Habituellement, la récolte débute mi-septembre mais cette année son coup d'envoi est donné une dizaine de jours plus tard. En cause, une météo mitigée avec beaucoup de pluie mais peu de soleil. Il fallait donc attendre encore un peu pour que les betteraves aient une meilleure teneur en sucre et les récents beaux jours y ont largement participé.

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Au total, ce ne sont pas moins de 4.000 betteraviers qui s'affairent dans tout le pays pour fournir la Raffinerie tirlemontoise, fondée en 1836. A Tirlemont, les betteraves sont traitées puis transformées sur place. La râperie de Longchamps envoie elle sa récolte en direction du site de Wanze via un pipeline d'une vingtaine de kilomètres.

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"Avec la suppression des quotas en 2017, le prix du marché s'est effondré", a expliqué Sylvie Decaigny, responsable de service agronomique de la râperie de Longchamps. "Certains agriculteurs se sont donc détournés de la betterave et nous avons encore perdu quelques hectares cette année. Néanmoins, ils sont encore nombreux à la cultiver et le prix du marché remonte, donc nous sommes assez optimistes pour l'avenir." "Durant cette campagne, avec les 3,3 millions de tonnes qui seront récoltées, nous pourrons produire entre 550.000 et 600.000 tonnes de sucre. Ce sont environ 50.000 de moins que l'an dernier, mais la météo est aussi en partie responsable", a-t-elle ajouté.

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En moyenne, les betteraves contiennent 17 à 18% de sucre. La Raffinerie tirlemontoise utilise intégralement les résidus pour d'autres productions. Par exemple, les petites racines situées à leurs extrémités sont récupérées pour en faire de la nourriture pour animaux. La pulpe qui reste après extraction est également utilisée comme aliment pour le bétail. Parallèlement, les résidus du jus de sucre sont transformés en engrais, sirop ou mélasse, pour ensuite être utilisés pour la préparation d'alcool, de levure ou d'acide citrique. La Raffinerie tirlemontoise souhaite aussi produire du sucre plus "vert" à l'avenir. En 2018, elle a annoncé vouloir réduire ses émissions de CO2 de 30% d'ici 2030. "Avec le soutien du gouvernement flamand, nous allons notamment investir 25 millions d'euros pour l'achat d'une nouvelle tour de diffusion", a précisé son directeur, Erwin Boonen. "Cela permettra une réduction de l'ordre de 5.700 tonnes de CO2 par an, tout en diminuant la consommation d'eau de 150.000 mètres cubes."

Habituellement, la récolte débute mi-septembre mais cette année son coup d'envoi est donné une dizaine de jours plus tard. En cause, une météo mitigée avec beaucoup de pluie mais peu de soleil. Il fallait donc attendre encore un peu pour que les betteraves aient une meilleure teneur en sucre et les récents beaux jours y ont largement participé. Au total, ce ne sont pas moins de 4.000 betteraviers qui s'affairent dans tout le pays pour fournir la Raffinerie tirlemontoise, fondée en 1836. A Tirlemont, les betteraves sont traitées puis transformées sur place. La râperie de Longchamps envoie elle sa récolte en direction du site de Wanze via un pipeline d'une vingtaine de kilomètres. "Avec la suppression des quotas en 2017, le prix du marché s'est effondré", a expliqué Sylvie Decaigny, responsable de service agronomique de la râperie de Longchamps. "Certains agriculteurs se sont donc détournés de la betterave et nous avons encore perdu quelques hectares cette année. Néanmoins, ils sont encore nombreux à la cultiver et le prix du marché remonte, donc nous sommes assez optimistes pour l'avenir." "Durant cette campagne, avec les 3,3 millions de tonnes qui seront récoltées, nous pourrons produire entre 550.000 et 600.000 tonnes de sucre. Ce sont environ 50.000 de moins que l'an dernier, mais la météo est aussi en partie responsable", a-t-elle ajouté. En moyenne, les betteraves contiennent 17 à 18% de sucre. La Raffinerie tirlemontoise utilise intégralement les résidus pour d'autres productions. Par exemple, les petites racines situées à leurs extrémités sont récupérées pour en faire de la nourriture pour animaux. La pulpe qui reste après extraction est également utilisée comme aliment pour le bétail. Parallèlement, les résidus du jus de sucre sont transformés en engrais, sirop ou mélasse, pour ensuite être utilisés pour la préparation d'alcool, de levure ou d'acide citrique. La Raffinerie tirlemontoise souhaite aussi produire du sucre plus "vert" à l'avenir. En 2018, elle a annoncé vouloir réduire ses émissions de CO2 de 30% d'ici 2030. "Avec le soutien du gouvernement flamand, nous allons notamment investir 25 millions d'euros pour l'achat d'une nouvelle tour de diffusion", a précisé son directeur, Erwin Boonen. "Cela permettra une réduction de l'ordre de 5.700 tonnes de CO2 par an, tout en diminuant la consommation d'eau de 150.000 mètres cubes."