La plupart des voix alarmistes proviennent de virologues, d'économistes, etc. Connaître les conflits d'intérêt de certaines personnes pourraient peut-être nous éclairer sur ce message alarmiste.

Pour pouvoir dire qu'il y a une seconde vague, il est nécessaire de se baser sur des faits.

En 2003-2004, il y a eu une épidémie de SARS (qui est également dû à un coronavirus) : la plupart des pays qui en ont été affectés n'ont pas eu de seconde vague (voir figure 1).

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Figure 1 : Evolution de l'épidémie de SARS EN 2003-2004 (Wallinga et al 2004)

Ce qui peut arriver dans un pays avec une grande surface territoriale, ce sont des asymétries de début d'épidémie et de fin d'épidémie : certains régions commencent plus tôt, d'autres plus tard. Ce qui donne l'impression de vagues différentes parce qu'il existe des délais temporels entre régions. Mais si l'on fait la courbe de cas cumulés, celle-ci suit, comme pour tous les pays du Monde et pour la planète entière, une courbe logistique, décrite par un mathématicien belge du XIXème siècle, Monsieur Pierre-François VERHULST (1804 - 1849). Il a appelé ainsi sa courbe parce qu'il l'a calculée (logismos en grec = calculer).

En 2019-2020, l'épidémie de COVID-19 en Corée du Sud montre une allure de pic épidémique classique avec des oscillations en fin d'épidémie. La courbe épidémique théorique correspond à la dérivée de cette courbe logistique ... (voir figure 2)

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Figure 2 : Evolution de l'épidémie de COVID-19 en Corée du Sud

Pour pouvoir affirmer qu'il existe une recrudescence de nouveaux cas dans un pays, il est impérieux de se poser la question suivante : l'augmentation de nouveaux cas reflète une augmentation des cas réels ou une augmentation du nombre de dépistages effectués dans un pays ?

Un exemple fictif :

- vous faites 100 tests et vous avez 5 tests positifs : cela fait 5 % de tests positifs.

- vous faites 1.000 tests et vous avez 50 tests positifs : cela fait également 5 % de tests positifs

5 tests ou 50 tests : est-ce une augmentation des nouveaux cas ? Non, si le pourcentage reste le même.

Comment savoir simplement si le nombre de nouveaux cas ré-augmente parce que l'épidémie reprend ou parce que l'on fait plus de tests de dépistage ?

La réponse à cette question est simple : nous devons regarder non seulement le nombre de cas au cours du temps mais surtout le pourcentage de tests effectués quotidiennement.

Si ce pourcentage augmente, cela peut être l'indice d'une reprise épidémique. Si ce pourcentage n'augmente pas ou oscille (par exemple, en raison d'un retard de notification ou de dépistage dû à l'effet du week-end), on peut presque dire sans hésitation que l'épidémie ne reprend pas et s'éteint d'elle même ...

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Figure 3 : Evolution des nouveaux cas en Belgique

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Figure 4 : Evolution du nombre de tests quotidiens en Belgique

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Figure 5 : Evolution du pourcentage de tests positifs

En regardant le pourcentage de tests positifs des statistiques de Sciensano en Belgique, on voit que lors du pic épidémique 70% des tests étaient positifs (± le 29 mars 2020) et que depuis le 27 avril 2020, le pourcentage de tests positifs oscille entre 0 et 5 %.

Ce phénomène d'oscillations en fin d'épidémie est visible en Belgique comme en Corée du Sud qui nous a précédé dans le décours de celle-ci.

Tout ceci nous faire dire qu'il ne faut pas avoir de messages alarmistes et mortifères. Nous avons affaire à des ondelettes rémanentes témoins d'un bruit de fond épidémique.

Par contre, la seule stratégie scientifiquement valable lors d'une épidémie est avant tout le dépistage massif qui à nos yeux est la seule stratégie intelligente pour trouver encore des foyers épidémiques rémanents et les cas d'importation possibles. Au début de l'épidémie, nos gouvernants pouvaient invoquer un problème de réactifs. Maintenant, ce n'est plus possible d'invoquer un tel prétexte ou alors il faudra demander à Angela Merkel comment les Allemands font pour effectuer plus de tests quotidiens que la Belgique...

"En Belgique, le maximum de tests effectués en une journée a été de ± 25.873. Actuellement, le nombre de tests quotidiens oscille entre 5.000 et 20.000 (un effort entre le 28 juillet et le 1 août 2020 a permis de faire ± 109.000 tests); le nombre total de tests depuis le début de l'épidémie est de ± 1,7 millions de tests (avec certaines personnes testées plusieurs fois pour diverses raisons professionnelles ou non)."

Avec le départ en vacances et les demandes des pays à l'aller et au retour, il est plus que probable que ce nombre de double test va exploser.

De même, nous voudrions insister sur le fait qu'il existe d'autres maladies en médecine et qu'il n'y a pas que l'épidémie de COVID-19. Faire un test COVID-19 et ne pas traiter une crise d'asthme peut parfois être problématique. La télé-consultation a ses limites.

Par le Dr Quirico BLONDA

La plupart des voix alarmistes proviennent de virologues, d'économistes, etc. Connaître les conflits d'intérêt de certaines personnes pourraient peut-être nous éclairer sur ce message alarmiste.Pour pouvoir dire qu'il y a une seconde vague, il est nécessaire de se baser sur des faits.En 2003-2004, il y a eu une épidémie de SARS (qui est également dû à un coronavirus) : la plupart des pays qui en ont été affectés n'ont pas eu de seconde vague (voir figure 1).Figure 1 : Evolution de l'épidémie de SARS EN 2003-2004 (Wallinga et al 2004)Ce qui peut arriver dans un pays avec une grande surface territoriale, ce sont des asymétries de début d'épidémie et de fin d'épidémie : certains régions commencent plus tôt, d'autres plus tard. Ce qui donne l'impression de vagues différentes parce qu'il existe des délais temporels entre régions. Mais si l'on fait la courbe de cas cumulés, celle-ci suit, comme pour tous les pays du Monde et pour la planète entière, une courbe logistique, décrite par un mathématicien belge du XIXème siècle, Monsieur Pierre-François VERHULST (1804 - 1849). Il a appelé ainsi sa courbe parce qu'il l'a calculée (logismos en grec = calculer).En 2019-2020, l'épidémie de COVID-19 en Corée du Sud montre une allure de pic épidémique classique avec des oscillations en fin d'épidémie. La courbe épidémique théorique correspond à la dérivée de cette courbe logistique ... (voir figure 2)Figure 2 : Evolution de l'épidémie de COVID-19 en Corée du SudPour pouvoir affirmer qu'il existe une recrudescence de nouveaux cas dans un pays, il est impérieux de se poser la question suivante : l'augmentation de nouveaux cas reflète une augmentation des cas réels ou une augmentation du nombre de dépistages effectués dans un pays ?Un exemple fictif :- vous faites 100 tests et vous avez 5 tests positifs : cela fait 5 % de tests positifs.- vous faites 1.000 tests et vous avez 50 tests positifs : cela fait également 5 % de tests positifs5 tests ou 50 tests : est-ce une augmentation des nouveaux cas ? Non, si le pourcentage reste le même.Comment savoir simplement si le nombre de nouveaux cas ré-augmente parce que l'épidémie reprend ou parce que l'on fait plus de tests de dépistage ?La réponse à cette question est simple : nous devons regarder non seulement le nombre de cas au cours du temps mais surtout le pourcentage de tests effectués quotidiennement.Si ce pourcentage augmente, cela peut être l'indice d'une reprise épidémique. Si ce pourcentage n'augmente pas ou oscille (par exemple, en raison d'un retard de notification ou de dépistage dû à l'effet du week-end), on peut presque dire sans hésitation que l'épidémie ne reprend pas et s'éteint d'elle même ...Figure 3 : Evolution des nouveaux cas en BelgiqueFigure 4 : Evolution du nombre de tests quotidiens en BelgiqueFigure 5 : Evolution du pourcentage de tests positifsEn regardant le pourcentage de tests positifs des statistiques de Sciensano en Belgique, on voit que lors du pic épidémique 70% des tests étaient positifs (± le 29 mars 2020) et que depuis le 27 avril 2020, le pourcentage de tests positifs oscille entre 0 et 5 %.Ce phénomène d'oscillations en fin d'épidémie est visible en Belgique comme en Corée du Sud qui nous a précédé dans le décours de celle-ci.Tout ceci nous faire dire qu'il ne faut pas avoir de messages alarmistes et mortifères. Nous avons affaire à des ondelettes rémanentes témoins d'un bruit de fond épidémique.Par contre, la seule stratégie scientifiquement valable lors d'une épidémie est avant tout le dépistage massif qui à nos yeux est la seule stratégie intelligente pour trouver encore des foyers épidémiques rémanents et les cas d'importation possibles. Au début de l'épidémie, nos gouvernants pouvaient invoquer un problème de réactifs. Maintenant, ce n'est plus possible d'invoquer un tel prétexte ou alors il faudra demander à Angela Merkel comment les Allemands font pour effectuer plus de tests quotidiens que la Belgique..."En Belgique, le maximum de tests effectués en une journée a été de ± 25.873. Actuellement, le nombre de tests quotidiens oscille entre 5.000 et 20.000 (un effort entre le 28 juillet et le 1 août 2020 a permis de faire ± 109.000 tests); le nombre total de tests depuis le début de l'épidémie est de ± 1,7 millions de tests (avec certaines personnes testées plusieurs fois pour diverses raisons professionnelles ou non)."Avec le départ en vacances et les demandes des pays à l'aller et au retour, il est plus que probable que ce nombre de double test va exploser.De même, nous voudrions insister sur le fait qu'il existe d'autres maladies en médecine et qu'il n'y a pas que l'épidémie de COVID-19. Faire un test COVID-19 et ne pas traiter une crise d'asthme peut parfois être problématique. La télé-consultation a ses limites.Par le Dr Quirico BLONDA