"Nous ne devrions envisager cette obligation qu'en cas d'échec des mesures que nous prenons déjà. Nous espérons qu'elles suffisent, mais nous ne fermons la porte à rien. Seulement, nous ne voulons louper aucune marche" dans la gradation des mesures prises, a-t-elle ajouté.

Interrogée par ailleurs sur la vaccination obligatoire du personnel soignant et l'incongruité d'imposer le CST aux visiteurs des maisons de repos mais pas aux travailleurs, la ministre a rappelé qu'il s'agissait d'une compétence fédérale et que les textes devraient être prêts dans les semaines à venir. En attendant, "nous continuons le travail de terrain pour la vaccination", avec chaque jour entre 1.000 et 1.200 nouveaux primo-vaccinés en Wallonie, a encore indiqué Christie Morreale (PS).

Le CST examiné en commission du parlement wallon

Après avoir été validée en deuxième lecture par le gouvernement wallon en fin de semaine passée, l'extension du covid safe ticket est arrivée, ce mardi, sur la table de la commission Santé du parlement régional. Censé entrer en vigueur le 1er novembre au sud du pays, 15 jours après Bruxelles, ce pass sanitaire 'made in Belgium' continue à susciter de multiples questions pratiques, notamment pour les clubs sportifs, mais aussi des doutes plus profonds.

"Je ne sais pas si ce CST est un mal nécessaire mais ce que je sais, c'est le mal qu'il va nécessairement faire en augmentant les tensions entre les gens", a ainsi souligné la députée cdH Alda Greoli, partisane, "personnellement, d'une obligation vaccinale pour tous les plus de 18 ans". "S'il y a quelque chose que cette crise nous a rappelé, c'est la nécessité du doute, la nécessité de savoir qu'on ne sait pas tout seul et la nécessité de se confronter à un avis différent du sien", a-t-elle ajouté. Le chef de file des humanistes au parlement wallon, François Desquesnes, insistait, lui, sur "l'enjeu de la proportionnalité des mesures et de leur logique". "Comment comprendre qu'une personne visitant un parent en maison de repos doit avoir le CST et pas le personnel soignant?", s'est-il interrogé, en écho aux questions de plusieurs parlementaires, tant de la majorité que de l'opposition.

"C'est un débat difficile qui nécessite une proportionnalité très forte. On a tous des doutes sur l'utilisation de ce genre de système", a pour sa part indiqué Manu Disabato (Ecolo). "Le pass sanitaire est plutôt bien accepté dans les pays qui l'utilisent déjà car c'est aussi un outil qui rassure", a toutefois nuancé Maxime Hardy pour le PS. "Il n'y a pas de solution simpliste. Ce CST n'est pas une baguette magique, mais il permettra de réduire dans une certaine mesure les contaminations", a de son côté déclaré la ministre régionale de la Santé, Christie Morreale. "Ce n'est pas une mesure agréable et le CST est perfectible. Il constitue toutefois une corde supplémentaire à notre arc. La santé publique est une valeur cardinale que nous avons effectivement placée au-dessus des autres. J'entends que ça peut poser question à chacun en son âme et conscience", a-t-elle ajouté.

Le projet de décret sera voté plus tard dans la journée. Il devrait être approuvé sans surprise, seul le PTB ayant annoncé qu'il ne soutiendrait pas le texte.

"Nous ne devrions envisager cette obligation qu'en cas d'échec des mesures que nous prenons déjà. Nous espérons qu'elles suffisent, mais nous ne fermons la porte à rien. Seulement, nous ne voulons louper aucune marche" dans la gradation des mesures prises, a-t-elle ajouté. Interrogée par ailleurs sur la vaccination obligatoire du personnel soignant et l'incongruité d'imposer le CST aux visiteurs des maisons de repos mais pas aux travailleurs, la ministre a rappelé qu'il s'agissait d'une compétence fédérale et que les textes devraient être prêts dans les semaines à venir. En attendant, "nous continuons le travail de terrain pour la vaccination", avec chaque jour entre 1.000 et 1.200 nouveaux primo-vaccinés en Wallonie, a encore indiqué Christie Morreale (PS). Après avoir été validée en deuxième lecture par le gouvernement wallon en fin de semaine passée, l'extension du covid safe ticket est arrivée, ce mardi, sur la table de la commission Santé du parlement régional. Censé entrer en vigueur le 1er novembre au sud du pays, 15 jours après Bruxelles, ce pass sanitaire 'made in Belgium' continue à susciter de multiples questions pratiques, notamment pour les clubs sportifs, mais aussi des doutes plus profonds."Je ne sais pas si ce CST est un mal nécessaire mais ce que je sais, c'est le mal qu'il va nécessairement faire en augmentant les tensions entre les gens", a ainsi souligné la députée cdH Alda Greoli, partisane, "personnellement, d'une obligation vaccinale pour tous les plus de 18 ans". "S'il y a quelque chose que cette crise nous a rappelé, c'est la nécessité du doute, la nécessité de savoir qu'on ne sait pas tout seul et la nécessité de se confronter à un avis différent du sien", a-t-elle ajouté. Le chef de file des humanistes au parlement wallon, François Desquesnes, insistait, lui, sur "l'enjeu de la proportionnalité des mesures et de leur logique". "Comment comprendre qu'une personne visitant un parent en maison de repos doit avoir le CST et pas le personnel soignant?", s'est-il interrogé, en écho aux questions de plusieurs parlementaires, tant de la majorité que de l'opposition."C'est un débat difficile qui nécessite une proportionnalité très forte. On a tous des doutes sur l'utilisation de ce genre de système", a pour sa part indiqué Manu Disabato (Ecolo). "Le pass sanitaire est plutôt bien accepté dans les pays qui l'utilisent déjà car c'est aussi un outil qui rassure", a toutefois nuancé Maxime Hardy pour le PS. "Il n'y a pas de solution simpliste. Ce CST n'est pas une baguette magique, mais il permettra de réduire dans une certaine mesure les contaminations", a de son côté déclaré la ministre régionale de la Santé, Christie Morreale. "Ce n'est pas une mesure agréable et le CST est perfectible. Il constitue toutefois une corde supplémentaire à notre arc. La santé publique est une valeur cardinale que nous avons effectivement placée au-dessus des autres. J'entends que ça peut poser question à chacun en son âme et conscience", a-t-elle ajouté. Le projet de décret sera voté plus tard dans la journée. Il devrait être approuvé sans surprise, seul le PTB ayant annoncé qu'il ne soutiendrait pas le texte.