La Belgique tout entière avait le regard fixé vers le discours du président français Emmanuel Macron, lundi soir. Celui-ci a adopté un ton solennel, avec une attitude très différente de son approche guerrière du début de la crise : de nombreux observateurs ont fait le parallèle avec le style sobre imposé par notre Première ministre, Sophie Wilmès (MR). Même si celle-ci commence à être critiquée ces derniers jours, surtout en Flandre, pour son manque de présence.

Emmanuel Macron a annoncé le prolongement du confinement en France jusqu'au 11 mai, au moins. Les écoles seront alors progressivement déconfinées, mais les bars, restaurants, cinémas... resteront fermés et les rassemblements du mois de juillet sont d'ores et déjà annulés - le festival d'Avignon n'aura pas lieu, le Tour au plus tôt en août. Les frontières françaises restent fermées jusqu'à nouvel ordre, une mauvaise nouvelle attendue pour les adeptes de l'été sur la Côte d'Azur.

Les Belges regardaient ces décisions d'autant plus attentivement qu'ils connaîtront ce mercredi la suite des mesures en Belgique. Le rapport du 'risk management group' est annoncé ce mardi. Sur cette base, un Conseil national de sécurité, qui réunit le fédéral et les entités fédérées, devrait notamment annoncer un prolongement du confinement jusqu'au 3 mai - la date qui avait déjà été mise en avant pour un éventuel prolongement -, voire jusqu'à mi-mai et baliser d'ores et déjà la suite des opérations.

Les mises en garde sur le non-respect des mesures devrait être fermes, avec l'annonce d'un renforcement des contrôles de police. Ces derniers jours, plusieurs experts se sont déclarés mécontents du relâchement perceptible de mesures de distanciation sociale. Là encore, c'est vers la France que les regards se tournent si un nouveau tour de vis s'avérait indispensable. "Si un jour notre courbe épidémique recommence à monter, je pense qu'il faudra envisager des mesures plus strictes, soulignait à Bel RTL le désormais célèbre épidémiologiste Marc Van Ranst (KUL). J'ai appelé ça 'le style Wuhan', mais j'aurais dû appeler ça 'le style parisien', ça me semble un peu moins effrayant. En France, on a un confinement nettement plus strict qu'en Belgique. En Belgique, on peut se promener, on peut faire du sport. A Paris, on ne peut pas."

En France, certains critiquent déjà la rouverture annoncées des écoles sur le mode: 'On sacrifie la santé au bon vouloir du Medef (l'organe représentatif du patronat -Ndlr)'. La tension devient de plus en plus palpable entre la nécessité de sauver des vies ou l'économie. Philippe Close (PS), bourgmestre de la ville de Bruxelles, a déjà annoncé ce matin à la RTBF qu'il s'attendait lui aussi à un déconfinement progressif à partir de début mai.

Le port du masque devrait lui aussi être évoqué après qu'un groupe de travail ait été précisément créé par le gouvernement fédéral pour évoquer cete question. En France, le président Macron a évoqué sa généraliation à partir du 11 mai et son usage obligatoire dans les transports en commun. Chez nous aussi, il devrait en aller de même. "La question n'est pas de savoir si l'on obligera le port du masque dans les transports publics, mais quand on le fera, si possible le plus vite possible", ramassait ce matin le député CD&V Sammy Mahdi. Les supermarchés pourraient également être concernés par la question. "Dans notre stratégie de sortie de crise, porter des masques sera utile et peut-être obligatoire dans certains endroits comme les magasins" confirmait Marc Van Ranst. La seule difficulté réside en réalité dans la capacité de l'Etat à fournir des masques au plus grand nombre ou à fixer des critères susceptibles au plus grand nombre de s'en procurer. Dans les deux cas, la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open VLD), risque encore d'être critiquée: elle n'a pas anticipé la pénurie de masques et elle a nié continuellement l'utilité du port du masque pour les particuliers.

La Belgique tout entière avait le regard fixé vers le discours du président français Emmanuel Macron, lundi soir. Celui-ci a adopté un ton solennel, avec une attitude très différente de son approche guerrière du début de la crise : de nombreux observateurs ont fait le parallèle avec le style sobre imposé par notre Première ministre, Sophie Wilmès (MR). Même si celle-ci commence à être critiquée ces derniers jours, surtout en Flandre, pour son manque de présence.Emmanuel Macron a annoncé le prolongement du confinement en France jusqu'au 11 mai, au moins. Les écoles seront alors progressivement déconfinées, mais les bars, restaurants, cinémas... resteront fermés et les rassemblements du mois de juillet sont d'ores et déjà annulés - le festival d'Avignon n'aura pas lieu, le Tour au plus tôt en août. Les frontières françaises restent fermées jusqu'à nouvel ordre, une mauvaise nouvelle attendue pour les adeptes de l'été sur la Côte d'Azur.Les Belges regardaient ces décisions d'autant plus attentivement qu'ils connaîtront ce mercredi la suite des mesures en Belgique. Le rapport du 'risk management group' est annoncé ce mardi. Sur cette base, un Conseil national de sécurité, qui réunit le fédéral et les entités fédérées, devrait notamment annoncer un prolongement du confinement jusqu'au 3 mai - la date qui avait déjà été mise en avant pour un éventuel prolongement -, voire jusqu'à mi-mai et baliser d'ores et déjà la suite des opérations.Les mises en garde sur le non-respect des mesures devrait être fermes, avec l'annonce d'un renforcement des contrôles de police. Ces derniers jours, plusieurs experts se sont déclarés mécontents du relâchement perceptible de mesures de distanciation sociale. Là encore, c'est vers la France que les regards se tournent si un nouveau tour de vis s'avérait indispensable. "Si un jour notre courbe épidémique recommence à monter, je pense qu'il faudra envisager des mesures plus strictes, soulignait à Bel RTL le désormais célèbre épidémiologiste Marc Van Ranst (KUL). J'ai appelé ça 'le style Wuhan', mais j'aurais dû appeler ça 'le style parisien', ça me semble un peu moins effrayant. En France, on a un confinement nettement plus strict qu'en Belgique. En Belgique, on peut se promener, on peut faire du sport. A Paris, on ne peut pas."En France, certains critiquent déjà la rouverture annoncées des écoles sur le mode: 'On sacrifie la santé au bon vouloir du Medef (l'organe représentatif du patronat -Ndlr)'. La tension devient de plus en plus palpable entre la nécessité de sauver des vies ou l'économie. Philippe Close (PS), bourgmestre de la ville de Bruxelles, a déjà annoncé ce matin à la RTBF qu'il s'attendait lui aussi à un déconfinement progressif à partir de début mai.Le port du masque devrait lui aussi être évoqué après qu'un groupe de travail ait été précisément créé par le gouvernement fédéral pour évoquer cete question. En France, le président Macron a évoqué sa généraliation à partir du 11 mai et son usage obligatoire dans les transports en commun. Chez nous aussi, il devrait en aller de même. "La question n'est pas de savoir si l'on obligera le port du masque dans les transports publics, mais quand on le fera, si possible le plus vite possible", ramassait ce matin le député CD&V Sammy Mahdi. Les supermarchés pourraient également être concernés par la question. "Dans notre stratégie de sortie de crise, porter des masques sera utile et peut-être obligatoire dans certains endroits comme les magasins" confirmait Marc Van Ranst. La seule difficulté réside en réalité dans la capacité de l'Etat à fournir des masques au plus grand nombre ou à fixer des critères susceptibles au plus grand nombre de s'en procurer. Dans les deux cas, la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block (Open VLD), risque encore d'être critiquée: elle n'a pas anticipé la pénurie de masques et elle a nié continuellement l'utilité du port du masque pour les particuliers.