La perspective d'une majorité fédérale minoritaire du côté flamand et sans les deux premiers partis nationalistes fait rugir le lion flamand. Les propos menaçants voire militaires se multiplient et un hashtag fleurit sur les réseaux sociaux: #nietmijnregering. Pas mon gouvernement...

Derrière ce slogan se cache l'extrême droite flamande du Vlaams Belang qui mobilise ses militants. Son président, Tom Van Grieken, lance un appel pour une manifestation en voiture vers Bruxelles le dimanche 27 septembre.

"Nous sommes arrivés à un point où aimer des photos et publier des messages ne suffit plus, scande Tom Van Grieken. Nous devons donner un signal, descendre dans la rue, mener des actions."

Objectif: "Nous montrerons à l'establishement combien ses plans et ses choix sont impopulaires et intenables, poursuit-il. La Flandre mérite le changement pour lequel elle a voté."

Ce slogan d'une majorité non démocratique car non respectueuse du choix des électeurs flamands sera martelé par les nationalistes, tant de la N-VA que du Vlaams Belang.

"Aucun parti ne peut parler au nom de tous les Flamands, mais je maintiens que le signal de l'électeur était flamand et de droite, soulignait à nos confrères de Knack l'ancien secrétaire d'Etat N-VA The Francken. J'ai mené une campagne intensive, du Bachten de Kupe au Maaskant. Des centaines de personnes m'ont accosté : "Désolé Theo, les choses doivent être encore plus strictes et plus sévères en matière d'immigration et d'asile. Tu as fait de ton mieux, mais cette fois, nous allons voter VB". J'ai entendu ça un peu trop souvent. Ce gouvernement, c'est la négation de ce signal de l'électeur." Le même Theo Francken avait affirmé auparavant qu'une Vivaldi risquerait d'entraîner une alliance entre N-BA et Vlaams Belang en 2024.

Le retour des marches sur Bruxelles est une menance potentielle. Au début des années 1960, à l'époque où la Flandre craignait la "tache d'huile francophone" et avant que la frontière linguistique ne soit établie, des milliers de militants nationalistes flamands avaient marché à deux reprises sur la capitale, provoquant de vives tensions, avec à la clé des dizaines de blessés et de nombreuses arrestations.

Le climat communautaire belge va-t-il à nouveau s'envenimer?

La perspective d'une majorité fédérale minoritaire du côté flamand et sans les deux premiers partis nationalistes fait rugir le lion flamand. Les propos menaçants voire militaires se multiplient et un hashtag fleurit sur les réseaux sociaux: #nietmijnregering. Pas mon gouvernement...Derrière ce slogan se cache l'extrême droite flamande du Vlaams Belang qui mobilise ses militants. Son président, Tom Van Grieken, lance un appel pour une manifestation en voiture vers Bruxelles le dimanche 27 septembre."Nous sommes arrivés à un point où aimer des photos et publier des messages ne suffit plus, scande Tom Van Grieken. Nous devons donner un signal, descendre dans la rue, mener des actions." Objectif: "Nous montrerons à l'establishement combien ses plans et ses choix sont impopulaires et intenables, poursuit-il. La Flandre mérite le changement pour lequel elle a voté."Ce slogan d'une majorité non démocratique car non respectueuse du choix des électeurs flamands sera martelé par les nationalistes, tant de la N-VA que du Vlaams Belang."Aucun parti ne peut parler au nom de tous les Flamands, mais je maintiens que le signal de l'électeur était flamand et de droite, soulignait à nos confrères de Knack l'ancien secrétaire d'Etat N-VA The Francken. J'ai mené une campagne intensive, du Bachten de Kupe au Maaskant. Des centaines de personnes m'ont accosté : "Désolé Theo, les choses doivent être encore plus strictes et plus sévères en matière d'immigration et d'asile. Tu as fait de ton mieux, mais cette fois, nous allons voter VB". J'ai entendu ça un peu trop souvent. Ce gouvernement, c'est la négation de ce signal de l'électeur." Le même Theo Francken avait affirmé auparavant qu'une Vivaldi risquerait d'entraîner une alliance entre N-BA et Vlaams Belang en 2024.Le retour des marches sur Bruxelles est une menance potentielle. Au début des années 1960, à l'époque où la Flandre craignait la "tache d'huile francophone" et avant que la frontière linguistique ne soit établie, des milliers de militants nationalistes flamands avaient marché à deux reprises sur la capitale, provoquant de vives tensions, avec à la clé des dizaines de blessés et de nombreuses arrestations.Le climat communautaire belge va-t-il à nouveau s'envenimer?