez Ecolo, dont le libéral était réputé proche,l'émotion s'est également fait ressentir. Zakia Khattabi s'est notamment dite "touchée par la démission de Jean-Luc Crucke", soulignant "les termes de cette démission qui devraient nous interpeller collectivement". Céline Tellier décrit Jean-Luc Crucke comme un "homme de conviction, de dignité, porté vers l'intérêt général, la nuance et le respect mutuel" et met en évidence l'intérêt qu'il semble porter à la nature et l'environnement.

Côté DéFi, François de Smet "regrette le départ de Jean-Luc Crucke". "Ce libéral social manquera à la Wallonie et à la vie politique", précise-t-il, en accord avec les dires de son parti, qui estime que "la Wallonie perd un bosseur sans langue de bois."

Dans l'opposition cdH, cette démission sonne également comme un coup de tonnerre. André Antoine déplore profondément le départ de Jean-Luc Crucke: "C'est le plus mauvais moment pour quitter le navire", a-t-il déclaré. Pour rappel, le député cdH avait dénoncé le renvoi à l'arriéré du projet de décret pour un impôt plus juste porté par le ministre wallon du Budget Jean-Luc Crucke."Nous avons parfois des discussions et des textes sont retirés, par exemple sous la pression de la rue. Mais jamais je n'ai vu le décret d'un ministre battu en brèche par son propre groupe parlementaire". Cette affaire est sans doute à l'origine de la démission du membre du MR.

Avec Belga

L'année 2022 commence fort côté politique: ce lundi 10 janvier, Jean-Luc Crucke a déclaré qu'il démissionnait de son poste de ministre wallon du Budget. Une annonce qui ne surprend qu'en partie seulement, puisque la question de sa démission était déjà sur la table durant la fin du mois de décembre. Le ministre MR considère que ses convictions - si elles restent libérales - ne sont "plus en adéquation avec la ligne de son parti".Pour ne pas mettre en péril le MR ni même la majorité gouvernementale, Jean-Luc Crucke a donc préféré en finir là avec son mandat actuel. L'homme politique semble néanmoins avoir accepté, du président du parti Georges-Louis Bouchez, le mandat du MR à la Cour constitutionnelle.M. Crucke était l'un des poids lourds du MR: figure de l'opposition durant les législatures précédentes, fidèle de Didier Reynders quand la guerre autour de la présidence du MR faisait rage, ministre dans les gouvernements Borsus et Di Rupo, parfois cité comme possible candidat président du parti. Son départ est loin d'être un fait anodin dans l'histoire des libéraux francophones, et ce d'autant plus que l'homme a évoqué des convictions qui n'étaient plus en adéquation avec la ligne de son parti. Cette décision n'a évidemment pas tardé à faire réagir le monde politique belge. En premier lieu son président de parti, présent à ses côtés lors de la conférence de presse organisée ce lundi matin. "Merci pour le travail et l'immense dignité avec laquelle tu as géré cette fonction et les événements", écrit-il sur Twitter, avant de détailler le parcours politique de l'homme et d'annoncer sa future candidature à la Cour constitutionnelle: "Le profil de Jean-Luc est complet, une expérience communale, parlementaire, et ministérielle. Une mission noble pour une institution de la plus haute importance pour laquelle nous témoignons un profond respect en lui proposant un candidat de cette haute compétence".Dans les rangs du MR, d'autres personnalités politiques ont également tenu à lui adresser quelques mots. Notamment Sophie Wilmès, Vice-Première et Ministre des Affaires étrangères, qui décrit son collègue comme "un homme investi pleinement dans les tâches qui lui sont confiées", ne manquant pas de souligner "son expérience, ses compétences, son esprit d'analyse et son assiduité dans le travail". Forte émotion du côté de Pierre-Yves Jeholet, qui évoque des bons souvenirs avec celui qu'il qualifie "d'ami". Un terme également employé par Willy Borsus, qui s'est empressé de "saluer chaleureusement l'action inlassable et l'engagement de grande qualité" de Jean-Luc Crucke. "C'est un grand libéral, et on peut s'en mordre les doigts", a fait remarquer le député, ex-ministre et concurrent de M. Bouchez pour la présidence du parti, Denis Ducarme, interrogé par l'Agence Belga.Côté PS, on a également tenu à saluer les compétences du futur ex-ministre wallon du Budget. Elio Di Rupo note tout particulièrement "ses grandes qualités morales, son honnêteté intellectuelle et sa sympathie". Le Vice-Premier ministre Pierre-Yves Dermagne confie, lui, que "la démission de Jean-Luc Crucke (l)'attriste". "Il fait partie des personnalités qui jettent des ponts et permettent à la démocratie de fonctionner au mieux".Chez Ecolo, dont le libéral était réputé proche,l'émotion s'est également fait ressentir. Zakia Khattabi s'est notamment dite "touchée par la démission de Jean-Luc Crucke", soulignant "les termes de cette démission qui devraient nous interpeller collectivement". Céline Tellier décrit Jean-Luc Crucke comme un "homme de conviction, de dignité, porté vers l'intérêt général, la nuance et le respect mutuel" et met en évidence l'intérêt qu'il semble porter à la nature et l'environnement.Côté DéFi, François de Smet "regrette le départ de Jean-Luc Crucke". "Ce libéral social manquera à la Wallonie et à la vie politique", précise-t-il, en accord avec les dires de son parti, qui estime que "la Wallonie perd un bosseur sans langue de bois."Dans l'opposition cdH, cette démission sonne également comme un coup de tonnerre. André Antoine déplore profondément le départ de Jean-Luc Crucke: "C'est le plus mauvais moment pour quitter le navire", a-t-il déclaré. Pour rappel, le député cdH avait dénoncé le renvoi à l'arriéré du projet de décret pour un impôt plus juste porté par le ministre wallon du Budget Jean-Luc Crucke."Nous avons parfois des discussions et des textes sont retirés, par exemple sous la pression de la rue. Mais jamais je n'ai vu le décret d'un ministre battu en brèche par son propre groupe parlementaire". Cette affaire est sans doute à l'origine de la démission du membre du MR.Avec Belga