Un Comité de concertation important a lieu ce mercredi, pour baliser la suite des restrictions sanitaires dans notre pays. La réouverture des écoles en présentiel ou non le 19 avril est le point le plus urgent à trancher, mais les secteurs à l'arrêt attendent tous des signaux positifs de la part des autorités. Même si le Comité, en substance, devrait rester relativement prudent.
...

Un Comité de concertation important a lieu ce mercredi, pour baliser la suite des restrictions sanitaires dans notre pays. La réouverture des écoles en présentiel ou non le 19 avril est le point le plus urgent à trancher, mais les secteurs à l'arrêt attendent tous des signaux positifs de la part des autorités. Même si le Comité, en substance, devrait rester relativement prudent.EcolesC'est le premier point de discussion. Les écoles reprendront-elles intégralement en présentiel le 19 avril, comme le précédent Comité de concertation l'avait laissé entendre. La Flandre a pris les devants: toutes les écoles rouvriront leurs portes après les vacances de Pâques. Pour les deuxième et troisième degrés du secondaire, l'enseignement à distance à mi-temps est maintenu. Contacté par Le Vif, le cabinet de la ministre francophone de l'Education, Caroline Désir (PS), a souligné qu'il attendait le résultat du Comité de concertation avant d'annoncer la décision.HorecaSi plusieurs experts préconisent de reporter la réouverture de l'Horeca prévue le 1er mai (Steven Van Gucht estime par exemple qu'un report de deux semaines pourrait faire la différence), plusieurs voix s'élèvent pour un maintien de la date initiale. C'est le cas de Paul Magnette, qui plaide pour la réouverture des terrasses et des restaurants. "Selon moi, il n'y a pas de distinction à faire entre les terrasses et les salles. On doit rouvrir les deux à la date prévue, comme décidé sur proposition du PS en son temps. Et prendre en parallèle les mesures sanitaires nécessaires, comme recommandé par trois experts dans une carte blanche", s'est-il exprimé dans Sudpresse.Du côté du MR, même son de cloche. On force aussi pour un restart le 1er mai." Le Comité de concertation ne peut pas manger sa parole. Nous devons garantir au minimum à l'horeca une ouverture phasée à partir du 1er mai", a insisté Denis Ducarme sur Bel RTL. David Clarinval (MR), ministre fédéral des PME et Indépendants, n'a pas dit autre chose sur la RTBF.A Liège, le bourgmestre Willy Demeyer (PS) a laissé entendre qu'"il ne pourrait pas gérer le maintien de la fermeture le 1er mai, tant le secteur semble déterminé à ouvrir.Plus globalement, Alexander De Croo n'a pas souhaité trop se mouiller. Afin de ne pas créer de faux espoirs. "Ce comité de concertation doit pouvoir prendre des décisions dans la sérénité", a-t-il dit dans des propos relayés par Le Soir. Le Premier ministre appelle aussi bien politiques qu'experts à ne pas "trop s'exprimer, et créer trop d'attentes. Il faut que ce soit des décisions équilibrées".VoyagesL'interdiction de voyages non essentiels à l'étranger prendra fin le 19 avril, soit lundi prochain. Ce qui ne signifie pas que le voyageur belge pourra partir où bon lui semble, sans restrictions. Le Soir précise que le gourvernement pourrait se reposer sur une carte de code couleur de l'ECDC, comme tel était le cas l'été dernier. Métiers de contactUne réouverture des coiffeurs le 26 avril est évoquée. Les autres métiers de contact devraient attendre encore un peu. La volonté d'initier une nouvelle gestion de la crise sanitaire, sous la forme d'un label "Covid safe" permettant de maintenir les secteurs ouverts, se frayera-t-elle un chemin sur la table du Comité de concertation? Après une carte blanche publiée par trois experts, lundi, tous les partis francophones se sont déclarés favorables à une réflexion en ce sens. Le sujet a été évoqué en conseil des ministres restreint au fédéral et pourrait imprégner des scénarions à moyen terme. Mais à court terme, les secteurs fermés souhaitent davantage que des réflexions annonciatrices de beaux jours... indéterminés.